
S’habituer à revivre le bonheur une fois par an

Décidément, l’ACO peut être confiante. Son œuvre l’épreuve ‘Historique des 24 Heures du Mans, dénommée ‘ Le Mans Classic… créée en 2002 est en de très bonnes mains.
Vendredi, samedi et dimanche, les deux cent trente huit mille spectateurs venus en pèlerinage dans la Sarthe sont repartis avec des fantastiques images plein les yeux.
Avec une immense satisfaction… celle de ne plus devoir attendre deux ans pour revivre ce moment puisque désormais, c’est chaque année que l’on pourra revivre ces périodes de plaisir automobile.

Puisqu’en effet et conjointement Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest et Marc Ouayoun, le tout nouveau patron de Peter Auto, le promoteur avec l’ACO, un homme de grande expérience qui connait parfaitement le monde de l’automobile, récemment nommé à ce poste, l’ont bien confirmés le jeudi 3 juillet 2025.
Évidemment, on s’habitue aux folies des éditions, aux vedettes d’antan des différents plateaux.
Mais comment ne pas constater que plus nos anciennes vieillissent et mieux elles se portent.
Les composants et les produits modernes ne sont sans doute pas étrangers au regain de vitalité de ces ancêtres.
Mais aussi et surtout les dizaines de milliers d’heures de travail des restaurateurs, mécaniciens, carrossiers et autres passionnés qui œuvrent et se consacrent à la conservation de ce fantastique patrimoine.
L’exemple extraordinaire de la beauté des voitures du plateau 1 en est la preuve.
Comment ne pas retomber amoureux des Bentley qui furent reines de l’épreuve, de ces fantastiques Alfa Roméo8C qui parées du fantastique rouge italien, ont des airs d’actrices de cinéma qui, à jamais, restent comme de superbes étoiles filantes dans nos mémoires.
A chaque édition de cette épreuve magique qu’est Le Mans Classic, elles semblent rajeunir.
C’est nimbées d’une vibrante lumières que ces stars d’hier redeviennent des idoles d’aujourd’hui.
Pourtant, il ne faut pas être naïf. Bon nombre des modèles vus au Mans sont parfois d’extraordinaires reconstructions !!!


Pour les Bentley par exemple, c’est Mulliner un département de Bentley Motors qui s’y colle avec un cahier des charges précis.
Cela permet en tout cas de préserver intact des modèles qui sans doute sans ces soins attentifs termineraient leur vie dans de sombres musées de la vénérable campagne Britannique.


Ou chez de richissimes hommes d’affaires essentiellement des ‘Ricains, des yankees gavés de dollars qui s’offrent ainsi des ‘musées Historiques et ce sans jamais avoir fréquentées autrefois les circuits, y compris assister aux 24 Heures du Mans comme me le rappelait l’ami Gilles Gaignault. Qui me précisait que se profile comme chaque été début aout, le plus sélect des concours d’Elégance automobile au monde, celui de Peeble Beach en Californie !
Où annuellement des dizaines de ces sublimes bagnoles exposées valent des millions de dollars!
Toutes celles qui terminent ainsi, elles y gagnent sans doute en valeur spéculative mais perdent ce qui fit d’elles des impératrices incontestées du sport automobile.


On peut regretter évidemment la mise sous ‘’cloche’’ des plus belles voitures du monde comme les Ferrari P4 qui désormais sont cantonnées à vie dans des luxueux garages coffre-fort. Côté Ford, on ne rencontre pas en Europe en tout cas, aucune Ford MKII ou MK IV, la majorité des GT40 qui roulent encore sont des reconstructions, scrupuleuses certes mais évidemment bien loin des vedettes victorieuses au Mans, entre 1966 et 1969.
Curieusement, certaines voitures peu en vues lors de la véritable épreuve jadis sont pourtant depuis devenues des redoutables machines à dominer les rendez-vous historiques.




La Lola T70 par exemple ne brilla jamais au Mans. Mais, désormais, elle est un excellent choix pour les spécialistes du VHC qui s’en donnent à cœur joie avec ce modèle.
Comme les AC Cobra ou les Chevron qui elles aussi sont des investissements intéressants pour qui veut vivre sa passion historique.


Ce week end encore, il a été démontré que l’automobile restera à jamais un immense phénomène culturel.
Alors que certains fâcheux voudraient la cantonner au rang de simple outil, il est impossible aujourd’hui encore de ne pas lui laisser une belle partie de la passion génératrice de plaisir.
Sinon, pourquoi réunirait-elle encore de telles foules qui, évidemment ne sont pas tous des barbares béotiens et stupides.
Jean Michel LE ROY
Photos : Willy CHANTELOUP Paulo GALEGO










