Le point avec Yannick Lucot du Team Viltaïs Racing Igol qui aligne la Yamaha YZF-R1 N°333
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ARRÊT RAVITAILLEMENT LORS DES TESTS POUR LA YAMAHA 333- Photo Michel PICARD[/caption] Avant que la sirène du circuit Bugatti du Mans relance la dernière cession des deux journées tests des essais collectifs (29 et 30 Mars dernier) en vue des prochaines 24 Heures du Mans Motos qui se déroulent en cette fin de semaine, les 16 et 17 Avril, Autonewsinfo s’est entretenu avec Yannick Lucot, le manager du VRD Igol Expériences, toujours très disponible malgré sa charge de travail. [caption id="attachment_389862" align="aligncenter" width="800"]
YANNICK LUCOT – Photo : Michel PICARD[/caption] Très ému, Yannick ne put s’empêcher de saluer avant-tout la mémoire et le travail – il couvrait pour notre site autonewsinfo le mondial d’endurance moto depuis des années – de notre ami Alain Monnot, disparu le 14 Octobre 2020, et avec lequel il entretenait une approche commune au sujet des questions d’insertion auprès des jeunes.Revenons sur le gros bouleversement concernant la composition de votre équipage cet hiver « Un bouleversement comme il en existe aussi dans d’autres équipes. Nico Terol a souhaité arrêté et se voué à une autre carrière. Flo Marino avait engagé un travail avec Kawasaki en Superbike et ça paraissait logique qu’il puisse les rejoindre aussi en endurance. Ce fut le moment d’observer les pilotes compatibles avec l’état d’esprit dans lequel nous voulons conduire une course et une saison. Nous avons eu environ 25 pilotes qui nous ont sollicité et nous en avons reçu une dizaine en entretien à Lyon. Nous avons pris le temps de discuter avec eux et nous avions aussi commencé une visio avec Steven Odendaal (le vice-champion du monde Supersport 2021) que nous avait recommandé Florian Marino. A l’issue des entretiens, nous avons été très contents de retenir Erwan Nigon qui a une très belle expérience. Il connaît toutes les motos du paddock car il a roulé avec toutes et il a un très bon état d’esprit. Nous en avons discuté évidemment avec Eric De Seynes – le patron de Yamaha Europe – pour que ce soit aussi validé avec ceux qui nous supportent : Yamaha et Dunlop. Nous sommes très confiants car nous avons effectué un gros travail, c’est ce qui nous caractérise aussi, avec un team building (renforcement d’équipe ) au début du mois de Février qui s’est très, très bien passé avec une très bonne atmosphère dans l’équipe tant au niveau technique que sportif. Tout cela laisse espérer de belles choses sur les courses à venir ». [caption id="attachment_389857" align="aligncenter" width="800"]
LA YAMAHA 333 – Photo : Michel PICARD[/caption] Quelle évolution a connu votre Yamaha R1 N° 333 ?« Aujourd’hui nous disposons du boîtier 2022 qui est une évolution de celui de 2021 mais il faut savoir que nous avions fait la saison dernière avec un boîtier 2020. Si la mécanique ne nous avait pas lâchée nous aurions pu finir sur le podium du Championnat du Monde en finissant huitième à la dernière épreuve. Nous savions que nous n’allions pas chercher le SERT qui a fait une saison presque idéale l’année dernière. La nôtre n’a pas été complètement parfaite mais nous étions présents sachant que si nous finissions cinquième à Most nous pouvions prendre la seconde place au Championnat. Tout était jouable mais le moment n’était pas venu et ce sera à venir. Nous repartons sur les mêmes bases avec le même châssis et les mêmes suspensions mais nous attendons beaucoup de cette nouvelle électronique qui permet plus de confort dans la conduite tout en roulant plus vite. Nous l’avons vu l’an dernier avec Yoshimura qui arrivait à avoir de très bonnes performances en course en ayant finalement ce confort. Nous espérons tirer profit de ce boîtier aussi cette saison.» [caption id="attachment_389861" align="aligncenter" width="800"]
