
L’écurie Japonaise Toyota, a brillé ce samedi à l’occasion de l’ultime épreuve du calendrier 2023 du Championnat du monde d’endurance WEC de la FIAAvec l’une de ses deux GR010 HYBRID, la N°8, l’équipe Nipponne s’impose sur la piste de Sakhir et remporte d’une part les 8 Heures de Bahreïn, ultime manche de ce mondial WEC, s’adjugeant d’autre part également le titre mondial des Pilotes avec le même équipage de cette N°8.
L’équipe, rappelons le avait déjà obtenu et décroché chez elle, le titre de Champion du monde des constructeurs 2023, tout dernièrement à l’issue de l’épreuve au Fuji en septembre.Lequel composé du Suisse Sébastien Buemi, du Néo-zélandais Brendon Hartley et du Nippon Ryo Hirakawa conserve d’ailleurs sa couronne, acquise l’an dernier.Rappelons et précisons que Sébastien Buemi (2014, 2019, 2022 et 2023) et Brendon Hartley (2015, 2017, 2022 et 2023) remportent ce Championnat Pilotes pour la quatrième fois !
Cette manche finale de la saison 2023 a donc consacré la Toyota GR010 HYBRID N°8 avec le trio Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa qui a profité au maximum de sa pole position pour s’échapper en tête et imprimer ensuite le rythme de la course tout en gérant la dégradation pneumatique de main de maître.
Au classement Pilotes, ceux de la Toyota N°8 terminent la saison 2023 avec 172 points, soit 27 d’avance sur leurs partenaires de la voiture sœur, la N°7, le Britannique Mike Conway, l’Argentin José-Maria Lopez et le Japonais Kamui KobayashiLa troisième place finale 2023 revient aux pilotes de l’une des Ferrari 499P, la N°50 de l’Italien Antonio Fuoco, de l’Espagnol Miguel Molina et du Danois Nicklas Nielsen.Au classement Constructeurs, c’est le Team Porsche Penske Motorsport qui obtient la troisième place derrière Ferrari et l’équipe Toyota, déjà sacrée, elle Championne lors des dernières 6 Heures du Fuji.
LA COURSE
Dés Le départ de ces 8 Heures de Bahreïn, le trio de la Toyota N°7 encore en lice pour tenter de décrocher le titre mondial perdait malheureusement tous ses espoirs car au premier virage, le pourtant très expérimenté Néo-zélandais Earl Bamber se loupait au freinage et bloquait les roues de la Cadillac N°2 et de ce fait il ne pouvait éviter de percuter cette Toy, alors aux mains du non moins chevronné Mike Conway ! 
Du coup, elle dégringolait au classement, reléguée cette N°7 en queue de peloton avec la redoutable mission s’il en, est de tenter de remonter en slalomant au cœur du peloton et des LMGTE et des LMP2, toutes à la bagarre dans leurs propres courses en catégories !!!
Miguel Molina et Alessandro Pier Guidi profitaient naturellement de l’aubaine pour placer les deux Ferrari 499P, les N°50 et N°51 en chasse derrière la Toyota de tète la N°8 de Sébastien Buemi qui s’était élancé depuis la pole.Si au commandement le pilote Suisse creusait l’écart, un Mike Conway motivé, parvenait malgré la difficulté, englué dans l’imposant trafic, à remonter assez rapidement dans la hiérarchie. 
Et il rattrapait la Ferrari de Molina et la Porsche privée du Jota, la N°38 que pilotait Will Stevens et les dépassait en une seule manœuvre pour s’emparer de la troisième place !Relayant Conway et à peine installé au volant de cette N°7, Kamui Kobayashi parvenait à, son tour à rattraper l’autre 499P aux mains du Britannique James Calado au freinage du premier virage et il récupérait la deuxième place occupée sur la grille de départ, au début de la troisième heure de course.L’écart avec la Toyota de tête la N°8 que pilotait Brendon Hartley, se stabilisait autour de 40 secondes Vu la domination des voitures Japonaises, tous les regards se reportaient alors sur la dernière place du podium, assurément la plus intensément disputée… 

A mi-course, le Portugais Antonio Felix Da Costa alors dans le baquet de la Porsche privée du JOTA et le Danois Nicklas Nielsen derrière le volant de la Ferrari 499 P N°50, étaient à la lutte dans le match pour ce podium.Au fil des heures et des tours la lutte pour cette troisième place sur le podium s’intensifiait avec Da Costa, Antonio Fuoco et Alessandro Pier Guidi en acteurs principaux.Les deux pilotes italiens frôlant même la correctionnelle à l’issue d’un duel fratricide et musclé, et qui n’était sûrement pas du goût d’Antonello Coletta, le Boss de la Scuderia.
