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Le ´Chef Stephane HADDADJ digne héritier de son illustre père l’inoubliable ´Pipo[/caption]
PHILIPPE BOUZANNE : ” C’EST PIPO QUI M’A REPÉRÉ “
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1000 Km du MANS 1975 – Bouzanne Lavelle[/caption] « J’ai connu Pipo à Montlhéry fin Septembre 74, où j’avais gagné en National 250 avec la TZ. En critérium 750, avec la Kawa H2, je tombe dans le dernier tour et je finis deuxième derrière Gilbert Lavelle qui remporte la course et le Championnat. Pipo nous a proposé de courir pour lui lorsque nous serions en ‘Inter. Nous avons, Gilbert Lavelle et moi, couru les 1000 kms du Mans en 1975. J’étais en tête et à la sortie du virage du Musée plus rien … J’ai mis du temps à comprendre pourquoi elle s’était arrêtée. En fait sur le haut des poignées de gaz des 900 Kawa, sur le commodo, il y avait une roulette pour couper le contact du moteur. J’avais touché ce bouton avec mon gant … Je suis reparti mais nous finissons 4èmes … comme aux 24 Heures de Liège. C’était ma première course avec National Motos et il en y a eu un paquet (13). En 1977 , avec Maurice Maingret nous sommes montés sur la 3ème marche du podium des 1000 kms du MCF (Moto Club de France) sur le circuit Paul-Ricard et puis je suis allé en Grands Prix. » [caption id="attachment_426511" align="aligncenter" width="828"]
1000 Km MCF 1977 Bouzanne – Maingret[/caption] Maurice Maingret actuellement en pleine préparation compliquée des 72 Heures de Pont De Vaux, nous precise:« Mon frère Dominique dit ” Babar ” était le mécano de Philippe en Grands Prix. C’est comme ça que j’ai piloté avec lui, par connaissance. Pipo était adorable. Nous étions du même bord des amateurs. » [caption id="attachment_426512" align="aligncenter" width="828"]
1000 Km Paul Ricard 1977 Maingret – Bouzanne[/caption] Philippe Bouzanne poursuit : « En 1978 aux premières 24 Heures du Mans, nous étions en tête avec Guy Bertin lorsque la boîte de vitesse de la Kawa s’est bloquée. J’ai eu la main complètement pétée. [caption id="attachment_426514" align="aligncenter" width="828"]
24 Heures de Liege 1978 Bertin- Bouzanne[/caption] En 1979, avec l’OW31 National Motos, je suis six au Moto Journal 200 au Ricard en baston avec Raymond Roche et le rapide Américain Skip Aksland. Aux 24 heures du Mans 1979, j’avais fait la pôle (1’43.32) mais j’aurais pu faire… 1’40 ! Je prenais 238 Km/h en vitesse de pointe, pas mal pour l’époque ! Au départ il pleuvait et Dom Pernet avait pris le départ mais je trouvais que ça n’allait pas assez vite. Quand j’ai pris le relais, je me suis couché au freinage de la courbe Dunlop et j’ai eu le pouce à moitié arraché… [caption id="attachment_426515" align="aligncenter" width="756"]
Bol d’Or 1979 – Bouzanne[/caption] Ceci dit , je n’ai que d’hypers bons souvenirs de ces années avec Pipo même si aux 24 heures de Barcelone 77, j’ai glissé et tapé dans un spectateur. Je l’ai revu au Mans quelques années plus tard. C’était un journaliste Allemand et je lui avais coupé la jambe au niveau du genou. Je n’arrivais plus a parlé … c’est un fait de course …d’accord …c’était à Barcelone … mais c’est quand même moi qui lui tape dedans !En 82 à Donington au Grand Prix, il restait dix minutes d’essais et je suis reparti avec des pneus neufs. J’ai fait 18 jours de coma, fracture de la mâchoire , de la tempe, nerf auditif gauche coupé. Quand je suis sorti du coma, j’avais la clavicule et l’omoplate déjà ressoudées qui ont été opérées chez moi à Genève. Je pensais être incapable de refaire de la moto un jour.Et puis en 83, j’ai fait le volant Elf Auto avec le meilleur temps pour aller en