Assurément une grande émotion pour le Français, âgé de 54 ans, qui en F1 après avoir assuré le même rôle chez Renault en 2016 et de 2017 à 2022 chez Sauber Alfa Romeo, poursuit sa brillante carrière.Mais, si son cœur a bien dû faire boum-boum en débarquant tôt ce matin à l’usine Ferrari, le bonhomme possède une solide expérience du management, lui qui autrefois, a dirigé sa propre équipe victorieuse dans toutes les disciplines pendant des années en F3 et GP2, puis en Formule 2, sous les noms d’ASM d’abord avec Didier Panissié et plus tard d’ART GP, écurie qu’il possède toujours.
Ferrari retrouve ainsi un team principal Français après le long mandat de Jean Todt qui avait débuté en juillet 1993 pour se terminer en décembre 2007.Par la suite, Stefano Domenicali (de janvier 2008 à avril 2014), Marco Mattiacci (de avril à novembre 2014), Maurizio Arrivabene (de novembre 2014 à janvier 2019) et Mattia Binotto (de janvier 2019 à décembre 2022) ont, tour à tour, pris les commandes de la Scuderia.L’un des principaux problèmes de Ferrari après la période Todt, semble bien avoir été la précipitation pour changer de directeur d’équipe.La F1 n’est pas le football où les entraîneurs changent vite et ce n’est pas un hasard si les deux équipes sacrées au cours des douzes dernières années, Red Bull et Mercedes, sont respectivement dirigées par Christian Horner, présent depuis 2005, et par Toto Wolff, aux commandes depuis 2013.Vasseur va découvrir la monoplace 2023 et le groupe motopropulseur prêts et du coup, il ne pourra modifier que très peu de choses de ce point de vue.
Sa tâche dans ces premières semaines, en plus de s’intégrer dans le milieu, sera de comprendre la valeur des hommes à sa disposition pour éventuellement apporter des modifications ou des confirmations.La perte de compétitivité des F1-75 soulève plusieurs questions sur le staff technique… Une autre des faiblesses apparues au cours de 2022 était celle de la gestion courante, la stratégie totalement f nulle !Et cela devrait être l’un des points cruciaux sur lesquels Vasseur devra avoir son mot à dire, comprendre pourquoi, on s’est tant trompé la saison dernière, et forcément changer le système en place ou les gens, à savoir Inaki Rueda, Ravin Jain et Laurent Mekies, même si ce dernier était le principal assistant de BinottoUn autre point important pour Vasseur sera sa capacité à représenter Ferrari au niveau politique au sein de la FIA. Et il y a tout de suite un obstacle à surmonter et qui concerne la bataille déjà entreprise par Binotto contre Red Bull Powertrains en vue des nouvelles règles 2026.Ferrari s’oppose au fait que “RBP” soit considéré comme un nouveau constructeur puisque déjà en 2022 l’équipe fonctionnait avec l’assistance des techniciens Honda, sur les groupes motopropulseurs autogérés actuels.Et donc ils ne devraient pas bénéficier des investissements économiques permis aux nouveaux arrivants à partir de 2026 et aussi des heures supplémentaires sur le banc d’essai.A moins que Red Bull ne recommence à utiliser des moteurs Honda si le constructeur Japonais revient officiellement.Bref, vous l’aurez compris pour Vasseur, la tâche s’annonce rude et les maux de tête seront nombreux, mais le manager Français jouit de la pleine confiance du Président John Elkann et du directeur général Benedetto Vigna qui l’ont recrutés et voulaient à tout prix qu’il remplace Binotto, soudainement détesté par la direction de Ferrari depuis les premières semaines de la saison dernière… et qui a vécu une saison 2022 en permanence en plein avis de tempête…Une année cauchemardesque! Gianpietro CERVONIA Photos : FERRARI ]]>
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