Eliott Delecour, une promesse d’avenir Épisode 1
« Bon chien, chasse de race » avait coutume de dire Louis XV reprenant à l’envi ce proverbe bien Français.Eliott Delecour, 16 ans tout juste, est rien moins que le fils de ‘Freinetard, la légende alias François Delecour et de la sublime Priscille de Belloy, double Championne de France des Rallyes et ex pilote usine Abarth, Peugeot et Ford.Quand bien même, a-t-il toujours baigné dans le milieu du Rallye et vécu au rythme des exploits de son père, jamais il n’a été programmé dès son plus jeune âge pour devenir pilote, menant une enfance des plus classiques et normales.Pour autant, dès cette époque, l’entourage proche de la famille avait vu en lui un quelque chose sortant de l’ordinaire, une maîtrise, une acuité, une volonté, bref un talent rappelant furieusement ses deux parents.Son habileté, dès le début de l’adolescence au guidon de la moto de cross acquise et ce après avoir travaillé les week-ends sur les marchés pour se faire de l’argent de poche, ne faisant que confirmer ces pressentiments.
C’est ainsi que le jour de son 16ème anniversaire, le jeune Eliott se retrouva au fin fond d’une obscure carrière en Roumanie au volant d’une Dacia Sandero de la Cup du Championnat de Roumanie pour quelques kilomètres au volant pour la première fois d’une voiture de course avec un copilote Matthieu Coppa… rencontré la veille au pied de l’avion!Il dut également assis à droite de son père inventer son système de notes (très différent de celui de François) avec Matthieu assis à l’arrière prenant les notes durant les traditionnels deux passages.Le jour du ‘shake down, les consignes furent claires. Il ne s’agissait pas de rechercher la performance.Le rallye de Iasí sur terre était déjà la septième épreuve de la saison pour les autres concurrents, parmi lesquels d’autres jeunes concurrents venus de toute l’Europe.Dans tous les cas, afin d’éviter que les esprits ne s’échauffent, il avait été convenu que ses temps ne lui seraient pas communiqués.
Les concurrents de la Dacia Cup s’élancent, les temps tombent et vint le tour d’Eliott et Matthieu…A contrario de ce qui avait été convenu, il fallait se rendre à l’évidence et lui communiquer ses temps… ne serait-ce que pour éviter tout renchérissement lors des passages suivants… sur 2,5 km de spéciale, ‘Freinejamais était… 3 secondes au kil plus vite que tous les autres concurrents de la Cup, devant la plupart des Clio RC5 et même devant deux R5!!!!Et le lendemain, malgré de récurrents problèmes de coupure moteur et des disques à la corde, il signa tous les scratchs (5) de la Cup avec des écarts moyens supérieurs à 1 seconde et demi au kilomètre!A tel point qu’une réclamation fut déposée et que la voiture fut auscultée sous toutes les coutures par les commissaires…Conclusion: voiture conforme …et passablement fatiguée!
Le jour suivant, parti sur le même rythme, le moteur coupa en plein appui envoyant la voiture contre un parapet en béton condamnant l’équipage à l’abandon après une grosse frayeur.Mais Eliott s’était fait un prénom et fit les délices de la presse automobile Roumaine dans les jours qui suivirent.La question étant quand même de savoir s’il s’agissait de la chance du débutant et s’il allait confirmer… Gilles GAIGNAULTPhotos : Gilles VITRY(A SUIVRE


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