finale devant Alesi, Gachot, Eric Bernard. Tout allait bien mais j’ai fait un tête à queue éliminatoire. La veille de la finale, je n’avais presque pas dormi de la nuit avec des maux de tête terribles. Peut-être les suites de mon coma avec la pression. Quand je suis monté dans la voiture je n’étais pas bien, incapable de refaire les temps de ceux que j’avais fait quinze jours auparavant. J’ai voulu en mettre un peu trop et je suis parti en tête à queue. C’était fini pour mon aventure auto.En 1986, Pipo m’a rappelé pour faire des essais pour les 24 H du Mans. Au bout du deuxième jour, nickel et nous avons terminé vingt avec Tibeiro et Mounier sur une VFR 750 complètement de série. Ce fut ma dernière course avec National Motos. Ensuite j’ai pris en gérance un magasin Kawasaki à Genève, puis je suis rentré chez Badan Motos Yamaha à la vente et aux essais où j’y avais une bonne place jusqu’au jour où un automobiliste a fait demi-tour alors que j’arrivais avec une 1300 FJR. J’ai longtemps pas su où j’habitais ! Après Donington ça fait beaucoup ! Alors désormais aujourd’hui je joue au golf ! Je serai néanmoins au SRC (Sunday Ride Classic ) les 6 et 7 Mai prochains sur le circuit Paul Ricard où j’ai roulé l’an dernier sur la Kawasaki HR1 R de Christian Ravel. Et ça me rappelle qu’en 1976 , j’avais été le seul pilote que Baranne avait choisi d’aide. J’ai été amoureux fou de cette machine de Ravel ! » [caption id="attachment_426516" align="aligncenter" width="828"]
Bol d’Or 1975 Circuit Bugatti Le Mans[/caption] Tels sont les plus ou…moins bons souvenirs de Philippe Bouzanne, né le 18 Janvier 1955 à Châteauroux et qui a été un des pilotes les plus rapides de cette génération que Pipo avait su repérer dès leurs débuts. [caption id="attachment_426517" align="aligncenter" width="828"]
8 H du Nurburgring 1976 – Gilbert Lavelle[/caption] Philippe Bouzanne nous a parlé de Gilbert Lavelle avec qui il avait débuté et qui fut un très bon pilote doublé d’un metteur au point hors pair qui seconda Pipo dans la préparation des National Motos jusqu’à cette terrible chute sur le circuit Bugatti. Le Jeudi 16 septembre 1976, lors des essais du Bol d’or dans le virage très rapide du ” Chemin aux Boeufs “, du temps où il n’existait pas de chicane, Gilbert y perdit la vie … Personnellement j’ai été le dernier a lui parlé avant qu’il ne reprenne la piste car Gilbert qui était la gentillesse incarnée avait plaisir à tendre toujours une poignée de main assortie d’un mot aimable. Longtemps , et encore aujourd’hui je culpabilise, je pense qu’il serait peut-être encore là … si je n’avais pas retenu l’horloge de cette fatale destinée … [caption id="attachment_426518" align="aligncenter" width="828"]
24 H de Liege 1977 Pernet – Bordons[/caption]DOMINIQUE PERNET :« J’AI PILOTÉ 17 HEURES TOUT SEUL AUX 24 H DE LIÈGE 1977 »
« J’ai commencé chez National Motos aux 24 heures de Liège 1977 comme équipier de Juan Bordons (7éme) mais j’ai fait la course presque tout seul en roulant … 17 heures car Bordons ne voulait plus rouler la nuit. Il pleurait …puis à partir de midi il avait décidé de ne plus piloter … j’ai roulé jusqu’à l’arrivée à 16 heures. Heureusement qu’il pleuvait car c’était moins fatiguant [caption id="attachment_426519" align="aligncenter" width="803"]
