VICTOIRE POUR LE PILOTE ALLEMAND EN MASTER LEGENDE F1 – Photo : PUBLIRACING
Quatre jours durant, le circuit Ardennais de Spa-Francorchamps, a été le théâtre d’un grand moment d’épreuves historiques.Tradition automnale oblige, le mythique tracé Spadois était entièrement placé sous le signe des bolides d’autrefois et des voitures de compétition qui ont marqué l’histoire.Grâce à l’appui de la communauté anglaise de ‘MASTERS HISTORIC RACING, l’organisateur Belge ‘ROADBOOK, a pu à nouveau présenter un programme historique de haut vol, de quoi satisfaire les fans les plus férus de compétition de bolides d’antan.Si la très grande majorité des centaines de voitures présentes tout au long de ce grandiose meeting provenaient de Grande Bretagne et que la plupart considéraient le mythique tracé Spadois comme un prolongement du probablement plus prestigieux rendez-vous d’épreuves historiques d’entre tous, le fameux ‘GOODWOOD REVIVAL, qui s’est déroulé il y a deux semaines à peine, cela démontre une fois de plus que les Iles Britanniques, restent bien le berceau du sport automobile. [caption id="attachment_409285" align="aligncenter" width="828"]
LA BENTLEY TOURER de 1924 – Photo : PUBLIRACING[/caption] Sans l’apport de collectionneurs passionnés qui au fil du temps, ont réussi à donner à ce patrimoine, une seconde jeunesse et à cette occasion, une valeur inestimable au point de pérenniser certaines constructions qui a défaut se retrouveraient tout au plus, à l’état de ferraille.Et en outre-manche, cela regorge souvent de tels joyaux qui font le bonheur de beaucoup de nostalgiques d’une époque certes révolue, mais qui a contribué à écrire de longues pages d’histoire du sport automobile.Lors de cette édition 2022 du ‘SPA SIX HOURS, pratiquement un siècle, séparait la doyenne des voitures en piste, en l’occurrence une BENTLEY TOURER de 1924, par rapport à la plus contemporaine, un proto DALLARA ORECA datant de 2022 ! [caption id="attachment_409284" align="aligncenter" width="828"]
LA FORD GT 40 VICTORIEUSE – Photo : Manfred GIET[/caption]LES FORD GT 40 ONT UNE FOIS DE PLUS DOMINÉ L’ÉPREUVE PHARE ‘’ LES SPA SIX HOURS’’.
L’épreuve d’endurance disputée le samedi, a une fois de plus tenu un nombreux public en haleine, tout au long de sa durée de 6 heures avec une dernière partie à la lueur des phares et sous des averses parfois intenses rendant la tâche aux pilotes, encore plus difficile…
Auteurs de la pole, l’équipage FORD GT 40 Néerlandais, constitué de HART père et fils, associés à l’italien PASTORELLI, a cependant constamment pointé aux avant-postes, où la paire VAN DE POELE-FARLEY emmenait le bal de la flottille des FORD GT 40, jusqu’à une crevaison qui les faisait rétrograder avant de retrouver une 5ème place finale après une belle remontée grâce à Éric VAN DE POELE, qui en tant que 1er pilote Belge à l’arrivée, remportait le Trophée BEURLYS.Derrière les vainqueurs HART père et fils et PASTORELLI, l’équipage Français, GALANT-MINASSIAN sur FORD GT 40, termine second, après avoir évité toutes les embûches et une course empreinte de régularité. [caption id="attachment_409279" align="aligncenter" width="828"]
LA FORD GT 40 DES FRANÇAIS GALANT- MINASSIAN – Photo : PUBLIRACING[/caption] Conclusion… Si les FORD GT 40, ont une fois de plus dominé les débats en ’’squattant’’ les cinq premières places et sept voitures placées aux dix premiers rangs, fêtant du coup la 15ème victoire en 29 participations et la 11ème consécutive, le Néerlandais David HART quant à lui, fêtait à l’occasion, sa deuxième victoire après celle enregistrée en 2007, déjà sur une GT 40 dont la supériorité dans ce type d’épreuve, n’est plus à démontrer. LA MÉTÉO EN TROUBLE FÊTE.