Finalement Brendon Hartley franchissait la ligne d’arrivée en grand vainqueur au volant de la Toyota N°8, triomphant en l’emportant avec une solide avance de 47’’16 sur la seconde Toy, la N°7 de Kamui Kobayashi offrant ainsi un nouveau doublé à l’équipe Toyota Gazoo Racing – le quatrième doublé en sept courses cette année – après ceux déjà obtenus à Sebring, Spa-Francorchamps et au Fuji.Antonio Fuoco se classant finalement sur le podium avec la Ferrari N°50. La seconde 499P, la N° 51 ne se classant qu’au sixième rang.Quatrième place pour la Porsche 963 du Team privé Hertz Team JOTA qui décroche son meilleur résultat de l’année, précédant la 1ere des deux Porsche ‘usine, la N°6.La voiture-sœur, la N°5 termine, elle, septième, devant les deux Peugeot 9X8, la N°94 devant la N° 93.
Au vu de leurs courses à nouveau bien modestes, il s’agissait de leurs dernières apparitions en course dans cette configuration technique, qui n’a pas convaincu loin de là, avant un profond redesign attendu et annoncé d’ailleurs à Sakhir, avant ces 8 Heures de Bahreïn, pour la saison 2024.La Porsche Proton Competition, la Cadillac Racing, pénalisé pour sa collision avec Conway, et la Floyd Vanwall Racing Team, fermant la marche de cette catégorie Hypercar. SUCCÉS DE L’ÉQUIPE ORECA WRT EN LMP2
Avec une confortable avance de 33 points avant le départ de ces 8 Heures de Bahreïn, seule une catastrophe aurait pu empêcher les pilotes de l’Oreca 07, la N°41, l’une des deux voitures de l’équipe Belge de Vincent Vosse, de ne pas obtenir le titre mondial LMP2 en ce samedi 4 novembre à Sakhir.Mais curieusement ce sont surtout les derniers rivaux du trio composé du Portugais Rui Andrade, du Polonais Robert Kubica et du Suisse Louis Delétraz , qui ont manqué de réussite…
En effet, successivement Albert Costa s’est soudainement retrouvé au ralenti et ce à plusieurs reprises dans l’Oreca N°34 de la très expérimentée formation Polonaise Inter Europol – victorieuse des 24 Heures du Mans du Centenaire – alors que l’une des Oreca de chez United Autosports, la N°22, a été pénalisée, elle, pour avoir provoqué une collision !Dès le premier tour, la hiérarchie des qualifications de la veille se trouvait bouleversée avec le poleman, Tom Blomqvist avec l’autre Oreca United Autosports, la N°23, impliqué dans un accrochage avec l’une des Alpine, la N°36 de Matthieu Vaxiviere, second sur la grille, et un autre tricolore Tristan Vautier dans la Vanwall, percuté lui par Phil Hanson avec la seconde Oreca United Autosports, la N°22
La situation profitait à Ferdinand Habsburg et à l’Oreca N°31 du WRT, nouveau leader de la catégorie mais un long arrêt aux stands dans la dernière heure offrait la première place, et finalement la victoire, à la voiture sœur.Avec une nouvelle victoire, la 3éme de la saison, la N°41 célébrait ainsi comme attendu et de la plus belle des manières, la couronne mondiale, dernier titre de la catégorie LMP2 en mondial d’endurance WEC !
VICTORIEUSES … LES IRON DAMES ENTRENT DANS L’HISTOIRE….
L’écurie Iron Dames, composée de la Danoise Michelle Gatting, de la Belge Sarah Bovy et de la Suissesse Rahel Frey, a remporté non sans une immense émotion et une sacrée tension, le succès en triomphant sous le damier, obtenant sa toute première victoire en Championnat du monde d’endurance WEC et ce lors de la dernière course de l’histoire de cette catégorie LMGTE Am, remplacée à partir de 2024 par les nouvelles GT3 !
Les Iron Dames ont écrit ce week-end des 3 et 4 novembre 2023, l’une des plus belles pages du sport automobile en devenant le premier équipage 100 % féminin, à remporter une manche en mondial WEC, la dernière de la catégorie LMGTE Am de surcroît !
Grâce à ce succès longtemps espéré et en tout cas sacrément mérité, les Iron Dames terminent deuxièmes du Championnat, derrière l’équipe officielle Corvette Racing.Michelle Gatting a en tout cas résisté jusqu’au damier au retour de Casper Stevenson avec l’Aston Martin du D’Station Racing, la N°777.Une autre Aston Martin Vantage, la N°98 du Northwest AMR complètant le podium.
