Le SERT champion du monde…
AVEC SUZUKI, VINCENT PHILIPPE DÉCROCHE ENCORE UN TITRE DE CHAMPION DU MONDE
Et oui, Vincent Philippe est bien champion du monde pour la septième fois. Ce titre il le voulait absolument pour l’équipe du SERT, pour la firme Suzuki, pour lui aussi bien sûr.A l’arrivée d’une course d’une rare intensité pour la désignation du vainqueur, Vincent repoussait les limites de l’acceptation de sa fatigue pour continuer à partager longuement avec son équipe la concrétisation d’un résultat qui était loin d’être acquis cette année, en raison d’une concurrence farouche et déterminée de la part de BMW et de YAMAHA.Avant le dernier relais
Il est comme ça le champion du Haut Doubs, tout en mesure, en profondeur et en retenue dans l’expression de ses sentiments, ce qui contraste énormément avec son audace, son agressivité et sa farouche détermination lorsqu’il s’agit de chasser la pôle, ou de faire un relais de nature à assommer l’adversaire. Des relais il en a fait, 10 ou 11, -il ne se souvient pas(en fait 10)- mais comme l’équipier japonais n’a roulé que 5 fois lors de ces 24 heures, il fallait bien aller au charbon.Pourtant lors des essais nous avons bien senti que toute l’équipe de la N°1 tâtonnait quelque peu et semblait un peu perdue dans ses réglages. A ce propos, écoutons ce que Vincent nous disait après la cérémonie du podium:” Oui c’est clair, on a beaucoup piétiné durant les essais, on s’est cherché énormément et pour finir on n’a pas trouvé ce qu’il fallait. On le savait au départ, on savait qu’on n’avait pas toutes les armes pour gagner la course et pourtant. Et pourtant, comme à chaque fois dans le team SERT Suzuki on fait le max avec ce qu’on a et au final, ça fait un très bon résultat et une très belle course. On a fait aussi le spectacle et ça aussi c’est important.”Là encore le Champion pense aux autres, aux spectateurs qui s’enflamment dès qu’il reprend la piste, aux mécaniciens avec lesquels il n’est point besoin de parler pour se comprendre. Le regard noir et quelques mots lâchés à la descente de moto, suffisent à tous, dans l’équipe, pour décrypter une situation difficile. Le sourire esquissé quand les temps sont au rendez-vous, est reçu comme une récompense par tous les membres de l’équipe, qui vouent au Grand, une quasi dévotion.Il faut dire qu’il est attachant le bonhomme. On avait mal pour lui quand il a souffert, plus moralement que physiquement, sans doute, des chutes du Bol d’Or et de Suzuka.Toute l’équipe avec lui ne pouvait pas se résoudre à croire que la saison n’aurait pas l’éclat des précédentes. Pourtant, rappelons nous que cet hiver, lorsque nous évoquions les forces en présence, tant Dominique MELIAND que Vincent PHILIPPE, nous faisaient remarquer que la Suzuki, en fin de parcours, n’était pas forcément aussi bien armée que les BMW, YAMAHA ou autres KAWASKI, disposant toutes de l’électronique et se trouvant, elles, en phase ascendante de développement.La victoire à Oschersleben redonna de l’oxygène à tous dans le clan SUZUKI. Vincent sut analyser la situation avec objectivité et se donna les moyens d’atteindre un pic de forme physique et psychique, en prévision d’une course difficile aux 24 heures.Même si Dominique MELIAND déclarait à qui voulait l’entendre, que l’objectif était le titre de champion du monde et que, si la victoire était à portée de main, il irait bien volontiers la quérir, on pouvait raisonnablement penser, après la troisième place en qualifications et les 19 points d’avance, que pour une fois, les consignes seraient de jouer avant tout placé. Cette hypothèse paraissait d’autant plus plausible, que l’adaptation du pilote japonais TSUDA ne se faisait pas dans l’optimisme.On voyait pourtant mal le patron du SERT jouer les épiciers, mais comme l’on dit souvent, nécessité faisant loi, tout le monde avisé de la course guettait la course de la N° 1. Le titre en vue
Le retour d’ information ne se fit pas attendre, Vincent s’employant à mener une charge héroïque dès les deux premiers relais, ne laissant à personne le loisir partir en tête et de se lancer dans un festival de pilotage augurant d’une course splendide.En effet, entre la YAMAHA N° 94, la BMW N° 99 et la KAWASAKI N°11 l’empoignade était virile et déterminée. Ensuite, quand la YAM et la BMW ne pouvaient plus prétendre au tout premier rôle, elle ne baissa en rien en intensité avec la seule KAWA rivalisant d’audace pour slalomer au milieu des motos plus lentes et des pilotes moins expérimentés. Le duel dura ainsi toute la course avec le soutien très actif d’un Anthony DELHALLE parfaitement en phase avec son équipier Vincent et un japonais très appliqué, qui sut parfois hausser son rythme pour ne pas ruiner, tous les efforts de ses camarades d’écurie.La guerre des nerfs battait son plein dans les stands respectifs. Dominique MELIAND ne se faisait pas trop d’illusions quant à une victoire en regrettant de ne pas avoir pu disposer d’un troisième pilote aussi incisif que nécessaire.Gilles STAFLER était tendu comme un arc, sachant l’impact énorme que constituerait une troisième victoire consécutive. Vincent PHILIPPE qui avait sonné la charge dès le départ, eut encore le droit d’assurer le final à seulement 1’02″508 du vainqueur, c’est dire que dans les deux camps, on avait tout donné.Effectivement, Vincent déclarait n’avoir rien à regretter dans cette affaire puisqu’il savait, ne pas disposer de meilleure arme “pour vraiment pouvoir se lâcher” comme le disait sans acrimonie Anthony DELHALLE, superbe lui aussi dans l’effort et la volonté d’arracher le titre, sans se contenter d’assurer une cinquième place, ce qui aurait amplement suffi pour ramener la 12 ème couronne mondiale au SERT. Vincent Philippe relais de nuit

Un effort intense

Rencontre de deux mondes un pilote de Mirage F1 et un pilote de Suzuki
Vincent PHILIPPE oublie de dire qu’il voudrait bien également pouvoir tutoyer les étoiles.Un projet est en cours d’élaboration avec l’Armée de l’Air. Vincent baptisant à moto le Lieutenant Instructeur Aymeric APRETNA, pilote de Mirage F1, celui-ci rendrait la pareille au champion moto, à bord d’un Alpha jet à partir de la base de Tours. Nous tenterons d’être, non pas du voyage, mais présent pour recueillir les impressions de Vincent.Avant de terminer ce sujet, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à ce qu’aurait pu être la saison de Vincent PHILIPPE s’il avait signé avec team autrichien du YART dont l’année 2012, fut pour le moins ratée.Il semble bien qu’une forme de justice immanente existe. La fidélité de Vincent à son SERT chéri, lui vaut en retour, un nouveau partage glorieux, voilà qui est réconfortant.Le bisontin est fidèle à des valeurs. Il fait l’unanimité aussi bien en tant qu’homme, que comme pilote. Sa famille, avec Aude son épouse toujours discrètement présente et Janice sa fille de plus en plus participante à la vie de son champion de papa – présente sur le podium des 24 h par exemple-, contribuent pleinement à l’équilibre d’un grand pilote qui aime à se ressourcer dans le Haut Doubs tant à vélo, qu’à ski, ou encore à moto, pour sensibiliser les collégiens du département aux notions de sécurité.nt Vincent Philippe et sa fille Janice

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