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LA JAGUAR SS 100 DE 1936 – Photo : Manfred GIET[/caption] Concernant les autres courses réparties sur la dizaine de plateaux inscrits au programme sur deux jours, la majeure partie des épreuves s’est déroulée sous les averses de pluie n’empêchant cependant pas certains pilotes de se mettre en exergue, en n’hésitant pas de passer parfois en mode ‘’attaque’’ malgré la valeur du matériel.Tandis que la catégorie des voitures sport d’avant la seconde guerre mondiale, pouvait heureusement bénéficier d’une piste sèche, avec certaines véritables reliques en action, outre le fait de voir évoluer une BENTLEY TOURER de 1924, les connaisseurs ont pu également découvrir une JAGUAR SS 100 de 1936 équipée de roues jumelées à l’arrière, faisant du coup de cette vénérable ancêtre, une voiture à 6 roues ! [caption id="attachment_409277" align="aligncenter" width="828"]
LA WILLIAMS DU BELGE D’ANSEMBOURG[/caption] Au rayon ‘’ monoplaces’’ où l’on retrouvait des F1 légendaires construites et engagées en GP dans les années ’70 et ’80, la première course disputée le samedi sur le sec, a vu un duel époustouflant entre la WILLIAMS FW 07C du Belge D’ANSEMBOURG et la Mc LAREN MP4/1 du Britannique HARTLEY qui s’est soldée par la victoire du premier cité, avec une avance infime… de 0,292 secondes, face à l’anglais après un duel haletant dont la F1 moderne actuelle, pourrait parfois s’inspirer.Malheureusement la deuxième épreuve disputée sous la pluie a vu son envol derrière le Safety Car et en l’absence de d’ANSEMBOURG, la victoire est finalement revenue à l’Allemand WERNER (LOTUS 87 B) devant l’Anglais LYONS (LOTUS 92). [caption id="attachment_409276" align="aligncenter" width="828"]
CHARLIE MARTINS, VICTORIEUX SUR COOPER DE 1966 – Photo : PUBLIRACING[/caption] Quant aux deux autres catégories de voitures monoplaces, les F1 d’avant 1966 et les Formules Juniors qui ont écrit quelques belles pages de l’histoire entre 1958 et 1963, ces vénérables constructions pilotées jadis par les CLARK, FANGIO, HILL, et autres STEWART, elles ont dû faire face parfois à des conditions épouvantables, où les COOPER parvenaient néanmoins souvent à se mettre en scène à la faveur parfois de dérapages heureusement parfaitement contrôlés.Les Formules Juniors étaient également à l’honneur et elles aussi durent chaque fois affronter les affres de la pluie, avec un ROSSI DI MONTELERA sur une LOTUS 22 véloce qui lui permit de doubler la mise, lors des deux manches et qui a vu au cours de la seconde manche de voir évoluer, l’ancien Premier Ministre Belge et parlementaire Européen, Guy VERHOFSTADT, au volant d’une ELVA. [caption id="attachment_409281" align="aligncenter" width="828"]
LA PEUGEOT 908 MAINTES FOIS VICTORIEUSE EN ENDURANCE A SPA – Photo : PUBLIRACING[/caption] Autre catégorie prisée, celle des MASTERS ENDURANCE LEGENDS et ses fabuleux protos et GT des années 2000, où l’on retrouvait les fabuleuses PEUGEOT 908 ou 90 X, des LOLA LMP1, LIGIER JS P3, FERRARI 458 GT3, LOLA ASTON MARTIN DBR1 ainsi que des PORSCHE 911 GT3 à la sonorité incroyable qui ne laissa personne indifférent et qui a vu les victoires de TANY et BROOKS chaque fois sur la PEUGEOT 90 X datant de 2007 [caption id="attachment_409282" align="aligncenter" width="828"]
L’ANCIEN 1er MINISTRE BELGE GUY VERHOFSTADT – Photo : Manfred GIET[/caption] Quant aux autres plateaux, comme les ‘WOODCOTE TROPHY & STIRLING MOSS TROPHY, réunissant des voitures de compétition des années 50’, le BELCAR HISTORIC CUP, le MASTERS GENTLEMEN DRIVERS avec son mélange de voitures de Tourisme et Grand Tourisme d’avant 1966 et les MASTERS SPORTS CAR LEGENDS des années 60’-70, elles ne furent pas en reste, affichant même une intensité de tous les instants. [caption id="attachment_409280" align="aligncenter" width="807"]
OLIVER HART – Photo : PUBLIRACING[/caption] A signaler que la famille HART dont le père David est un homme d’affaires bien connu aux Pays-Bas et qui a roulé régulièrement en FIA GT, BELCAR ainsi qu’au Mans après avoir remporté les SPA SIX HOURS, a pu fêter également la victoire en MASTERS GENTLEMEN DRIVERS, grâce au fils Oliver, qui l’a emporté sur une ALFA ROMEO Giulia Sprint GTA et qui au cours du week-end Spadois, est monté deux fois sur la plus haute marche du podium.HOMMAGE A JEAN BLATON, ALIAS BEURLYS.
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PHILIPPE BLATON, LE NEVEU DE JEAN, DISPERSE SES CENDRES AU PIED DU RAIDILLON – Photo: Manfred GIET[/caption] Juste avant le départ de l’épreuve d’endurance, les ‘SPA SIX HOURS le samedi en fin d’après-midi, un vibrant hommage a été rendu à l’ancien pilote Belge Jean BLATON, alias BEURLYS décédé fin 2020 et dont à la demande de ses proches, ses cendres ont été dispersées au pied d’un des plus beaux virages au Monde, le fameux Raidillon qu’il chérissait, tant en présence de membres de sa famille, amis et personnalités du sport automobile.Celui qui roulait sous le pseudonyme BEURLYS et qui a participé 14 fois aux 24 Heures du Mans où il est monté cinq fois sur le podium, repose désormais en paix au pied du célèbre Raidillon, qu’il a vu naître et qu’il a franchi maintes fois, lorsqu’il était actif comme pilote. Manfred GIETPhotos : Publiracing Agency [caption id="attachment_409289" align="aligncenter" width="828"]
HONNEUR AU DÉFUNT PILOTE US DAN GURNEY DÉCÉDÉ LE 14 JANVIER 2018 – Photo : PUBLIRACING Agency[/caption] [caption id="attachment_409275" align="aligncenter" width="828"]
WAOUH… OULALA. ELLE VA BEAUCOUP MOINS MARCHÉ CETTE AC COBRA DAYTONA- Photo : Manfred GIET[/caption]]]>