8 H du Nurburgring 1978 – Hubin et Pernet[/caption] En 1978, j’étais aux 24 Heures du Mans avec Roger Ruiz sur la Kawa à cadre PEM (24éme). Pipo engageait deux motos à cette époque, l’autre était pour Bouzanne et Bertin. Au Bol 1978, j’étais avec Guy Bertin (Abandon) mais qui n’a pas pu venir aux 1000 kms de Brands Hatch où nous finissons quatre avec Daniel Rouge. Dommage car avec Bertin nous pouvions gagner cette course.Nous partagions les primes en trois (les deux pilotes et Pipo). C’était la débrouille avec que des bénévoles mais les motos marchaient bien. J’ai connu Éric et Stéphane tout petits. Ils ont bien fait fructifierle magasin. C’est aujourd’hui l’une des plus grosses concessions Honda de France . En 1979, j’ai couru les 24 Heures du Mans avec Bouzanne sur l’OW31 puis avec Jean Paul Boinet, les 1000 kms d’Assen. Nous étions en tête mais nous avions une fuite de réservoir. Au stand, Pipo cherchait celui de rechange qui était resté dans le camion fermé à clé. Nous avons cherché partout cette clé et au bout d’un quart d’heure, Stéphane qui devait avoir 7 ans , le fils de Pipo, finit par sortir la clé de sa poche ! Boi -Boi est reparti et puis moi, le couteau entre les dents sur le mouillé. La moto a fini dans la mare ! Nous sommes repartis d’Assen et le lendemain nous courions à Nogaro ! Puis j’ai roulé avec Pierre Soulas aux 8 Heures du Nürburgring. C’est là-bas que je suis tombé et que je me suis cassé une vertèbre. Je suis resté en Allemagne des semaines allongé, plâtré, sans bouger puis avec un corset. Je voulais faire le Bol mais le chirurgien m’a dit ” Allez -y si vous voulez rester paralysé ! ” . [caption id="attachment_426523" align="aligncenter" width="761"]
8 H du Nurburgring 1979 – Pernet[/caption] Dominique Pernet , né le 31 Juillet 1952 à Aix Les Bains, a ensuite fait équipage avec Jacques Luc sur les Dholda Honda de Jean Dholander en 1980 (3èmes des 24 H de Spa) puis a été pilote du SERT en 1981 pour lequel il a couru jusqu’au retrait de l’usine Suzuki fin 83. Il a remporté avec Pierre-Etienne Samin, les 24 heures du Mans et les 1000 Kms de Zeltweg en 1982. Il rentre ensuite comme chauffeur au CERN de Genève jusqu’en 1990 avant de travailler chez l’importateur Honda Suisse jusqu’à la retraite. Pour le plaisir, il pilote les machines historiques de son patron Horst Frerichs et devient depuis une dizaine d’années une des chevilles ouvrières de la Montée de St Cergue.GUY BERTIN :« PIPO ME CONSIDÉRAIT UN PEU COMME SON FILS SPIRITUEL ! »
« J’ai fait les grandes heures de National Motos, même s’ils ont gagné le Bol en 2006 … sans moi ! J’ai débuté pour National Motos avec Philippe Bouzanne en 1978 lors de la première édition des 24 Heures du Mans ! Nous avions abandonné mais finis 7èmes aux 24 heures de Liège. C’était un 1000 Kawa installé dans un cadre chromé PEM avec un mono amortisseur. C’est Edouard Morena qui fabriquait ces cadres. Un personnage grandiose de la Méditerranée de cette époque ! [caption id="attachment_426522" align="aligncenter" width="828"]
24 H du Mans 1978 – Bertin et Bouzanne[/caption] Je ne veux pas offenser ses enfants bien évidemment mais Pipo me considérait un peu comme son fils spirituel. Nous nous entendions très bien. J’étais très écouté car ma parole comptait. Si je disais il faut faire comme ça, Pipo disait aux autres pilotes : ” Guy pense ça, nous allons faire ce qu’il a dit ” .Attention , Pipo c’était un concessionnaire qui n’avait rien à voir avec une écurie d’usine. On recyclait les pièces. Il n’y avait pas d’argent mais n’empêche que nous étions dans le coup, peut-être pas en performance finale, mais nous étions toujours à bagarrer dans le top 4 ou 5, avant de casser ou de tomber ! C’était les bonnes années où nous n’avions pas à rendre de compte à un sponsor !Nous parlons de toute une époque qui est bien révolue … J’ai commencé les Grands Prix en 1977 mais j’ai toujours pratiqué l’endurance en parallèle avec plus ou moins de réussite bien entendu. [caption id="attachment_426525" align="aligncenter" width="794"]
