La famille Andretti, Michael et son père Mario, ancien Champion du monde de F1, sacré en 1978 avec la défunte écurie Lotus ![/caption] Alors que les Etats-Unis comptent désormais trois Grands Prix au calendrier du Championnat du monde de Formule1, que les droits de cette F1, appartiennent dorénavant depuis 2017, à une entreprise américaine, Liberty Media, propriété à l’époque du géant, le très puissant groupe News Corporation, fondé par l’homme d’affaires, le milliardaire Rupert Murdoch, qui l’a ensuite revendu à un autre milliardaire, John C Malone et qu’un Team US, la non moins prestigieuse écurie Andretti Autosports, frappe à la porte pour intégrer le plateau des deux équipes actuelles, revenons un peu en arrière et remontons le temps et l’histoire de cette F1!Car si actuellement seules dix équipes avec deux voitures chacune, participent à ce Championnat F1, soit un plateau de vingt monoplaces, des années durant, elles étaient au minimum treize, soit vingt-six voitures.Et dans les années 90, en moyenne autour de 30, voire 35 et même parfois jusqu’à … 40 !
UN PEU D’HISTOIRE…
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Départ du Grand Prix de France 1990 sur le circuit du Paul, Ricard[/caption] Eh oui! Prenons par exemple la saison 1990. Cette année-là, vingt écuries étaient inscrites au Championnat du monde. Certaines avec deux monoplaces (Ferrari-Tyrrell-Williams-Brabham-Arrows Footwork-Lotus-March Leyton House-AGS-Benetton-BMS Scuderia Italia-Minardi-Ligier-McLaren-Larrousse-Eurobrun et Onyx Moneytron).D’autres avec une seule, telle Life, Coloni et Osella Fondmetal.Soit cette année 35 monoplaces !Oui, vous avez bien lu, et ne rêvez pas…trente cinq bagnoles! Avec pour première conséquence une session de préqualifications le vendredi à l’aube des 7 Heures du matin!A l’époque le timing étant le suivant : Le vendredi entre 10 Heures et 11 Heures 30′, eéance d’essais libres. Puis ensuite de 13 à 14 Heures, la séance des qualifications.Idem et rebelotte le samedi sur le même schéma.Et en 1984 et 1985, l’équipe Française Renault avait même aligné trois monoplaces, en 84 lors du dernier GP à Estoril le 21 octobre pour l’espoir Français Philippe Streiff, qui épaulait son compatriote Patrick Tambay et le Britannique Derek Warwick. Un an plus tard, à la demande de son partenaire ELF, de nouveau une troisième voiture pour le jeune pilote tricolore François Hesnault, au départ du GP d’Allemagne au Nürburgring!Alors pourquoi limiter à dix Teams et leurs vingt monoplaces?L’AVIS DU PRÉSIDENT DE LA FIA, L’ÉMIRATI BEN SULAYEM
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Le Président de la FIA Mohamed Ben Sulayem en conversation avec Stefano Domenicali, l’actuel patron sur la F1 pour Liberty media et ex FIA et anciennement, ex Ferrari[/caption] Dire non à une équipe Andretti, qui a été approuvée et acceptée par la FIA ? Il semble bien difficile de leur refuser ce droit.La FIA (Fédération Internationale Automobile) a pour tâche, entre autres, d’attirer et d’inciter les grands constructeurs de rejoindre la F1 !Ce fut longtemps un rêve ces dernières décennies d’avoir une équipe Américaine et ce jusqu’a la venue du Team de Gene Haas, arrivé en F1 au début de la saison 2016Auparavant il y eut en 1985 et 1986, une tentative vite stoppée avec l’écurie Lola Beatrice inscrite sous l’appellation FORCE (Formula One Race Car Engineering).Le désir de l’équipe Andretti, l’une des meilleures formations US dans le Championnat des monoplaces de l’Indycar Séries ne peut et ne doit pas être bloqué par la FOMAndretti étant tout de même épaulé et soutenu par un géant de l’automobile Cadillac du groupe GM.
Le week end dernier à Doha, le Président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, dans une interview accordée à l’agence de presse Reuters, à l’occasion du Grand Prix du Qatar, a indiqué :« Le fossé qui se crée entre la FIA et Liberty Media est évident. D’un côté la Fédération qui veut voir une F1 avec de nombreuses monoplaces, des équipes différentes et un calendrier intelligent, de l’autre ceux qui gouvernent la F1 qui ne pensent qu’à augmenter le nombre des courses, à visiter des pays improbables et à bloquer la possibilité d’avoir plus d’équipes dans le monde. Une contradiction totale. »Et Ben Sulayem, n’a pas manqué de lancer des piques aux équipes actuelles présentes en F1 et à l’encontre de Liberty Media :« J’ai entendu dire que douze équipes, ce serait trop, qu’il n’y aurait pas de place pour tout le monde sur les circuits. Pourtant Liberty media à Silverstone lors du British GP, a bien accueilli une des équipes pour le film de Brad Pitt, je crois que les circuits disposent généralement d’au moins douze garages pour avoir douze équipes et même beaucoup plus comme lors des épreuves d’endurance. Ce n’est plutôt pas du nombre d’équipes présentes en F1 qu’il faut s’inquiéter, mais du nombre excessif de courses. La F1 a besoin de plus d’engagements et de moins de Grands Prix. »Ben Sulayem a ensuite encore ajouté et précisé:« La FIA n’est pas un prestataire de services. Nous possédons le Championnat du monde, nous l’avons simplement et seulement loué, mais nous en sommes les propriétaires. Donc cela doit aussi être respecté. Laissez-moi être clair, je ne veux pas embarrasser ou mettre les gens dans un coin, que ce soit Liberty ou la FOM, je parle pour définir ce que doit être l’esprit de notre sport.»
Malgré la bonne volonté du Président de la FIA, comme la F1 est structurée actuellement, il est clair que la priorité est d’abord donnée aux droits commerciaux entre les mains de Liberty Media qui tente de tirer le meilleur parti des intérêts des équipes actuellement inscrites.Mais il est certain que fermer la porte à l’équipe Andretti et à General Motors serait une cause de sérieux désagréments pour l’ensemble de la F1.Et à la question d’un procès le Président Sulayem a conclu :« Espérons sincèrement que cela n’arrive pas, mais oui, cela pourrait arriver…»Sur l’ensemble de ses propos, des paroles sages, pleines de bon sens et tellement évidentes et logiques !!! Gilles GAIGNAULTPhotos : Bernard BAKALIAN – F1 – FIA – ]]>










