L’ancien pilote Chilien Eliseo SALAZAR, souffle 70 bougies en ce jeudi 14 novembre 2024.
Né le 14-11-1954 à Santiago du Chili, la capitale du pays en forme de bordure le long de son voisin Argentin, sur la façade ouest au niveau de l’océan Pacifique, Eliseo SALAZAR possède à ce jour, le statut d’être le seul pilote Chilien… à avoir participé au Championnat Mondial de Formule 1.Dans un pays où le sport automobile fait office de parent pauvre derrière les deux sports favoris que sont le football et le Rodéo à cheval et où un circuit permanent ou temporaire destiné aux sports mécaniques sont une denrée extrêmement rare, le fait qu’un gars comme SALAZAR ait percé dans le sport auto au plus haut niveau, est quasi l’exception qui confirme la règle dans son pays d’origine a la seule exception d’un certain Juan ZANELLI qui participa lui à quelques GP durant les années ’30, donc bien avant l’ère moderne du Championnat du Monde de F1, instauré en 1950, ce qui fait d’Eliseo un véritable pionnier des temps modernes.Début de la vingtaine, Eliseo se senti attiré par le rodéo mais plutôt mécanique qu’équestre en participant à un semblant de Championnat Chilien pour voitures de série et où il fut sacré Champion ce qui l’incita à disputer ensuite les Championnats Argentins F4 et de Formule Ford 1600, nettement plus relevés et où il put démontrer un talent certain, avant d’émigrer vers l’Angleterre, berceau du sport automobile, comme beaucoup de Latino-Américains à l’époque, pour y disputer le très relevé Championnat F3 Britannique qu’il s’était fixé d’emblée comme défi. [caption id="attachment_481008" align="aligncenter" width="600"]
Eliseo-SALAZAR-RAM-MARCH-01-1981-Manfred-GIET[/caption] Ainsi le verra-t-on en 1980, y faire bonne figure, ce qui lui permit de disputer l’année suivante le BRITISH F1 CHAMPIONSHIP AURORA, hors Championnat mondial de la catégorie reine, sur une WILLIAMS FW 07 du Team RAM et où malgré 6 abandons mais 3 belles victoires, 5 podiums et 6 Pole, il termina dauphin du Champion l’Espagnol Emilio DE VILLOTA, jolie performance qui lui permis d’accéder l’année suivante à la F1, le ‘Graal pour tout pilote ambitieux.Avec un bon soutien financier de la compagnie pétrolière Chilienne COPEC, Eliseo SALAZAR trouva rapidement refuge chez MARCH GP dès 1981 mais dont les performances du modèle siglé 811, étaient tellement médiocres que mis à part des non-pré-qualifications, voire qualifications, il n’y avait pas grand-chose au programme ce qui l’incita à opter pour le Team ENSIGN à partir du GP d’Espagne à Jarama en cours d’année avec une belle 6ème place et un premier point au classement ‘’pilotes’’ à la clé lors du GP de Hollande à Zandvoort.A l’époque les six premiers empochaient des points à l’arrivée des GP (9, 6, 4 , 3, 2 et 1) [caption id="attachment_481007" align="aligncenter" width="600"]
Eliseo-SALAZAR-Ensign-N180B-1981-Dijon-Manfred-GIET.[/caption] En 1982, il se retrouve chez ATS, autre Team essoufflé financièrement qui se répercute sur la performance de la voiture au grand dam de Salazar qui après un début de saison encourageant avec une belle 5ème place au GP de St-Marin doit par la suite souvent dépasser les limites de ses capacités pour seulement ne fut-ce déjà que se qualifier.Après les deux points décrochés à Imola, il n’en récoltera plus d’autres jusqu’au GP d’Allemagne à Hockenheim, où il en moissonnera quelques autres … mais qui pour lui seront des poings plutôt serrés cette fois en lieu et place de points chiffrés !Rappel des faits : Alors que le leader, Nelson PIQUET (BRABHAM-BMW) est dans son 19ème tour et va