GP 🇫🇷 1979 Guy Bertin 1er et vainqueur Guy Bertin[/caption] Je suis revenu chez National motos en 1988 au Bol d’or au Castellet, au moment où il courait avec la Honda RC30, toute neuve, d’origine, mais qui n’était pas qualifiée. J’étais descendu mais pas pour piloter et Pipo me voit et me dit : ” Veux-tu essayer la moto si je t’engage comme 4éme pilote ? Je n’ai pas fait la course mais j’ai qualifié la moto qui a finie 18.Lorsque Pipo a commencé par être malade, j’ai pris les commandes mais pour manager l’écurie. Ce fut difficile et j’ai préféré laisser tomber l’année d’après car Éric – le fils de Liliane et qui était déjà au magasin – voulait diriger, ce qui était normal aussi . “ [caption id="attachment_426524" align="aligncenter" width="721"]
24 H du Mans 1989[/caption] Guy, ton grand souvenir de chez National Motos ? « La grande époque chez Pipo fut celle de la RC 30 avec cette course du Bol d’or 1989 où nous étions 2èmes avec Philippe Monneret et Arnaud De Puniet, le père de Randy. A une demie heure de la fin, la chaîne casse dans la ligne droite devant les stands. Avec l’élan je suis allé presque jusqu’à la Sainte-Baume. Je vais te raconter un truc auquel les gens ne croient pas, car nous avons été déclassés pour aide extérieure. Pourtant, je te jure que c’est la vérité. En fait il y avait une RC 30 qui était là, le long du rail car elle avait cassé son moteur dans la nuit. J’ai demandé aux gars qui venaient à pieds la récupérer, si je pouvais prendre la chaîne. Je l’ai ré-installé et je suis rentré comme ça. Je te jure que c’est vrai ! Nous finissons 5èmes et nous avons été déclassés car le jury n’a jamais pu concevoir que je puisse avoir récupéré cette chaîne dans ces conditions-là. Je n’ai pas essayé de me défendre car je partais tout de suite après le Bol au Brésil pour le Grand Prix. Je n’étais pourtant pas avare de discussions déjà à l’époque mais je voyais que je n’arriverais pas à les convaincre … Sinon je n’ai que des bons et beaux souvenirs de cette aventure avec Pipo. » [caption id="attachment_426526" align="aligncenter" width="735"]
24 H du Mans 1992[/caption] Tel est Guy Bertin qui, avec vingt participations aux guidons des National Motos, demeure le pilote ayant le plus couru pour National Motos. [caption id="attachment_426528" align="aligncenter" width="735"]
Bol d’or 2000[/caption] Guy est le seul pilote Français à avoir remporté le Bol d’or en 1983 sur Honda avec Raymond Roche et Dominique Sarron, les 24 Heures du Mans en 1985 sur la Suzuki Zone Rouge avec Millet et Guichon et un GP de France en 1979 sur la Motobécane 125 au Mans. [caption id="attachment_426527" align="aligncenter" width="816"]
Gp France 🇫🇷 125 cc 1979 1er Guy Bertin[/caption] Guy Bertin que nous surnommions le ” Petit savoyard “, reste un excellent metteur au point et fut un champion rusé, teigneux, dur au mal. Nous l’avons vu débuté en 1977 en Grands Prix et remporté 6 victoires en 125cc (5 avec Motobécane et 1 avec Sanvenero) mais aussi nous aimions voir Guy heureux en famille avec Chantal et apprendre à monter en moto à ses deux filles. Aujourd’hui c’est un ” Papy ” heureux et fier de voir évoluer ses trois petits enfants.Guy Bertin conclut: « La plus grande a 19 ans et le plus petit 5 ans. j’ai eu la chance, on peut aussi la provoquer, d’avoir eu toujours une famille. Des pilotes ne faisaient que ça mais pour eux la reconversion fut brutale. »Né à Aix les Bains le 25 Novembre 1954, Guy Bertin vit maintenant entre Lyon et Valence, dans la montagne.Il ajoute : « Pour vivre heureux , vivons cachés …» CHRISTIAN LAVIEILLE : LA VICTOIRE AUX 24 HEURES DU MANS 2006 : UN ABOUTISSEMENT APRÈS TANT D’EFFORTS ET DE SACRIFICES !
