1er mai 1994. GP de San MARIN de sinistre mémoire..[/caption] Le Safety-Car ou voiture de sécurité que l’on voit régulièrement entrer en action lors d’incidents à l’occasion des GP de F1, vient tout juste de fêter un demi-siècle d’histoire lors du dernier GP du Canada à Montréal.C’est en effet en 1973 au Canada disputé à l’époque sur le circuit de Mosport Park que l’on vit pour la première fois en F1, une voiture de sécurité entrer en piste à la suite d’un accrochage entre Jody SCHECKTER (Mc LAREN) et François CEVERT (Tyrrell) pour neutrraliser la course le temps d’évacuer les deux monoplaces accidentées.Il s’agissait en l’occurrence d’une Porsche 914 de couleur jaune vif.Le pilote de cette voiture de sécurité improvisée à l’époque et dénommée Pace-Car sur le continent américain était le pilote canadien d’origine hollandaise, Eppie WIETZES qui au cours de sa carrière disputa deux Grands Prix, entre 1967 et 1974 sur une Lotus et une Brabham.
Cependant la première entrée en action officielle pour un véhicule de sécurité équipé comme tel et sous les procédures officielles mises en place par la FIA, remonte à 1993, lors du GP du Brésil à Sao Paulo sur la piste d’Interlagos. 
C’est là en effet que l’on vit une FIAT TEMPRA conduite par Charlie WHITING, le délégué FIA accompagné du Directeur de Course Roland BRUYNSERAE- SERAEDE entrer en piste du 31ème au 37ème tour pour neutraliser le GP après que les deux pilotes Japonais, Aguri SUZUKI et Ukyo KATAYAMA, soient sortis violemment de la piste rendue dangereuse par une soudaine et violente averse torrentielle et jonchée de débris.La date du 28 mars 1993 restera donc comme celle de l’entrée officielle du Safety-Car lors d’un GP de F1 dans les annales de la FIA, dont le règlement en grandes lignes prévaut toujours à l’heure actuelle défini comme suit : [caption id="attachment_435663" align="aligncenter" width="828"]
GP du CANADA 1996[/caption] Le Safety-Car entre en piste lors d’un GP lorsque les circonstances et l’état de la piste le nécessitent et se positionne devant la voiture de tête,signalant par des feux orange clignotants l’interdiction immédiate de dépasser tandis que les commissaires de piste agitent le drapeau jaune et signale la présence du Safety Car par un panneau avec les lettres SC noires sur fond blanc et dorénavant par signalisation lumineuse.
Dès que le danger est écarté, l’extinction des feux clignotants indique la fin imminente de la phase de Safety-Car et celle-ci est atteinte dès que le Safety-Car entre dans la voie des stands.Ce n’est qu’à ce moment-là que l’interdiction de dépasser prend fin et que le peloton est autorisé à prendre un nouveau départ.
7 MARQUES DIFFÉRENTES ET DEUX PILOTES ATTITRÉS
Les Safety-Cars modernes sont devenues de véritables bijoux technologiques qui se distinguent des modèles de base par leur système de freinage entièrement revu, leurs chassis règlables manuellement en hauteur équipés d’amortisseurs adaptatifs variables sur 3 préréglages et équipés de moteurs adaptés aux circonstances et directement dérivés de la compétition avec des accélérations de 0 à 100 Km/h en 3,2 secondes et pouvant atteindre les 325 Km/h en vitesse de pointe pour une puissance de 730 cv.Depuis l’instauration officielle des Safety-Cars en 1993 par la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) sept marques différentes se sont disputées la palme à savoir :1993 : FIAT TEMPRA1994 : OPEL VECTRA 4 & HONDA PRELUDE1995 : PORSCHE 911 GT21996 : RENAULT CLIO WILLIAMS1996 à 1997 : MERCEDES BENZ C36 AMG1997 à 1998 : MERCEEDES-BENZ CLK 55 AMG1999 à 2000 : MERCEDES-BENZ CL 55 AMG2001 à 2002 : MERCEDES-BENZ SL 55 AMG2003 : MERCEDES-BENZ CLK 55 AMG2004 à 2005 : MERCEDES-BENZ SLK 55 AMG2006 à 2007 : MERCEDES-BENZ CLK 63 AMG qui devint par après la MERCEDES-BENZ CLK 63 AMG Black Series2008 à 2009 : MERCEDES BENZ SL 63 AMG2010 à 2014 : MERCEDES-BENZ SLS AMG2015 à 2017 : MERCEDES-BENZ AMG GT S2018 à 2021 : MERCEDES-BENZ AMG GT R et depuis 2021 en alternance avec ASTON MARTIN VANTAGE.
Concernant les pilotes de ces engins devenus de véritables bolides de course si durant les premières années, il était souvent fait appel à des pilotes nationaux lors des GP mais depuis 1997 tout cela a été professionnalisé avec d’abord, le pilote Anglais Oliver GAVIN jusqu’en 1999, avant de céder sa place au pilote Allemand Bernd MAYLÄNDER qui occupe cette fonction depuis 2000 et qui pour un cas de force majeur a été remplacé une fois par le pilote Suisse Marcel FÄSSLER.
Dorénavant la voiture de sécurité est devenue indispensable lors de chaque GP et rares sont les courses où elle ne doit pas intervenir.Tributaire en la matière des décisions du Directeur de Course à qui incombe la tâche de la faire intervenir ou pas cela signifie que le pilote officiel Bernd MAYLÄNDER assisté de Pete TIBBETS, l’observateur officiellement désigné par la FIA lors des interventions, doit toujours être directement prêt pour parer à toute éventualité d’intervention sous le contrôle du Directeur de Course.
Au cours des trente années de présence de la voiture de sécurité, le plus gros couac au niveau des interventions restera celui survenu en 2021 lors du dernier GP de la saison à Abou Dabi lorsque le Directeur de Course de l’époque, l’italien Michael MASI n’a pas respecté la procédure habituelle lors du dédoublement des attardés et ce juste avant de relancer la course…Une sacrée bourde qui lui coûta sa place tandis qu’à Hamilton, cela lui coûtât … un 8ème titre de Champion du Monde qui lui tendait les bras… si le règlement avait été respecté!CQFD Manfred GIETPhotos: Publiracing Agency ]]>