Signalons enfin encore que pour sa 85éme et dernière course en mondial WEC, Christian Ried termine au sixième rang avec la Porsche N°77 du Dempsey-Proton Racing. La saison 2024 du WEC débutera en février prochain avec le Prologue d’ouverture de la saison et la première manche sur le circuit de Losail à Doha, au Qatar. Gilles GAIGNAULTPhotos : WEC – TEAMS 
LE CLASSEMENT DES 8 HEURES DE BAHREIN A SAKHIR
1 – Buemi-Hartley-Hirakawa (Toyota GR010) Toyota, les 249 tours en 8h01’25″3082 – Conway-Kobayashi-Lopez (Toyota GR010) Toyota, à 47.5163 – Fuoco-Molina-Nielsen (Ferrari 499P) AF Corse Ferrari, à 1’36″2864 – Ye-da Costa-Stevens (Porsche 963) Jota, à 1’37″248 5– Estre-Lotterer-Vanthoor (Porsche 963) Penske, à 1 tour6 – Pier Guidi-Calado-Giovinazzi (Ferrari 499P) AF Corse Ferrari, à 1 tour7 – Cameron-Christensen-Makowiecki (Porsche 963) Penske, à 2 tours8 – Duval-Menezes-Müller (Peugeot 9X8) Peugeot, à 2 tours9 – Par Resta-Jensen-Vergne (Peugeot 9X8) Peugeot, à 2 tours10 – Bruni-Tincknell-Jani (Porsche 963) Proton, à 2 tours11 – Bamber-Lynn-Westbrook (Cadillac V-LMDh) Cadillac, à 3 tours12 – Andrade-Kubica-Delétraz (Oreca 07-Gibson) WRT, à 11 tours (1er LMP2)13 – Gelael-Habsburg-Frijns (Oreca 07-Gibson) WRT, à 11 tours 14 –Heinemeier Hansson-Fittipaldi-Rasmussen (Oreca 07-Gibson) Jota, à 11 tours15 – Ugran-Viscaal-Correa (Oreca 07-Gibson) Prema, à 11 tours16 – Pin-Bortolotti-Kvyat (Oreca 07-Gibson) Prema, à 12 tours17 – Smiechowski-Scherer-Costa (Oreca 07- Gibson) Inter Europol, à 12 tours18 – Vaxiviere-Canal-Milesi (Alpine A470-Gibson) Alpine, à 12 tours19 – Pierson-Blomqvist-Jarvis (Oreca 07-Gibson) United, à 12 tours20 – Lubin-Hanson -Albuquerque (Oreca 07-Gibson) – United, à 12 tours21 – Negrão-Rojas-Caldwell (Alpine A470-Gibson) Alpine, à 13 tours22 – Bovy-Gatting-Frey (Porsche 911) Iron Dames, à 17 tours (1er LMGTE)23 – Talbot-Stevenson-Fujii (Aston Martin Vantage) D’Station, à 17 tours24 – James-Mancinelli-Riberas (Aston Martin Vantage) Norwest, à 17 tours25 – Flohr-Castellacci-Rigon (Ferrari 488) AF Corse, à 17 tours26 – Kimura-Masson-Serra (Ferrari 488) Kessel, à 17 tours27 – Ried-Pedersen-Andlauer (Porsche 911) Dempsey-Proton, à 18 tours28 – Keating-Varrone-Catsburg (Chevrolet Corvette) Corvette, à 18 tours29 – Wainwright-Pera-Barker (Porsche 911) GR Racing, à 18 tours30 – Perez Companc-Wadoux-Rovera (Ferrari 488) AF Corse, à 18 tours31 – Hyett-Jeannette-Cairoli (Porsche 911) Project 1, à 19 tours32 – Dezoteux-Mann-Cozzolino (Ferrari 488) AF Corse, à 20 tours33 – Guerrieri-Vautier-Briscoe (Vanwall Vandervell 680) Vanwall, à 32 Tours TOUR LE PLUS RAPIDE : Kamui Kobayashi, en 1’50″139 ABANDONSAl Harthy-Dinan-Eastwood (Aston Martin Vantage) TF SportCullen-Kaiser-Aubry (Oreca 07-Gibson) VectorSchiavoni-Cressoni-Picariello (Porsche 911) Iron Lynx
LE CLASSEMENT FINAL DES PILOTES DES HYPERCAR 2023
1.Buemi-Hartley-Hirakawa / 172 points – 2.Conway-Kobayashi-Lopez : 145 – 3.Fuoco-Molina-Nielsen : 120.LE CLASSEMENT FINAL DES PILOTES DES LMP2
1.Andrade-Kubica-Delétraz / 173 points – 2.Smiechowski- Scherer -Costa : 114 – 3.Lubin-Hanson : 104.LE CLASSEMENT FINAL DES PILOTES DES LMGTE Am
1.Keating-Varrone-Catsburg / 173 points – 2.Bovy-Gatting-Frey : 118 – 3.Flohr-Castellacci-Rigon : 91.


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