Le leader Evans sous les assauts de l’expert Ogier au Monte-Carlo
Elfyn Evans mène le Rallye Monte-Carlo 2024, après la deuxième étape disputée ce vendredi 26 janvier, mais le Gallois subit la pression croissante de son équipier chez Toyota, le Français Sébastien Ogier, vainqueur sortant et déjà sacré à neuf reprises en Principauté!Après la boucle nocturne de jeudi en soirée, Elfyn Evans au volant de l’une des Toyota GR Yaris Rally1 comptait déjà 21’’6 d’avance sur son équipier Sébastien Ogier, mais ce dernier ‘ l’enfant du pays Gapois, se faisait de plus en plus présent dans les rétroviseurs du leader après un superbe vendredi sur les routes alpines près de Gap ce vendredi.À l’issue de cette journée, l’écart entre les deux hommes ne s’élevait plus qu’à … 4’’5.
Sébastien Ogier remportait ainsi deux des trois spéciales de la matinée et ravissait la deuxième place à Thierry Neuville de l’équipe Coréenne Hyundai qui pilote l’une des i20 N Rally1, après le tête-à-queue du Belge dans l’ES4. Le Français revenait alors à 10’’7 d’Elfyn Evans et ce après avoir rattrapé une grande partie de son retard dans le secteur verglacé entre La Bréole et Selonnet.
Les deux hommes se tenaient ensuite dans un mouchoir de poche pendant une grande partie du deuxième tour, jusqu’à ce que Sébastien Ogier brille à nouveau dans La Bréole / Selonnet. En début de soirée, le nonuple vainqueur de l’épreuve reprenait encore 4’’1 à son équipier pour planter le décor d’un duel s’annonçant passionnant ce samedi.Evans qui indiquait :« Ce rallye n’est jamais facile. C’était vraiment difficile de lire les conditions sur la route. On avait beaucoup d’informations qui ne correspondaient pas. »Sébastien Ogier confiait en fin de journée ce vendredi:« Nous avons connu eu un début de rallye difficile, mais nous nous y attendions compte tenu de notre position de départ. Je suis content que nous ayons réussi à bien revenir. Ça va être fun demain. »Toujours présent dans le trio de tête de chaque spéciale, Elfyn Evans admettait sa difficulté à vivre les conditions :« Ce rallye n’est jamais plus simple. La dernière spéciale était très difficile dans l’obscurité. J’avais beaucoup d’informations, mais je ne pouvais pas voir grand-chose à vrai dire. Je devais juste avoir confiance. Les conditions sont très difficiles à lire. Je suis heureux d’être venu à bout de cette journée sans le moindre souci. »
Thierry Neuville restait proche de la bataille aux avant-postes en retrouvant le parc d’assistance à 11’’6 de Sébastien Ogier. Le Belge remportait d’ailleurs trois des six spéciales d’un vendredi seulement marqué par son tête-à-queue en matinée.Neuville lachait, lui :« Je suis juste content d’être là. Pas une bonne matinée, mais une meilleure après-midi. On va essayer de faire une meilleure journée demain. »Ott Tänak de retour au volant de la Hyundai i20 N Rally1, pouvait s’estimer chanceux de terminer l’étape au quatrième rang, 57’’5 derrière son équipier, après s’être fait piéger dans un virage verglacé l’envoyant dans un fossé de l’ES3. Il ne fallait que quarante secondes aux spectateurs pour remettre l’Estonien sur la route.Grégoire Munster de l’équipe M-Sport Ford Puma Rally1 et le Japonais Takamoto Katsuta, avec la dernière des Toyota GR Yaris Rally1, sortaient également au même endroit, le Japonais perdant plus de cinq minutes dans l’opération!