prendre un tour à Eliseo SALAZAR à hauteur de la 2ème chicane du tracé de l‘ancien circuit de Hockenheim, il se fait harponner par le pilote Chilien qui apparemment ne l’a pas vu ? ce qui provoquera l’abandon et un zéro pointé pour les deux adversaires sud-américains.Alors que SALAZAR, complètement médusé face à la situation, une fois sorti de son cockpit se dirigea vers PIQUET pour aller s’excuser, l’ire du Brésilien fut telle qu’il s’attaqua à son adversaire Chilien de manière peu cavalière avant que les commissaires de piste n’interviennent rapidement à bon escient pour mettre fin au combat aux poings en bord de piste après celui aux points sur la piste !Même si les réseaux sociaux n’existaient pas encore à l’époque, l’image de ce duel extra-sportif, fit le tour du monde sur toutes les TV et encore aujourd’hui le pauvre SALAZAR en subit parfois les quolibets ! [caption id="attachment_481002" align="aligncenter" width="600"]
ELISEO-SALAZAR-Eliseo-F3000-RAM-04-en-1983- Manfred-GIET.[/caption] 1983, le vit débuter la saison sur une RAM-FORD 01 qui n’était autre qu’un ancien châssis MARCH 821 du Team RALPH & Mc DONALD, qui en engageant à tour de rôle SALAZAR-SCHLESSER-Jacques VILLENEUVE Senior et ACHESON, ressemblait plus à une agence de location de voitures qu’à une écurie de F1.Après avoir terminé 15ème au GP du Brésil, un abandon au GP US de Long Beach et ne pas s’être qualifié les quatre GP suivants, il décida de jeter l’éponge après le GP de Belgique pour se consacrer ensuite aux épreuves ALMS, IMSA, GRAN AM SERIES, IRL et CART, ainsi que quelques incursions au Championnat du Monde des Voitures de Sport par la suite. [caption id="attachment_481004" align="aligncenter" width="600"]
ELISEO-SALAZAR-Spice-SE-89-en-1989-Manfred-GIET.[/caption][caption id="attachment_481005" align="aligncenter" width="600"]
ELISEO-SALAZAR-Spice-SE-90C-en-1990-Manfred-GIET[/caption] Il deviendra par ailleurs le seul pilote à avoir disputé des épreuves aussi renommées que le GP de Monaco, les 24 HEURES DU MANS ,les 24 HEURES DE DAYTONA ainsi que les 500 MILES D’INDIANAPOLIS, ou le RALLYE RAID PARIS-DAKAR ainsi qu’à une manche Mondiale de rallye WRC en Argentine où il termina 12ème au général sur une MINI COOPER.Ce qui n’est pas mal pour un pilote éclectique dont le palmarès est certes peu étoffé mais qui a cependant montré tout au long de sa carrière longue de quatre décennies qu’il était un ‘’racer’’ affirmé dans tous les sens du terme et avec parfois aussi un manque de chance. [caption id="attachment_481003" align="aligncenter" width="600"]
ELISEO-SALAZAR-Jaguar-24-Heures-du-Mans-1990-année-où-il-a-failli-gagner-Manfred-GIET[/caption] Comme aux 24 HEURES DU MANS 1990, où titularisé sur la JAGUAR XJR-12 N°3 pour une raison tactique, il échangea son baquet en dernière minute avec Martin BRUNDLE inscrit sur la JAGUAR identique N° 4,ce qui ne lui porta guère bonheur puisque la N° 4 dut abandonner suite à un problème électrique alors que la N° 3 remporta le double tour d’horloge en Sarthe!Destin quand tu nous tiens…
Tout cela lui a valu une reconnaissance de la part de la FIA qui l’a désigné à l’occasion comme représentant des pilotes au sein du collège des commissaire sportifs présents à chaque GP pour surveiller toutes les infractions commises sur la piste durant les essais libres, les qualifications et le GP. Happy Birthday Eliseo ! Manfred GIETPhotos : Publiracing Agency [caption id="attachment_481001" align="aligncenter" width="600"]
ELISEO-SALAZAR-24-Heures-du-Mans-1982-avec-Chris-CRAFT-sur-la-DOME-RC-82-MARCH-Manfred-GIET.[/caption]]]>










