Le bon coup de Toyota en début de course mais le sarthois Sébastien Bourdais pointe en tête à 22 heures

La valse à trois entre la Toyota N°8, la Cadillac N°38 et la BMW nN°20 se poursuit après 6 heures de course aux 24 Heures du Mans 2026, chaque voiture occupant la tête à tour de rôle et au fil des stratégies différentes. Mais à 22 heures et aprés les six premières heures de course c’est la Cadillac qui occupait le commandement, pilotée par le local, le Sarthois Sébastien Bourdais !
Après des séances d’essais marquées par le tenace débat sur la BOP (Balance des Performances), on attendait vraiment que Mark Cavendish, l’homme aux trente-cinq victoires d’étapes dans le Tour de France, abaisse le drapeau national somptueusement livré par trois républicains à cheval. Trop classe !
Après le traditionnel tour de lancement géré de main de maitre par Sarah Bovy, la ‘Marschal, chargée de la conduite du pace car, la meute s’est élancée sous un soleil digne d’une fin de semaine du mois de juin.

Devant l’une des BMW de René Rast imprimait un rythme efficace qui étalait un peu les concurrents permettant un début de course sans histoire.
Derrière la Cadillac de Stevens tenait le rythme devant un Kevin Magnussen moins saillant que d’habitude, le Danois connaissait déjà des petits soucis de frein.
Un bon Habsbourg plaçait également son Alpine dans le paquet de tête et l’on attendait impatiemment les premiers éléments de la stratégie de tout ce petit monde.

Ce fut Toyota qui créa la première surprise en faisant entrer très tôt la voiture numéro 7. Un réservoir rapidement rer-rempli et la Toyota repartait immédiatement imitée par la 8 la voiture sœur.
Même stratégie donc avec le choix d’un premier ravitaillement hyper rapide, moins d’essence à mettre, moins de temps passé dans les stands.
Alors lors du premier ravitaillement de la concurrence la Toy de Buemi accéléra l’allure, battait le record du tour en course et finalement après la première salve de ravito se retrouvait devant la meute.

C’était sans doute le premier coup de génie des ingénieurs de Toyota et on sut alors que ce ne serait pas le seul.
La concurrence, elle était sur une tout autre tactique avec un objectif précis, se concentrer sur la consommation et l’efficacité en piste.
C’était en tout cas celle des BMW de WRT qui ainsi l’avaient emporté à Spa. Alors on vit Rast, puis Van der Linde se frotter aux deux Cadillac de Stevens et Aïtken.
Mais d’une manière très feutrée sans vraiment défrayer la chronique des feuilles des temps.
Pour le rythme, c’était la Toyota de Buemi et Hartley qui revenait à l’avant-poste car pour la gestion de l’énergie
c’étaient les deux voitures leaders de BMW et Cadillac qui gardaient la main.
Et comme, chose étonnante, rien ou presque ne se passait du côté des drapeaux jaunes, jamais les safety car n’n’entrèrent en piste en ce début de course, de quoi mettre tout le monde à des distances respectables, sans que la course soit forcément joué.