Christian Lavieille se souvient comment il fut amené à diriger l’écurie National Motos jusqu’à cette victoire historique obtenue lors des 24 heures du Mans 2006 :[caption id="attachment_426529" align="aligncenter" width="615"]
24 H du Mans 2006[/caption] Lorsque j’ai arrêté la moto, j’avais un partenaire qui s’appelait Play Station qui m’a donné un petit coup de main pour courir en voiture et qui m’a posé la question ” Est-ce que ça t’intéresserait de t’occuper du team National Motos en tant que manager ?C’est comme ça que cela s’est fait. J’ai apporté ma vision et mon expérience. [caption id="attachment_426530" align="aligncenter" width="828"]
Bol d’or 2005[/caption] En 2005, nous avions deux motos : Une en EWC et l’autre en Superstock mais ce fut trop lourd à gérer car pour les deux catégories, les jantes n’étaient pas identiques avec le risque de se tromper lors d’un changement de monte. J’avais fait aussi supprimé l’apéro le midi (rires), ce qui ne fut pas du goût de certains qui ne revinrent plus par la suite !En 2006 nous avions choisi d’avoir qu’une moto en EWC. [caption id="attachment_426531" align="aligncenter" width="828"]
Bol d’or 2005[/caption] et C’était une super équipe de passionnés avec Éric et Stéphane qui avaient envie de bien faire par rapport à ” Pipo” qui ne pouvait plus communiquer. J’avais la liberté de faire comme je voulais et j’avais demandé à mon arrivée d’avoir des motos neuves au départ de chaque course avec des boîtes de vitesses neuves . J’avais dit : soit vous pouvez le faire ou pas.Ce fut une approche différente de ce qu’ils avaient l’habitude de procéder.Nous avions un équipage qui n’était pas le plus vite (Frédéric Protat, Olivier Four et Daniel Ribalta) mais qui était sûr. Nous avions une belle carte à jouer mais il fallait faire un sans- faute dans les stands, des relais constants sur un bon rythme et attendre que ça trébuche un peu devant. Ce fut l’année où un privé devait être présent alors que les usines s’étaient prises les pieds dans le tapis !Auparavant les écuries d’usine comme Suzuki, Honda, Kawasaki et Yamaha engageaient chacune deux motos mais avec une seule machine officielle les teams privés peuvent gagner, comme Viltaïs lors du dernier Bol d’or ou National Motos en 2006.Nous étions Dunlop et à mi-course nous avions récupéré des pneus qui étaient mieux, ce qui nous a permis aussi d’avoir un bon rythme tout en prenant moins de risques .Pour National motos cette victoire au scratch fut hyper importante mais surtout vis à vis de Pipo qui hélas ne pouvait plus s’exprimer ou un peu avec les paupières. Terrible … Ce fut un aboutissement après tant d’années d’efforts et de sacrifices. » [caption id="attachment_426533" align="aligncenter" width="819"]
24 Heures du Mans 2006. Le jour de Gloire pour National Moto : P1[/caption] Christian Lavieille né le 16 décembre 1965 a arrêté sa carrière professionnel de pilote moto fin 2002 après avoir remporté trois Bol d’or (1996, 1999 et 2001) , un titre de Champion du Monde d’endurance en 1998, la Coupe du monde en 2001, le Master d’endurance et les 24 Heures de Spa en 2002. Depuis vingt ans, il est passé aux 4 roues avec 20 participations au Dakar et 3 victoires sur Toyota en catégorie Marathon et de nombreuses victoires en rallyes raids.Si Christian Lavieille n’a jamais piloté de National -Motos, Bernard Fourcadet compta 14 participations en endurance, comme Guy Battesti, juste derrière le plus assidu Guy Bertin (20). Bernard Fourcadet dirigea également le stand National-Moto après sa retraite de pilote en 2004. En 2020, pour le plaisir, il reprit la compétition en Promosport mais fut très grièvement blessé à Pau-Arnos et plongea dans un coma dont il ne se réveillera jamais. National Motos perdit le 3 Novembre 2021, l’un de ses plus fidèles amis presque neuf ans après ” Pipo ” son fondateur disparu le 12 Novembre 2012. [caption id="attachment_426534" align="aligncenter" width="739"]
