Le Peking to Paris Motor Challenge édition 2025, s’est achevé ce dimanche 23 juin et ce après 37 jours▪ Victoire générale pour des débutants australiens▪ De nouveaux noms gravés sur le trophée historique▪ Peugeot en tête après une bataille à cinq voitures
Créée en 1907, relancée en 1997, cette épreuve traverse les âges et continue d’émerveiller. Organisée par HERO-ERA depuis 2024, elle conserve son ADN d’origine :Conjuguer esprit pionnier, dépassement de soi et passion automobile.Le Peking to Paris Motor Challenge 2025 s’est donc terminé dimanche après-midi à la caserne des Célestins de la Garde Républicaine, à Paris pour les 55 équipagesL’épreuve, partie de Pékin 37 jours plus tôt et longue de 14.889 kilomètres, a été remportée par Tony Sutton et Andrew Lawson à bord d’une Chevrolet Master Coupé datant de 1939.
VICTOIRE DE SUTTON-LAWSON
Au début de la compétition, les futurs vainqueurs – un équipage Australien – figuraient en tête du classement, mais ils furent rapidement dépassés par les débutants, un équipage Argentin, formé de Jorge et Cristobal Perez Companc, père et fils, qui pilotaient une autre Chevrolet Master Deluxe Coupé.Imposants à bord de la voiture rouge flanqué du N°20, ils avaient pris une solide avance à mi-parcours.Malheureusement, un incendie moteur les contraignit à un contrôle tardif, leur valant une pénalité de 30 minutes.Leur avance était telle alors … qu’ils chutèrent seulement à la 3ème place, mais leurs espoirs de victoire s’envolèrent.Du coup, la paire Tony Rowe et Mark Delling, dans une Ford Coupé, héritait de la tête de l’épreuve, avant d’engager un duel serré avec le duo formé de Sutton et Lawson, constants dans leur progression.Finalement, le tandem Australien, lui aussi avec une Chevrolet, évita les erreurs et conserva la tête jusqu’à Paris. 
Le podium final
- 1er : voiture N°21 – Tony Sutton et Andrew Lawson – Chevrolet Master Coupé
- 2e : voiture N°23 – Tony Rowe et Mark Delling – Ford Coupé 91A
- 3e : voiture N°20 – Jorge et Cristobal Perez Companc – Chevrolet Master Coupé

Peugeot s’impose dans la catégorie Classic
Dans la catégorie Classic, le suspense fut total jusqu’au bout. Plusieurs équipages se sont en effet relayés en tête : Gerd Bühler et Laurenz Feierabend sur Porsche 911, puis Harold Goddijn et Corinne Vigreux sur une autre 911.Ces derniers perdirent leur avance après des erreurs à l’approche de l’arrivée en Europe.Steve Osborne et Rob Smith sur Ford Escort RS1600, ainsi que les Australiens Henderson et MacLennan sur Volvo 144 DL, étaient aussi en lice.Finalement, la Peugeot 504 Coupé de la paire, Brian Palmer et David Bell, prit la tête au 29ème jour de course à Istanbul, lors du passage en Turquie et ne la lâcha plus jusqu’à Paris.Podium Classic
- 1er : voiture N°61 – Brian Palmer et David Bell – Peugeot 504 Coupé
- 2ème: voiture N°75 – Harold Goddijn et Corinne Vigreux – Porsche 911
- 3ème : voiture N°65 – Steve Osborne et Robert Smith – Ford Escort RS1600

PAR TOUS LES MOYENS…
Certaines voitures ont attiré l’admiration rien que pour avoir atteint l’arrivée. C’est le cas de la plus ancienne, une American LaFrance datant de 1917, pilotée par Alan et Leigh Maden, rejoints plus tard par Peter Maden.Lente et limitée sur les pistes naturellement, elle dut éviter les pistes, innombrables routes hors bitume du Kazakhstan et contourner la Steppe pour parvenir à atteindre la mer Caspienne… à temps!
Chacun aura son propre récit. Mais on l’imagine aisément, l’émotion était palpable à l’arrivée à Paris. Quelles que soient les épreuves traversées, terminer un tel rallye est un accomplissement hors du commun.Participer au Peking to Paris Motor Challenge, c’est intégrer un cercle unique de passionnés d’endurance et aussi et surtout de véhicules d’époque.
Quoiqu’il en soit, ce rallye au fil de ses organisations, ne cesse d’attirer à chacune de ses éditions des concurrents nombreux et de toutes nationalités.Lesquels s’inscrivent souvent avec des véhicules d’un autre temps, d’une autre époque certes…Mais dont la quasi-totalité parvient toujours à terminer l’épreuve et à rallier la capitale Française !Méritant admiration et RESPECT et ce tout au long du parcours, et notamment en Asie Centrale, dans des contrées lointaines où – et oui cela existe encore – passent rarement des automobiles !Qui plus est centenaires pour plusieurs d’entre elles, à chaque édition ! Gilles GAIGNAULTPhotos : PETER Auto et AUTONEWSINFO 



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