Derrière les trois marques de tête, Ferrari, tranquillement mais sûrement jouait sa partition, on sait à Modène ménager ses effets et si la voiture vainqueure de l’an dernier était, un peu, à la peine, pour les deux rouges (les N°50 et 51), on se contentait d’un rythme soutenu mais efficace.
Pour Alpine les choses avaient bien débuté avec une voiture très rapide mais peu à peu la marque de Dieppe rentra dans le rang, sans doute pour jouer sa partition en fin d’épreuve.
Pour Genesis belle prestation qui en dit long sur le potentiel des Corréennes.
Pour les Aston Martin, efficaces en essais dans la semaine, ce fut plus rude, les très belles voitures anglaises n’ayant semble -il qu’une perspective, celle de faire entendre jusqu’à demain le son si mélodieux du V12.
Pour Peugeot ce fut un rude départ, jamais les deux lionnes ne purent rester dans le rythme. Que la saison mais aussi ces 24 Heures seront longues pour les pilotes des 9×8 et les hommes de Velizy.
Lentement, le soleil déclinait sur la ville du Mans, le signe annonciateur que la nuit serait sans doute rude mais belle.
A 22 heures aprés six heures de course, le manceau Sébastien Bourdais prenait la tête au volant de l’une de trois Cadillac, la N°38 du Team Hertz Jota, avec le secret espoir de conserver le commandement jusqu’au baiser du drapeau à damiers ce dimanche à 16heures et de demeurer enfin le maitre à la maison, lui le ‘régional de cette épreuve qu’il rêve depuis des années de remporter… enfin !
Jean-Michel LE ROY
Photos : Thierry COULIBALY – Fabric GUYON (Racingshoots)
LE CLASSEMENT A 22 HEURES
1 – Bourdais-Bamber-Aitken (Cadillac V-Series.R) – Jota – 84 tours
2 – Frijns-Rast-S.Van der Linde (BMW M Hybrid V8) – WRT – 21″733
3 – Buemi-Hartley-Hirakawa (Toyota GR010 Hybrid) – Toyota – 37″793
4 – Delétraz-Stevens-Nato (Cadillac V-Series.R) – Jota – 42″985
5 – Fuoco-Nielsen-Molina (Ferrari 499P) – Ferrari AF Corse – 1’02″366
6 – Magnussen-Marciello-D.Vanthoor (BMW M Hybrid V8) – WRT – 1’18″408
7 – Jetée Guidi-Calado-Giovinazzi (Ferrari 499P) – Ferrari AF Corse – 1’26″297
8 – R.Taylor-J.Taylor-Albuquerque (Cadillac Série V.R) – WTR – 1’27″933
9 – Da Costa-Milesi-Habsburg (Alpine A424) – Alpine – 1’28″552
10 – Conway-Kobayashi-De Vries (Toyota GR010 Hybrid) – Toyota – 1’29″140
11 – Ye-Kubica-Hanson (Ferrari 499P) – AF Corse – 1’30″243
12 – Lotterer-Derani-Jaubert (Genesis GMR-001) – Genesis – 1’38″409
13 – Jaminet-Chatin-Juncadella (Genesis GMR-001) – Genesis – 1’47″559
14 – Tincknell-Gamble-Gunn (Aston Martin Valkyrie) – Thor – 2’03″217
15 – Makowiecki-Gounon-Martins (Alpine A424) – Alpine – 2’08″563
16 – Duval-Jakobsen-Pourchaire (Peugeot 9X8) – Peugeot – 1 tour
17 – Riberas-Sørensen-De Angelis (Aston Martin Valkyrie) – Thor – 1 tour
18 – Di Resta-Vandoorne-Cassidy (Peugeot 9X8) – Peugeot – 1 tour
19 – Pin-Andlauer-Verschoor (Oreca 07 Gibson) – Duqueine – 5 tours
20 – Garg-De Gérus-Müller (Oreca 07 Gibson) – Inter Europol – 5 tours
21 – Heinemeier Hansson-Pearson-Doohan (Oreca 07 Gibson) – Nielsen – 5 tours