8 H Albacate 2010[/caption]ETIENNE MASSON : NATIONAL MOTOS M’A DONNÉ LA CHANCE DE POUVOIR M’EXPRIMER !
« Je participais aux 8 Heures d’Albacete en 2010 sur la Yamaha Moto Ain, de Pierre Chapuis et nous partagions le box avec National Motos. J’avais pas mal roulé en qualifs et Bernard Fourcadet, qui était le manager de National Motos à cette époque, m’avait proposé d’essayer la moto et d’être le 4éme pilote pour le Bol d’or aux côtés de Scarnato, Barrier et Jonchière. J’avais accepté car ça me permettait de mettre le pied à l’étrier dans un des teams les plus réputés parmi les (entre guillemets) semi-professionnels. Je me suis senti super à l’aise dans l’équipe. Ça a commencé comme ça . [caption id="attachment_426535" align="aligncenter" width="828"]
Bol d’Or 2011 à Magny Cours[/caption] En 2011 et 2012, j’ai été titulaire et mine de rien ça m’a permis de me montrer car en performances pures nous n’étions pas trop mal. En terme de résultats nous avions terminé deux fois 6èmes, au Bol 2011 avec Emeric Jonchière et Lucas De Carolis et aux 24 Heures du Mans 2012 avec Vincent Bocquet et Dylan Buisson. Grâce à ces résultats Damien Saulnier m’avait appelé pour intégrer le Junior Team en 2013 et je suis arrivé au SERT ensuite en 2015. J’en garde que des bons souvenirs car Bernard et Stéphane croyaient en moi et me faisaient confiance et c’était super cool avec mes équipiers. J’étais jeune et ils m’avaient donné la chance de pouvoir m’exprimer en montrant ce que je pouvais faire. C’était une Superbike CBR 1000 RR avec les grosses suspensions, les gros freins. L’électronique n’existait pas encore à cette époque-là mais ça marchait plutôt pas mal avec les changements de roues rapides et ça m’avait permis de connaître l’univers du Superbike » [caption id="attachment_426536" align="aligncenter" width="796"]
24 H du Mans 2011[/caption] Etienne Masson a fait partie de ce vivier National Motos et demeure très reconnaissant d’avoir été reconnu par Bernard Fourcadet a un moment charnière de sa brillante carrière. En 2013, incorporé au sein du Suzuki Junior Team LMS, il remporte le Bol d’or en catégorie Superstock puis, en 2014 , les 24 heures du Mans et la Coupe du Monde Superstock.En 2015, Etienne gagne au sein du SERT, les 24 Heures du Mans et le Championnat du Monde FIM EWC puis il remporta le Bol d’or à deux reprises (2016 et 2019). Après avoir piloté pour Ducati en 2021 et Kawasaki en 2022, il réintègre cette saison 2023, le Yoshimura SERT . [caption id="attachment_426537" align="aligncenter" width="768"]
Bol d’Or 1979 au Paul Ricard[/caption] National Motos a très souvent permis en effet à de jeunes pilotes talentueux, de les propulser vers des écuries professionnelles et de pouvoir vivre de leur passion. Paris sur le talent quelquefois risqué avec quelques parcelles de bacs à graviers visitées…[caption id="attachment_426538" align="aligncenter" width="828"]
Bol d’or 1980[/caption] Sans ‘Pipo Baldit, des pilotes comme Jacques Cornu, Richard Hubin, Dominique Pernet, Guy Bertin, Bruno Le Bihan… la liste serait longue, n’auraient peut-être pas obtenu des places sur des machines usines. Texte et Photos : Michel PICARD[caption id="attachment_426545" align="aligncenter" width="762"]
Accueil ´First Class chez National Moto …[/caption][caption id="attachment_426542" align="aligncenter" width="828"]
24 H du Mans 2014[/caption][caption id="attachment_426541" align="aligncenter" width="828"]
24 H du Mans 2013[/caption][caption id="attachment_426544" align="aligncenter" width="744"]
24 H du Mans 2019[/caption][caption id="attachment_426550" align="aligncenter" width="828"]
24 H du Mans 2021[/caption][caption id="attachment_426549" align="aligncenter" width="774"]
24 H du Mans 2023[/caption] ]]>