LA YAMAHA N°333 – Photo : Michel PICARD[/caption] Yann Lucot , pouvez-vous nous faire un résumé de vos essais ?« Nous avions déjà roulé trois jours à Cartagène, deux jours à Alméria et deux autres jours la semaine dernière ici au Mans avant la première manche du FSBK. La journée d’hier a été pour nous très enrichissante car nous avons pu continuer à faire évoluer les réglages que nous avions peaufinés la semaine dernière. Nous n’avons passé le boîtier 2022 que ce Mercredi matin. Je pense que nous pouvons être dans le coup et nous savons qu’une course d’endurance comme celle-ci dure 24 heures. Notre idée est d’être présent au début et à la fin de l’épreuve. Cette saison comporte trois courses de 24 heures donc c’est de la fiabilité et l’important sera de rester sur ses roues. Nous sommes Dunlop et c’est un très bon choix avec des pneus qui sont adaptables, polyvalents et performants sur tous les circuits. Nous sommes très satisfaisants d’être assistés depuis plusieurs années par Dunlop. Je pense que c’est réciproque et nous espérons leur apporter de beaux résultats.» [caption id="attachment_389859" align="aligncenter" width="800"]
LE JEUNE ÉQUIPAGE DE LA YAMAHA 333 – Photo : Michel PICARD[/caption] La marque de fabrique de votre équipe, c’est qu’elle fait toujours confiance aux jeunes ?« Nous nous sommes structurés, j’ai de nouveau une pensée émue pour Alain, avec toujours des jeunes en formation qui viennent passer leurs certificats de qualification professionnelle mais nous avons aussi un staff très professionnel à des postes clés avec cinq mécaniciens dont Flavio qui nous a rejoint et qui s’occupe de l’acquisition de données et Jérôme qui s’occupe de la suspension, pour ne citer qu’eux deux. Ils sont jeunes aussi et encadrent les plus jeunes qui passent leurs certifications professionnelles. Nos cinq pros sont très performants et n’ont rien à envier aux ” vieux briscards ” que nous croisons dans le paddock. »Votre stratégie pour ces prochaines 24 heures ?« Pouvoir ne pas être lâché par les motos de tête, faire notre course à nous, ne pas prendre de risque, ne pas se faire piéger. Nous sommes sur un type de conduite de course qui consiste à enquiller des tours propres, en restant sur la piste tout en faisant de beaux ravitaillements sans perdre trop de temps. Nous ferons très attention à rouler dans les chronos que tout cela implique. Sur le papier nous avons trois pilotes qui tournent en 37, voire petit 37. Devant ça roulait en 36, donc nous roulons à moins d’une seconde et c’est ce que j’ai dit aux pilotes : si nous roulons entre 37 et 38 toute la course nous ne serons pas trop mal … » [caption id="attachment_389855" align="aligncenter" width="800"]
LA YAMAHA N°333 – Photo : Michel PICARD[/caption] Au terme de ces deux dernières journées de travail lors de cette session des essais privés collectifs, sur le tracé du Mans, la Yamaha N° 333, fut créditée du sixième chrono en 1’36.931, un temps très proche que celui réalisé l’an passé au cumul des trois pilotes, lors des qualifications des 24 heures 2021 (1’36.705).Chrono qui les avaient placé en 5ème position au départ. A l’issue de la course nous trouvions le team de Yannick Lucot, finalement 7ème, à 29 tours de la Yoshimura SERT, et ce en ayant passé presque une bonne demi- heure supplémentaire au stand, à réparer une fuite d’huile en début de course.Nul doute qu’il faudra désormais compter avec cette équipe discrète mais efficace et prête, avec ce nouveau boîtier 2022 et ses pilotes de tout premier plan, à pallier aux moindres faux pas des usines et pourquoi pas à envisager un titre EWC après celui acquis en FIM Cup (Superstock) à l’issue de la saison 2016 -2017 . Texte et photos : Michel PICARD ]]>