22 – Smiechowski-Dillmann-Yelloly (Oreca 07 Gibson) – Inter Europol – 5 tours
23 – Rousset-Masson-Gray (Oreca 07 Gibson) – Forestier Panis – 5 tours
24 – Closmenil-Aguilera-Jensen (Oreca 07 Gibson) – CLX – 5 tours
25 – Lafargue-Rinicella-Van Uitert (Oreca 07 Gibson) – IDEC – 5 tours
26 – Kurtz-Quinn-Heinrich (Oreca 07 Gibson) – APR – 5 tours
27 – Cullen-Lomko-Fittipaldi (Oreca 07 Gibson) – Vector – 5 tours
28 – Hyett-Allen-Cameron (Oreca 07 Gibson) – AO by TF – 5 tours
29 – Ried-Ohta-King (Oreca 07 Gibson) – Proton – 5 tours
30 – Lutke-Beche-Estre (Oreca 07 Gibson) – TDS – 5 tours
31 – Lindh-Saucy-Jensen (Oreca 07 Gibson) – United Autosports – 5 tours
32 – Perrodo-Vaxivière-Barnicoat (Oreca 07 Gibson) – AF Corse – 5 tours
33 – H.Felbermayr-H.Felbermayr-Fluxa (Oreca 07 Gibson) – Proton – 6 tours
34 – Jensen-Trulli-Hughes (Oreca 07 Gibson) – APR – 6 tours
35 – Poordad-Vautier-Dumas (Oreca 07 Gibson) – RD Limited – 6 tours
36 – Schneider-Hanley-Jarvis (Oreca 07 Gibson) – United Autosports – 7 tours
37 – Umbrarescu-Schmid-López (Lexus RC F LMGT3) – Akkodis ASP – 10 tours
38 – Van Rompuy-David-Hawksworth (Lexus RC F LMGT3) – Akkodis ASP – 10 tours
39 – James-Robichon-Drudi (Aston Martin Vantage LMGT3) – HoR – 10 tours
40 – Cottingham-Boguslavskiy-Güven (Porsche 911 GT3 R LMGT3) – Manthey – 10 tours
41 – Blattner-Patrese-Marschall (Ferrari 296 LMGT3 Evo) – Kessel – 10 tours
42 – McIntosh-Thompson-Harper (BMW M4 LMGT3 Evo) – WRT – 10 tours
43 – Al-Khelaifi-Hanses-Alesi (Mercedes-AMG LMGT3) – Team Qatar by Iron Lynx – 10 tours
44 – Newell-Barrichello-Adam (Aston Martin Vantage LMGT3) – HoR – 10 tours
45 – Hériau-Mann-Rovera (Ferrari 296 LMGT3 Evo) – AF Corse – 10 tours
46 – Keating-Edgar-Catsburg (Corvette Z06 LMGT3.R) – TF Sport – 11 tours
47 – Ibrahim-Hanafin-Vert (Corvette Z06 48 –
Leung-Gelael-Farfus (BMW M4 LMGT3 Evo) – WRT – 11 tours
49 – Powell-Tuck-Priaulx (Ford Mustang LMGT3) – Proton – 11 tours
50 – Dempsey-Yoluç-Eastwood (Corvette Z06 LMGT3.R) – Turkey by TF – 11 tours
51 – Au-Fleming-Kirchhöfer (McLaren 720S LMGT3 Evo) – Garage 59 – 11 tours
52 – Gattuso-Levorato-Sargeant (Ford Mustang LMGT3) – Proton – 11 tours
53 – Toledo-Wadoux-Agostini (Ferrari 296 LMGT3 Evo) – Richard Mille AF Corse – 11 tours
54 – Flohr-Castellacci-Rigon (Ferrari 296 LMGT3 Evo) – AF Racing – 11 tours
55 – West-Gehrsitz-Goethe (McLaren 720S LMGT3 Evo) – Garage 59 – 11 tours
56 – Mateu-Fossard-Hasse Clot (Aston Martin Vantage LMGT3) – Racing Spirit of Léman – 11 tours
57 – Kimura-Laursen-Serra (Ferrari 296 LMGT3 Evo) – Kessel – 11 tours
58 – Zelger-Cressoni-Hodenius (Mercedes-AMG LMGT3) – Iron Lynx – 13 tours
59 – Shahin-Pera-Lietz (Porsche 911 GT3 R LMGT3) – Manthey – 14 tours
60 – Farano-Alvarez-Van der Zande (Oreca 07 Gibson) – DKR – 14 tours
61 – Berry-Andrade-Martin (Mercedes-AMG LMGT3) – Iron Lynx – 19 tours
62 – Fidani-Kern-Bell (Corvette Z06 LMGT3.R) – 13 Autosport – 23 tours
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