Adrien Fourmaux le Français du Team M-Sport au volant de l’autre Ford Puma Rally1, récompensait la confiance accordée par son équipe en signant le troisième meilleur temps dans l’ES5. Cinquième vendredi soir, le pilote âgé de vingt-huit ans, retrouve cette année le plus haut niveau après une brillante campagne en WRC2 l’an dernier.Également de retour dans la catégorie reine pour la première fois depuis 2019, Andreas Mikkelsen qui retrouve la Hyundai i20 N Rally1 pointait à plus d’une minute d’Adrien Fourmaux. Sixième, le Norvégien semblait en difficulté pour avoir totalement confiance en ses notes dans des conditions en constante évolution.Grégoire Munster chez M-Sport au volan t dce la seconde Ford Puma Rally1, boulait la journée à la septième place, 28’’2 plus loin.Engagés en WRC2, Nikolay Gryazin qui découvre la Citroën C3 Rally2, Pepe López pilote d’une des nombreuses Škoda Fabia RS Rally2 et Yohan Rossel, le second pilote des Citroën C3 Rally2 ‘ officielles, complétaient le Top dix.Fort de son formidable effort dans l’obscurité jeudi soir au volant de sa nouvelle monture et accompagné de son nouveau copilote David Vázquez, Pepe López avec une autre Škoda Fabia RS Rally2, abordait la journée avec un avantage de 14’’2 qu’il voyait s’évanouir dans les conditions changeantes du vendredi matin.Peut-être perturbé par les difficultés rencontrées par les voitures de la catégorie reine, dont trois concurrents piégés dans un virage verglacé, l’Espagnol âgé de vingt-huit ans optait alors pour une approche prudente.
À l’opposé, Nikolay Gryazin le Russe des Citroën C3 Rally2, faisait fi de toute prudence pour sa première étape complète en WRC avec son nouveau modèle. Il se montrait alors 16’’1 plus rapide que Pepe López pour lui subtiliser la tête, mais son rival répliquait avant la mi-journée en signant le meilleur temps des deux dernières spéciales de la matinée.Répétant sa performance de la boucle matinale dans St-Léger-les-Mélèzes / La Bâtie-Neuve, Nikolay Gryazin reprenait les commandes avant de perdre 5’’6 sur l’Espagnol dans l’avant-dernier secteur chronométré du jour. Le pilote évoluant sous licence Bulgare ripostait cependant vite en se montrant 4’’3 plus rapide que quiconque dans l’obscurité enveloppant les montagnes.Derrière ce duel s’annonçant tendu samedi, Yohan Rossel et sa Citroën C3 Rally2, complétait le Top trois, à seulement 6’’2 de son équipier en tête. Victorieux l’an passé, le Français comptait 1’48’’3 d’avance sur son compatriote Nicolas Ciamin une pilote une Hyundai i20 N Rally2).Pour ses débuts au volant de la nouvelle Toyota Yaris GR Rally2, Stéphane Lefebvre pointait 1’09’’3 plus loin après avoir perdu une minute dans le dernier test du jour en raison de problèmes de freins.En WRC3, Jan Černy au volant d’une Ford Fiesta Rally3, augmentait son avantage avec une avance de près de cinq minutes sur Ghjuvanni Rossi qui roule avec une Renault Clio Rally3.Un samedi intense attend désormais les équipages. Esparron / Ozenet lancera la troisième étape dès 8h05 avant Les Nonières / Chichilianne et Pellafol / Agnières-en-Dévoluy. La boucle de trois spéciales sera répétée l’après-midi pour une journée proposant 120,40 km chronométrés. Claude JULIANPhotos : WRC – TEAMSLE CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE APRÉS HUIT SPÉCIALES VENDREDI SOIR 26 JANVIER
1 – Evans-Martin (Toyota GR Yaris Rally1) en 1h25’28″92 – Ogier-Landais (Toyota GR Yaris Rally1) à 4″53 – Neuville-Wydaeghe (Hyundai i20N Rally1) à 16″14 – Tanak-Jarveoja (Hyundai i20N Rally1) à 1’13″65 – Fourmaux-Coria (Ford Puma Rally1 M Sport) à 1’38″06 – Mikkelsen-Eriksen (Hyundai i20N Rally1) à 2’58″97 – Munster-Louka (Ford Puma Rally1 M Sport) à 3’27″18 – Gryazin-Aleksandrov (Citroen C3 WRC2 DG Sport) à 5’18″9 9 – López-Vázquez (Skoda Fabia WRC2) à 5’20″210 – Rossel-Dunand (Citroën C3 WRC2 DG Sport) à 5’25″111 – Solberg-Edmondson ( Skoda Fabia WRC2 Toksport) à 5’47″612 – Katsuta-Johnston (Toyota GR Yaris Rally1) à 6’56″313 – Pajari-Malkonen (Toyota GR Yaris WRC2 Printsport) à 7’08″414 – Ciamin-Roche (Hyundai i20N WRC2) à 7’13″415 – Lefebvre-Malfoy (Toyota GR Yaris WRC2) à 8’22″7 ]]>










