La victoire à moto du Français Adrien Van Beveren s’est précisément construite sur ces qualités, tandis que Nasser Al Attiyah chez le autos, a surtout tablé sur sa science du pilotage sur sable pour s’imposer.Peut-être les deux clés du succès sur le Dakar !Une autre partie est engagée, mais le tri n’a presque pas commencé dans la catégorie motos, exception faite des quelques favoris sortis par la case infirmerie depuis le départ avec les abandons de Sunderland et de Walkner.Sur la deuxième boucle de Ha’il, un premier gros défi de navigation était imposé aux motards. À ce jeu, Adrien Van Beveren au guidon de sa Honda, a rapidement pris l’avantage, ses devanciers sur la piste ayant manqué d’instinct, à commencer par Joan Barreda qui était le premier exposé aux difficultés.Quoi qu’il en soit, pendant que les copains tournoyaient pour retrouver la bonne trace, le Nordiste qui a grandi sur le sable du Touquet filait en solo vers une victoire d’étape qui le relance dans la chasse au titre.
Avec ce premier succès conquis sur le Dakar au guidon d’une Honda, le 100éme pour la marque Japonaise, Van Beveren gagne trois places au classement général provisoire et se repositionne surtout à 4’22’’ de Skyler Howes, le nouveau leader de la course pendant que l’Australien Daniel Sanders accuse le coup…Lequel Daniel Sanders l’avait annoncé la veille du départ de ce Dakar au Sea Camp, il se présentait sur son deuxième Dakar à 50% de ses capacités physiques, suite à une année 2022, jalonnée par six opérations nécessaires pour retrouver l’usage de son coude.Sanders se préparait à vivre la course la plus dure de sa vie. 5éme du général aux étapes 1 et 2, « Chucky » recommençait à faire peur à ses adversaires en prenant les commandes du Dakar durant les deux étapes suivantes. Mais ce jeudi matin 5 janvier, le pilote Red Bull GasGas Factory Racing, s’est réveillé en petite forme… Il a subi toute la journée et termine avec …près de 27 minutes de retard sur le vainqueur. Au moment de faire les comptes, Sanders passe de la première à la huitième place du provisoire et accuse ce soir un retard de 13’19’’ sur Skyler Howes. Coup de pompe, virus ou coup de froid, Daniel devait passer des examens à son arrivée au bivouac.Pour autant, la situation n’a rien de figée, les sept premiers pilotes étant chronométrés en moins de dix minutes après les 2000 premiers kilomètres de spéciale.
En signant sa 3éme victoire d’étape sur le Dakar le lendemain de l’anniversaire de ses 32 ans, le vainqueur du jour, le Français Adrien Van Beveren, a fait un beau cadeau à Honda pour son premier Dakar en rouge : la 100éme victoire de spéciale de la marque ailée.Il confiait :« Ça a été une sacrée étape. Quasi que du hors-piste très cassant. Un moment, ceux de devant sont partis en hors-piste à un mauvais endroit, j’ai pris le bon croisement de pistes et je me suis retrouvé tout seul sans trace devant moi, je me suis dit que c’était cool. La deuxième partie de l’étape, j’ai tout ouvert. J’ai essayé d’imprimer un gros rythme. Pendant un moment ils m’ont suivi, mais ensuite il n’y avait plus personne derrière, alors j’ai vraiment attaqué parce que je me suis dit que derrière ils allaient reprendre du terrain grâce aux traces. Il n’y avait que du sable. J’aime bien, c’est usant mais c’est certainement un point fort pour moi. C’était une grosse étape pour moi, je suis super content. Maintenant, il en reste un paquet mais ça fait du bien. »‘VBA’ devient ainsi le 13éme Français à s’illustrer sur Honda. La France enfonce son statut de nation la plus prolifique pour la marque, devant cinq Italiens. C’est Christian Desnoyers en 1979 qui avait ouvert le bal pour le pays de naissance de la course en remportant le prologue de Montlhéry du premier Paris-Dakar.
