Après avoir quitté les bords de la Mer Rouge le 1er janvier, les pilotes et équipages du Dakar 2022 ont rejoint Jeddah ce vendredi 14 janvier, en ayant bouclé les 8000 kilomètres du parcours. Au total, 104 équipages en autos (46T1, 2 T2, 22 T3, 34 T4), 109 pilotes de motos, 6 quads et 20 camions sont à l’arrivée de cette 44éme édition.
Leader depuis la première étape en Arabie saoudite, Nasser al-Attiyah a remporté le Dakar dans la catégorie autos, ce vendredi à Djeddah.
Les explications qui se sont jouées sur les pistes et dans les déserts saoudiens ont aussi marqué le coup d’envoi de la saison 2022 des championnats du monde de rallye-raid de la FIA, et dont la prochaine manche est programmée du 5 au 10 mars 2022 sur l’Abu Dhabi Desert Challenge.Al Attiyah, seigneur du désert
La position de grand favori est généralement enviable mais pas nécessairement confortable…. Nasser Al Attiyah en a plusieurs fois fait les frais, mais il a cette année déroulé sa science avec la maîtrise du sujet dont le duo qu’il forme avec Mathieu Baumel est capable.
Le pilote Qatari a tenu à se positionner d’emblée en tête, s’imposant sur les deux spéciales (1A et 1B) formant la première étape, pendant que les Audi se retrouvaient déjà en délicatesse, sur une fatale erreur de navigation pour Carlos Sainz, puis le lendemain avec l’arrachage d’une roue arrière pour ‘ Monsieur Dakar, alias Stéphane Peterhansel, contraint des l’entame de l’épreuve d’encaisser une très lourde pénalité pour continuer le Dakar ! Auteur de deux semaines de course sans commettre la moindre faute, le Qatari de 51 ans, aprés deux deuxièmes places en 2020 et 2021, en Arabie Saoudite, depuis que le Dakar a rejoint les bords de la mer rouge, s’impose donc à nouveau dans la mythique épreuve de rallye-raid et ce pour la quatrième fois après ses précédents succès de 2011, 2015 et 2019.
Le leader de la formation Toyota et son co-pilote, le Français Matthieu Baumel, s’imposent avec 27’46 d’avance sur le BRX Hunter du multiple Champion du monde des rallyes WRC, le Français Sébastien Loeb et son nouveau navigateur, Fabian Lurquin.
Trosième et complétant le podium 2022, le ‘ local, régional de l’étape et ancien vainqueur du rallye Silk Way, le Saoudien Yazeed Al Rajhi, le pilote de l’un des autres Toyota, ceux de l’équipe Prodrive, s’offre enfin un premier podium
Avant la douzième et ultime spéciale de 164 kilomètres disputée hier vendredi 14 janvier, entre Bisha et Djeddah, Al-Attiyah, pouvait rouler ‘tranquilou et sans prendre le moindre risque car il possédait un confortable matelas de 33’19 d’avance sur Loeb et n’avait plus qu’à assurer…
Ce qu’il a naturellement fait sans trembler, se contentant d’un modeste pour lui… dix-neuvième chrono du jour, ne lâchant que 5’33 de Loeb, quatrième de cette dernière spéciale.
Le Qatari avec sa nouvelle victoire rejoint la légende Finlandaise, le grand Ari Vatanen lauréat lui en 1987, 1989, 1990 et 1991, dans le cercle très fermé des quadruples vainqueurs du Dakar en autos.
Mais il reste encore loin de Stéphane Peterhansel, sacré huit fois, en 2004, 2005, 2007, 2012, 2013, 2016, 2017 et l’an dernier en janvier 2021, après avoir déjà triomphé à six reprises en motos, en 1991, 1992, 1993, 1995, 1997 et 1998!
Nasser qui savourait sa victoire, confiait au pied du podium :« Cela fait maintenant deux ans que nous sommes en Arabie saoudite et que nous finissons deuxièmes, nous sommes vraiment contents d’atteindre ce but. Toyota Gazoo Racing a fait un super travail en l’espace d’un an en construisant cette nouvelle voiture. Nous n’avons pas rencontré un seul problème durant toute la course. Depuis le premier jour, nous avons creusé un écart que nous avons ensuite géré. Nous sommes vraiment heureux et je pense que d’ici une semaine ou dix jours on pensera déjà au prochain Dakar».
Le plus dangereux de ses rivaux cette année, car non seulement le plus vite sur les pistes, mais également aussi le plus régulier, Sébastien Loeb, indiquait, lui :On a fait un beau rallye, pas parfait comme Nasser mais on s’est bien battu.Toujours à la recherche d’un premier sacre sur le plus célèbre des rallyes-raids, Sébastien Loeb signe néanmoins un nouveau podium, son troisième en six participations (2éme en 2017 et 3éme en 2019).Victorieux de deux spéciales et auteur de sept podiums sur cette 44éme édition de 2022, l’Alsacien a perdu toutes ses chances le troisième jour, concédant énormément de temps… 28 minutes sur Al-Attiyah après la casse de sa transmission.
Le soir au bivouac il avait compris que la victoire venait de s’éloigner, indiquant:« Plus personne n’est plus en mesure de mettre la pression sur Nasser, il est tranquille.»Trois jours plus tard à mi parcours 2022, le pilote de l’équipe Prodrive perdait encore quinze minutes, aprés avoir ‘ jardiné, se perdant…Il a bien ensuite tout tenté pour essayer de combler l’écart mais le véloce Nasser au volant et bien navigué par Mathieu Baumel, n’a jamais abdiqué, ni flanché, bien au contraire.Ce qui faisait dire à Sébastien Loeb:« On a eu une belle bagarre, on a perdu un peu de temps au début mais on s’est battu jusqu’au bout avec Fabian. On ne peut pas se reprocher grand-chose, on a fait un beau rallye, pas parfait comme Nasser mais on s’est bien battu et on s’est bien fait plaisir. Finir deuxième, ce n’est pas si mal pour un premier rallye avec Fabian!»
Désormais ce samedi 15 janvier, le rallyman Français, a déjà quitté l’Arabie. Destination la France et la Principauté de Monaco, où il doit, des ce début de semaine, attaquer les reconnaissances du Monte Carlo qui débute jeudi prochain, au volant de sa Ford Puma, et aprés Prodrive au Dakar, d’une autre écurie Britannique, M Sport, le Team de Malcolm Wilson!Loeb déjà vainqueur sept fois de cette prestigieuse épreuve monégasque, en 2003, 2004, 2005, 2007, 2008, 2012 et 2013!Il va affronter l’autre pilote tricolore, l’autre multiple Champion du monde WRC, l’autre Seb, Sébastien Ogier, déjà lauréat lui à … huit reprises, en 2009, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2021 !Et qui bien que maintenant retraité comme Loeb à plein temps de la discipline reine des rallyes, a choisi de s’aligner au départ de quelques manches cette année dont le Monte Carl’ !















