Le Président de la République Emmanuel Macron, vient de confier à l’actuel maire de Nice et ancien Président de la région PACA (Provence Alpes Cote d’Azur), Christian Estrosi, qui l’avait tout récemment sollicité, une mission pour examiner les conditions d’un retour de la Formule 1 en France!
Le Président Emmanuel Macron a donc en effet répondu et adressé un courrier au maire de Nice.
Rappelons d’une part que c’est ce même Christian Estrosi qui avait œuvré pour le retour du Grand Prix de France sur le circuit Varois du Paul Ricard au Castellet situé donc en région PACA et ce pour cinq ans à partir de 2018, la dernière édition s’étant tenue en 2022. Selon le courrier du Chef de l’Etat, en date du 16 juin dernier, Christian Estrosi, a désormais carte blanche avec pour mission, conjointement avec Nicolas Deschaux, Président de la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile), pas concernée à l’époque du renouveau – en 2018 – de la manche Française au calendrier du Championnat du monde de F1 :« D’examiner les conditions qui permettraient un retour de la Formule 1 en France. Notre pays doit être en mesure de renouer avec la Formule 1, pour le plaisir de tous. C’est un enjeu d’attractivité pour notre pays, de rayonnement de notre industrie automobile et d’innovation pour accompagner la décarbonation du secteur »
Un déficit de 27 millions d’€
Dans le cadre de cette mission, Christian Estrosi, ancien sportif de haut niveau- il fut un pilote en GP Moto et en endurance au Bol d’Or, au milieu des années 70 – pourra étudier les différentes options de localisation envisageables sur le territoire national.Les conclusions de la mission devront être rapidement présentées fin septembre, afin que le gouvernement et les collectivités territoriales concernées puissent prendre des décisions d’accompagnement d’un tel projet sur des bases éclairées.
Précisions tout de même que cette annonce intervient alors que le GIP (Groupement d’Intérêt Public) qui gérait le Grand Prix de France au Paul Ricard, n’a toujours pas pu être dissous et ce en raison d’un déficit qui est chiffré et atteint la bagatelle s’il en est de… 27 millions d’€ !
Initialement prévue en décembre dernier, la dissolution du GIP a été plusieurs fois repoussée à la suite de protestations de ses membres face à cette situation financière et avant la clôture d’un audit initialement envisagé et prévue fin juillet.Une répartition des sommes à verser par les différents contributeurs dont la Région PAC A, les départements du Var et les métropoles de Toulon et de Nice), afin de résorber le déficit, a donc été établi.Mais, à la veille d’une nouvelle réunion du GIP prévue ce mercredi 12 juillet 2023, des protestations se sont à nouveau fait jour et apparues, essentiellement du département du Var..Eric Ciotti, actuel Président des Républicains et également député des Alpes-Maritimes, avait pour sa part dénoncé deux jours plus tôt, lundi 10 juillet, la volonté de Christian Estrosi, qui fut longtemps son allié chez les LR…De combler le trou de la dette du Grand Prix de France avec l’argent des contribuables niçois et métropolitains », la métropole devant distribuer plus de 5 millions d’€ au Groupement d’Intérêt Public GP de France ».Affaire à suivre mais qui traine et commence à agacer tout de même sérieusement, bon nombre de prestataires de l’évènement et qui n’ont naturellement toujours pas été payé et qui souhaiteraient l’être enfin…Et ce avant que d’envisager un hypothétique mais bien improbable et très loin à ce jour, vu la situation financière que semble visiblement ignorer le Président de la République et la conjoncture économique, de voir le retour de ce GP de France de F1 ! CQFD Gilles GAIGNAULTPhotos : Bernard BAKALIAN et Jeff THIRY 