À titre individuel, le recordman reste Joan Barreda qui a poussé hier son compteur de succès sous les couleurs de Honda à 21, loin devant les 9 scratchs de Brabec, les 8 de Neveu et les 7 de Lalay ou Vassard.Il reste encore 40 succès à aller chercher pour Honda avant d’égaler les 140 victoires de Yamaha et 130 avant de rejoindre KTM et ses 230 victoires acquises à ce jour
AL ATTYAH CONTROLE ET RESTE LEADER
Le maître du jeu de la catégorie autos peut s’estimer un peu plus à l’abri au terme du séjour à Ha’il. Parti en quatrième position ce jeudi matin, Nasser Al Attiyah au volant de son Toyota Hilux, a accéléré sans forcer l’allure, laissant les deux pilotes Audi, le Français Stéphane Peterhansel et l’Espagnol Carlos Sainz, assumer le travail de navigation et de balayage des herbes à chameaux qui gênaient le passage.Sur la ligne d’arrivée, il signe le meilleur temps du jour pour la 46éme fois de sa carrière et conforte sa place au sommet du classement provisoire.
Malgré le gain de puissance accordé la veille au soir et sujet à polémique aux Audi, Nasser al-Attiyah a malgré tout réussi à s’imposer ce jeudi lors de la 5e étape du Dakar, qui comptait 373 km de spéciales. Le pilote Qatarien, très remonté avec son copilote Mathieu Baumel après la modification du règlement, était sans doute très motivé et a gagné la belle bagarre livrée avec l’Audi de Stéphane Peterhansel, l’Hunter BRX de Sébastien Loeb et l’autre Audi de Carlos Sainz. Déjà vainqueur de la deuxième étape et leader de l’épreuve, Al-Attiyah a signé le temps de référence en 4h13’23”, 1’57” plus vite que Sainz et 3’44” de Peterhansel.Stéphane Peterhansel confiait:« on s’est fait martyriser dans la voiture »Et il précisait :« On a fait quasiment 400 bornes seuls sans voir aucune voiture, sauf Séb Loeb qui a dû se faire un côté. Mais c’était cassant, ça tapait dans les herbes à chameaux, on s’est fait secouer. C’est peut-être la spéciale la plus dur physiquement que j’ai faite. Dur pour les cervicales, les impacts. Après, est-ce que l’on a un problème de réglage ? On a changé d’amortisseurs hier soir et dès le début j’ai trouvé la voiture très dur et du coup c’était un calvaire. Il y avait quelque chose qui n’allait pas. Soit nos réglages, soit les pluies qui ont rendu les angles des dunes très durs. »
Et l’autre candidat à la victoire, victime d’une multitude de crevaisons en début de semaine mais qui a triomphé la veille mercredi remontant au classement, le Français Sébastien Loeb, ce jeudi, l’Alsacien a encore connu des déboires et ce après avoir effectué un tonneau à proximité de l’arrivée de la spéciale, concédant près de vingt minutes dans le changement d’une roue, lâchant encore trés exactement 19’58” au vainqueur du jour et leader de ce Dakar 2023.
Au classement général provisoire, Nzsser Al-Attiyah et MAthieu Baumel, creusent l’écart et ce jeudi soir, ils comptent désormais 22’36” d’avance sur l’Audi de Stéphane Peterhansel et 27’01” sur l’autre Toyota Hilux du Saoudien Yazeed Yazeed al-Rajhi. Carlos Sainz pointant lui au quatrième rang, à 34’52”. Quant à Loeb, lui il se retrouve relégué à 1h53’41”AlAttyah qui déclarait :« C’était difficile. On a attaqué comme des fous et pris beaucoup de risques après la spéciale d’hier où nous avions lâché du temps. Les autres ont plus de puissance que nous mais c’est comme ça… On arrive fatigués mais contents de ne pas avoir connu de soucis aujourd’hui. »
Pour sa part Loeb, indiquait :« Derrière une dune cassée, il y avait un trou que je n’ai pas vu, donc on a tapé l’avant gauche et ça nous a envoyés sur le côté. On a perdu un quart d’heure à peu près, mais sur le reste de la spéciale ça a été. Physiquement c’était dur, même violent. Il y avait beaucoup de petites herbes à chameaux, ça n’arrête pas de taper dans tous les sens ». François LEROUXPhotos : ASO – TEAMS ]]>










