Alors qu’il usait des combinaisons souvent trop grandes sur la piste familiale de Kerpen près de Cologne, Michaël SCHUMACHER, s’est épris de compétition, alors qu’il avait à peine 11 ans après avoir assisté en spectateur en 1980 au Championnat du Monde de Karting qui se déroulait à Nivelles en Belgique, après avoir été fasciné par le style de pilotage d’un certain Ayrton SENNA, dont il s’inspira par la suite pour se hisser en bon ordre dans les différentes formules de promotion qui lui servirent de tremplin sur la scène internationale du Championnat du Monde des Voitures de Sport.Où rapidement, il étala toute sa classe au cours de la saison 1991, en tant que pilote titulaire, au sein du Team SAUBER-MERCEDES, sur des C 291 et C 11.
Des flèches d’argent engagées par le Team SAUBER certes encore fragiles mais sous la bienveillance de MERCEDES dont l’ambition était un retour à brève échéance en catégorie reine comme motoriste d’abord.
Même si les résultats pour Michaël SCHUMACHER n’étaient pas toujours à la hauteur des espérances comme lors de l’épreuve des 430 Km du Nürburgring le 17 août 1991, où le câble d’accélérateur le lâcha après 10 tours, MERCEDES sous l’impulsion de Jochen NEERPASCH, le responsable du ‘Junior-Team, allait lui offrir un ticket pour la F1, ni plus ni moins !
Michaël SCHUMACHER grâce à son manager, Willy WEBER, avait en effet été contacté par Eddie JORDAN, le propriétaire de l’écurie éponyme pour remplacer le franco-belge Bertrand GACHOT au pied levé dès le GP de Belgique à Spa-Francorchamps, suite à son incarcération dans une geôle de sa Majesté la reine d’Angleterre après une altercation qu’il avait eu avec un taximan Londonien.Mais le ticket d’entrée en F1 pour SCHUMACHER avait bien évidemment son prix avec en plus l’ancien banquier Irlandais Eddie JORDAN aux affaires, qui pour permettre au néophyte Allemand une première mise d’un pied à l’étrier en F1, lors d’un test à Silverstone, exigea 80.000 livres (95.000€) montant que régla Willy WEBER et les 150.000 (178.000€) exigé pour le seul GP de Belgique, furent pris en charge par MERCEDES.Mais dès le GP suivant celui de Belgique, le Gran Premio d’Italia à Monza, SCHUMACHER conseillé par WEBER et NEERPASCH, profitait d’une faille descellée dans le contrat souscrit chez JORDAN GP, pour céder au chant des sirènes ayant pour nom… Flavio BRIATORE et son Team BENETTON.
JEU ÉGAL AVEC NELSON PIQUET D’ENTRÉE CHEZ BENETTON.
Pour l’équipe propriété du fabriquant de ‘fringues à la mode, Luciano BENETTON et dirigé par son Directeur Commercial, Flavio BRIATORE, le fait d’enrôler le jeune espoir Allemand Michaël SCHUMACHER, était perçu comme un retour sur investissement garanti et qui s’avéra rapidement concluant par la suite.Le citoyen de Kerpen s’est en effet vite imposé en dégageant un fort courant de sympathie parmi le staff BENETTON au point de faire vite jeu égal avec son équipier et triple Champion du Monde (1981-1983-1987) le Brésilien Nelson PIQUET au cours des cinq derniers Grands Prix de la saison 1991, qu’ils disputèrent en commun.En 1992, associé au Britannique Martin BRUNDLE, protégé de Tom WALKINSHAW, nouvellement en poste chez BENETTON, Michaël SCHUMACHER garda aussi nettement le dessus en devançant son nouvel équipier de 16 points après 11 GP.MAÎTRE DE LA PLUIE
Survint alors le premier anniversaire de GP pour celui que l’on allait surnommer ‘SCHUMI’’ au GP de Belgique 1992 à Spa-Francorchamps au cœur des Ardennes Belges, souvent tributaires des caprices de la météo.Aux qualifs, SCHUMACHER était parvenu à se glisser en 3ème position derrière l’autoritaire leader au Championnat, un autre Britannique Nigel MANSELL et le Brésilien Ayrton SENNA, ce qui était de bon augure pour le GP, le lendemain disputé sur le sec au départ mais avec une succession d’ averses de pluie ensuite.Si SENNA prit la direction des opération dès le départ au virage de La Source, le Poleman MANSELL et son équipier PATRESE sur les WILLIAMS-RENAULT et la FERRARI d’ALESI suivaient en bon ordre, devant SCHUMACHER qui dans l’aventure avait perdu deux places avant de repasser ALESI dans la montée du KEMMEL.Alors que la pluie gagnait en intensité, cela n’empêcha pas MANSELL de dépasser la Mc LAREN-HONDA de SENNA, avant Blanchimont, imité en cela par son équipier PATRESE juste avant la chicane du BUS STOP dans des conditions météorologiques typiques à Spa c’est-à-dire, piste sèche par endroits et mouillée à d’autres !Au 4ème tour, nouveau changement de leader avec cette fois PATRESE en tête, alors que MANSELL était rentré pour changer de gommes et faire monter des ‘’pluies’’ vite imité rapidement par PATRESE et SCHUMACHER à l’aise sur ce type de terrain, ce dont profita provisoirement SENNA, obstiné à rester en slicks alors que l’adhérence était précaire pour passer devant mais qui s’avéra comme erreur de jugement par la suite puisque MANSELL chaussé de pneus pluie retrouva facilement le leadership. COUP DE POKER GAGNANT.
Au 29ème des 44 tours à couvrir, Michaël SCHUMACHER sur sa BENETTON-FORD, se retrouvait soudainement … en tête-à-queue, au virage de Stavelot et derrière son équipier BRUNDLE.Un fait de course banal mais qui allait avoir toute son importance pour la suite, puisque en tant que fin limier l’Allemand remarqua rapidement en suivant son équipier que les pneus ‘’pluies’’arrières, de celui-ci avaient tendance à buller, ce qui l’incita à rapidement rentrer pour faire repasser des gommes ‘’slicks’’ surtout que la piste avait tendance à s’assécher à de nombreux endroits.
Une option que tentèrent la plupart de ses concurrents mais trop tard surtout dans le cas du leader MANSELL qui lorsqu’il opta pour la même décision se voyait relayé en tête du GP par SCHUMACHER qui n’avait plus qu’à assurer jusqu’au baisser du drapeau à damiers et ce avec une avance confortable de 36,5 secondes et qui se voyait remporter le 1er GP de sa jeune carrière, avant au cours des années suivantes d’en décrocher 90 autres.Par la suite, Spa-Francorchamps allait devenir son circuit ‘porte-bonheur, que certains définiront comme son ‘’living’’ là, où en 2004, il allait fermer un fameux cercle, en y remportant prématurément son 7ème et dernier titre de Champion du Monde ! Manfred GIETPhotos : Publiracing Agency ]]>










