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PILOTE ET CONSTRUCTEUR L’ ITALIEN GIOVANNI LAVAGGI SOUFFLE 65 BOUGIES.
Au pinacle de la catégorie reine du sport automobile, de tout temps les pilotes italiens ont toujours fait bonne figure.Et parmi ces derniers, figure certainement le Sicilien Giovanni LAVAGGI, qui même s’il n’a pas fait déborder ses vitrines de coupes, a le mérite d’avoir essayé de se mettre en évidence chaque fois que l’occasion lui était donnée et pas toujours sur du matériel performant, loin de là …Il fait néanmoins partie de cette fabuleuse lignée de pilotes transalpins qui au cours des sept dernières décennies ont marqué de leur sceau le sport auto de haut niveau, même si la dernière victoire en GP d’un pilote Italien (FISICHELLA en 2006 lors du Grand Prix de Malaisie sur Renault) remonte entretemps déjà à 17 ans !Pilote plus tard … aux 24 Heures du Mans
Giovanni LAVAGGI qui souffle aujourd’hui 65 bougies est né le 18 février 1958 à Augusta en Sicile, où vivaient ses parents et grands-parents et dont le grand-père qui portait le même prénom que lui a non seulement été anobli pour sa bravoure en tant que pilote de l’armée de l’air Italienne durant la seconde guerre mondiale, où il laissera sa vie, ce qui lui a valu qu’une rue d’Augusta lui soit dédiée.Véritablement contaminé par le sport automobile dès son adolescence par son paternel qui dans les années ’60 pratiquait ce sport en amateur, il fut ébloui en assistant en 1973 à la fameuse TARGA FLORIO, épreuve mythique autrefois, où s’illustrait justement un …Sicilien, Nino VACARELLA, TARGA qui pour un Sicilien avait une signification particulière, en tant qu’épreuve disputée sur routes ouvertes et où il fut aussi ébloui par la maîtrise d’un certain Jacky ICKX, au volant d’une FERRARI 312 PB, émotion qui déclencha chez lui une vraie passion, qu’il dut cependant mettre en sourdine jusqu’à la fin de ses études qu’il terminera comme diplômé en ingénierie mécanique.Âgé de 26 ans, il fêta ses débuts sur quatre roues dans le Championnat Italien de Formula Panda, où il se classera second en 1984, avant de passer à la F3 en 1986 et ensuite aux voitures de sports protos deux ans plus tard, avant de bifurquer à nouveau vers la monoplace en 1991, avec la F3000, l’anti-chambre de la F1.Une expérience qui se soldera par deux qualifications seulement en dix tentatives.EN F1 … VIA L’ENDURANCE !
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Au volant de la PACIFIC F1[/caption]Motivé, déterminé mais sans grands moyens financiers, voilà en résumé ses débuts de carrière en sport automobile.
Pour celui dont les datas affichaient un parcours atypique pour atteindre son objectif primaire, la catégorie reine, sa victoire remportée aux 24 Heures de DAYTONA en 1995 – la plus importante épreuve d’endurance dans la catégorie des voitures de sport après les 24 Heures du MANS – sur une PORSCHE K8 de pointe du Team KREMER avec les Allemands LÄSSIG et WERNER ainsi que le Français, Christophe BOUCHUT, fut en quelque sorte, le vecteur qui lui permit d’atteindre les hautes sphères de la F1.
La prime lors de sa victoire la plus significative de sa carrière lui permit en effet de s’incruster alors qu’il était déjà âgé de 37 ans à la mi-saison 1995, au sein du Team désargenté ‘PACIFIC TEAM LOTUS de Keith WIGGINS, pour remplacer Bertrand GACHOT, l’espace de quatre GP, hélas soldés par autant d’abandons…Celui qui en F1 avait hérité du surnom de ‘’Johnny CARWASH’’- LAVAGGI, qui traduit de l’Italien, signifie ‘’Lavage’’- reçut une deuxième opportunité en 1996, étant alors appelé à remplacer son compatriote Giancarlo FISICHELLA à partir du Grand Prix d’Allemagne, chez MINARDI – de nos jours ALPHA TAURI- écurie pour laquelle il disputera six GP, avec à la clé, trois non-qualifications et une dixième place malgré un abandon, lors du GP de Hongrie. RETOUR A SES PREMIERS AMOURS ET CONSTRUCTEUR.
Il participa aussi à six reprises aux 24 Heures du MANS, avec comme meilleur résultat, une septième place en 1992, sur une PORSCHE 962 KREMER.En 2005, il mit un plan longuement mûri à exécution : la construction de sa propre voiture en l’occurrence, un proto LAVAGGI-AER LS1, au volant de laquelle il disputera les ‘LE MANS SERIES entre 2006 et 2009, cependant sans résultats, faute de moyens budgétaires pour développer la voiture.
Après avoir disputé quelques manches du Championnat d’Italie de V8- Superstars en 2010 et 2014, après tout de même … trente années de carrière, il décida de tourner le dos au sport automobile, avec certainement un goût de trop peu, en ce qui concerne son palmarès, qui avec des moyens financiers plus conséquents aurait certainement été plus éloquent car les qualités intrinsèques sans aucun doute, il les avaient. Happy Birthday et bienvenue au club des SENIORS Giovanni ! Manfred GIETPhotos : Publiracing Agency ]]>










