CHEZ EXAGON A MAGNY COURS, ON SE MET EN ROUTE POUR L’INDUSTRIALISATION

LA GENESELuc MARCHETTI, jeune Président de la société EXAGON Motors, nous reçoit avec grande courtoisie au siège de la firme à Magny-Cours et ce, à la veille de lancer le chantier de la construction de la future unité de production (7500 m2) de cette GT électrique, qui va jouer les vedettes au prochain Salon de Genève, début mars.Avant de jalonner l’histoire qui a conduit d’un rêve et d’un pari un peu fou à découvrir la mise sur roues d’un véhicule d’essais, une question nous brûle les lèvres.

La présentation, en octobre2010 au Salon de Paris, du show car, se traduit par un retour tout à fait positif.Presse, propriétaires de GT, designers, public… tous plébiscitent la ligne superbe de la FURTIVE. Il en sera de même lors des diverses expositions à Monaco, Tokyo ou Bruxelles.La voiture de validation (prototype roulant) prend rapidement le relais du modèle d’exposition….La machine est en marche et pour mieux encore faire entrer le concept du tout électrique dans les esprits, en mai dernier, des Andros cars électriques sont modifiés pour pouvoir disputer le Grand Prix de Pau.Il faut ajuster des suspensions piste, monter des freins adéquats et travailler le refroidissement et la sécurité. Ainsi équipés, les bolides électriques chaussés en pneus de série, dérivent sans bruit, autorisent des dépassements nombreux et donnent lieu à une course spectaculaire qui enthousiasme tout autant les pilotes : Adrien TAMBAY, Franck LAGORCE, Nicolas PROST, qu’elle enchante un public Palois, complètement conquis.« Cette course a fortement contribué à faire évoluer les mentalités par rapport à l’électrique. On peut effectivement aller très vite, on peut éprouver de fortes sensations et conduire ou piloter avec plus d’agrément grâce à un couple maxi obtenu dès les premiers tours moteur, et d’avoir toujours de la puissance sous le pied » nous déclare Luc MARCHETTI, à qui nous demandons quelles sont les astuces utilisées pour pouvoir disposer d’une puissance importante. « Ce ne sont pas à proprement parler des astuces, mais c’est vraiment peaufiner tout ce qui est rendement, et là c’est le métier de SIEMENS pour ce qui est des moteurs. Avoir évidemment le maximum d’énergie, ça c’est le métier de SAFT. Nous avons effectué un très gros travail sur l’aérodynamisme et sur le rendement de la boite de vitesses parce que, pour obtenir de telles performances, il faut être dans les bonnes plages de rendement. Notre véhicule est équipé d’une boîte de vitesses spécifique, ce qui lui permet de fortes accélérations et une vitesse de pointe – 290 kilomètres – qui seront limités à 250 km/h. Il faut noter également la collaboration de MOTUL qui a mis au point une huile à haut rendement pour notre voiture. »

Luc MARCHETTI répond :« Le véhicule sera vendu 100% électrique exclusivement. Mais effectivement j’ai souhaité avoir un générateur , un petit moteur, là aussi à haut rendement, à régime fixe qui doit se mettre en route uniquement sur des grands parcours (3, 5 fois, 10 fois par an)., ce qui n’en fait pas un véhicule hybride mais bien électrique, roulant propre. »Et il ajoute :« Sans aller à la prise, sur cycle normalisé ECE 15 nous sommes à près de 300 kilomètres sur la seule énergie électrique. Après, avec l’appoint du range extender (prolongateur d’autonomie) nous sommes proches de 800 kilomètres. » 
Parallèlement à ces essais nombreux et nécessaires, on travaille simultanément sur la phase de commercialisation (contacts, salons, présentations..) et sur la phase d’industrialisation.C’est ainsi que démarre le chantier de construction d’un nouveau bâtiment de 7500 m2 destiné à la Manufacture telle que le patron d’EXAGON, nomme les installations qui vont permettre de mettre en fabrication… 100 FURTIVE par an, dans un premier temps, pour des livraisons à intervenir en 2013.Photo : usine 3D

Bureau d’études
Cette visite peu ordinaire chez EXAGON, nous inspire quelques commentaires particuliers.En effet alors que le challenge de produire une GT électrique est énorme et que les délais prévus sont particulièrement resserrés, alors que tous les personnels sont soumis à une forte pression, ce sont des impressions de calme, de maîtrise, de sérénité, que nous éprouvons tant auprès de Luc MARCHETTI, que d’Éric MATHIOT, chargé de la communication ou encore en regardant travailler les personnels dans les ateliers (12 personnes) ou dans le bureau d’études ou les services administratifs (40 personnes).
vue générale ateliers

Plans extension

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