De tous temps des personnalités du monde politique, du cinéma, de la chanson, de la TV ou de toutes disciplines sportives confondues, ont eu tendance à céder au chant des sirènes du sport automobile.Les exemples ne manquent pas et la liste de personnalités connues ayant opté pour le sport automobile comme dérivatif est longue.Dans celle-ci on retrouvera un certain Mark THATCHER, dont le nom n’évoquera probablement peu de chose à première vue au contraire de Margaret THATCHER, sa maman, qui n’a cessé d’être à la une au sein du monde politique entre 1979 et 1990, en tant que Première Ministre du Royaume Uni et des trois gouvernements qu’elle a présidé et mieux connue sous le surnom de ‘’Dame de fer’’.
Mark THACHER, frère jumeau de Carol, journaliste anglaise bien connue, né en 1953 à Dartford à 25 Km de Londres – tout comme deux membres du célèbre groupe The Rolling Stones, Mick JAGGER et Keith RICHARDS – après avoir entamé des études aux célèbres collèges de Belmont et Harrow, s’est vite rendu compte après une triple série d’échecs à l’examen national de comptabilité que les hautes écoles n’étaient pas sa tasse de thé…Exilé ensuite comme homme d’affaires à Hong-Kong, à l’époque toujours sous protectorat britannique, il y fit connaissance avec le milieu du sport automobile, ce qui déclenchera chez lui plus que des effets secondaires !C’est cependant le titre de Champion du Monde de F1 de son compatriote James HUNT en 1976, qui déclencha en lui, cet attrait de penser à piloter lui aussi à son tour dans le sport automobile devenu chez lui une vraie passion et qui l’inspira à suivre des cours de pilotage à Brands-Hatch, le célèbre circuit anglais situé au sud de Londres et proche de son domicile, avant de créer sa propre écurie éponyme et de s’y exercer aux volants de Formule Ford, Formules VEE, voitures de Tourisme et de sport.Devenu locataire entretemps avec ses parents du 10 Downing Street à Londres, via l’accession de sa mère au poste de Première Ministre du Royaume Uni, Mark THATCHER profita grandement de cette position privilégiée pour assouvir sa passion pour le sport automobile en dénichant relativement facilement des volants dans les catégories Tourisme et Sport-Proto en tentant de se mettre en lumière dès 1980.On le vit dès lors participer à des épreuves d’endurance en Europe disputées sur des distances de 500 Km, 1.000 Km, 6 heures voire même 24 heure,s comme au célèbre double tour d’horloge du Mans qu’il disputa à deux reprises tout comme celui de Spa-Francorchamps en catégorie Tourisme.Ses résultats par contre furent tout sauf brillants et en certaines circonstances il était même plutôt à la ramasse malgré le fait qu’il ait eu l’opportunité de piloter pour des teams avec pédigrés tels les Scuderia Torino et Vesuvio ou encore Claude Haldi, KWS et Bigazzi pour lequel il eut même l’honneur de signer son seul podium en terminant 3ème aux 500 Km de Vallelunga en 1988 sur une BMW M3 et ce caprès avoir cependant froissé pas mal de carrosserie au cours des 11 épreuves disputées pour le compte de ce Team italien de pointe, lié au constructeur allemand BMW de longue date..
ENGLUÉ DANS LE SABLE DU SAHARA
En 1981, il fait la connaissance de la Sarthoise ’Anny-Charlotte VERNEY, une pilote Française, aux 24 Heures du MANS, auxquelles ils participent tous les deux sur des Porsche 935 K et où à l’initiative d’un commanditaire commun, ils décident de participer au Rallye-Raid PARIS-DAKAR 1982 sur un Break PEUGEOT 504 DANGEL pour la 5ème édition.Une voiture qui s’avéra toutefois rapidement inadaptée aux types de terrain de ce genre d’épreuve avec Anny Charlotte comme pilote et lui-même comme navigateur, en plus complètement inexpérimenté et en manque de préparation, avant que ne survienne la date du 9 janvier 1982, où l’équipage s’est retrouvé égaré et bloqué en plein désert du Sahara, entre Tamanrasset et Timiaouine, suite à des ennuis techniques après avoir touché un bloc de roche.Comme à cette époque, il n’était pas encore question de GPS ou de portable, les deux ‘’apprentis nomades’’ se retrouvent complètement isolés du bivouac où tout le monde se tracassait sur leur sort comme ils manquaient à l’appel en fin de journée .Margaret THATCHER avertie de la situation ainsi que l’organisation mirent tout en œuvre pour lancer des recherches afin de localiser pour retrouver les deux célèbres participants dont on était sans nouvelles et qui d’affaire de famille a même failli devenir une affaire d’Etat après que plusieurs chefs d’Etat de soient manifestés.Finalement après 6 jours de recherches intensives c’est un Hercules C130 de l’armée algérienne qui parvint à les localiser à 70 Km de l’itinéraire idéal avant d’être récupérés exténués et à bout de force qu’ils étaient après avoir récupéré jusqu’à l’eau du radiateur de leur PEUGEOT 504 DANGEL pour se désaltérer et avoir brûlé des pneus du véhicule dans l’espoir de se faire localiser via la fumée !Au bout du compte cette aventure unique pour Mark THATCHER s’est conclue selon l’expression ‘’Tout est bien qui finit bien’’ non sans avoir nécessité un fameux contingent militaire Français et Algérien pour retrouver l’équipage dont il était la figure de proue en tant que fils de la ‘Dame de fer, au point de devenir en même temps que la guerre des Malouines, où la Grande-Bretagne était empêtrée à l’époque face à l’Argentine, le fait divers de l’année 1982 !S’il marqua ensuite une longue pause pour se remettre de toutes les émotions probablement aussi imposée par ses parents, Dennis et Margaret THATCHER qui en avaient marre de toutes les élucubrations de leur rejeton et de délier les cordons de la bourse familiale pour éponger toutes les ardoises laissées par celui-ci, cela ne l’empêcha cependant pas de faire une dernière saison de compétition en 1988 sur une BMW M3 du Team BIGAZZI où on le vit à une dizaine de reprises en action avec même un podium à la clef aux 500 Km de Vallelunga, où il termina 3ème avec comme équipier le belge, Jean-Michel MARTIN. JAMAIS EN POLE SAUF… FACE AUX TRIBUNAUX !
[caption id="attachment_467987" align="aligncenter" width="600"]
24-HEURES-SPA-1988-Mark-Thatcher-en-action-©-Manfred-GIET[/caption] Après avoir raccroché son casque et remisé sa combinaison, la suite fut tout sauf glorieuse pour celui qui entretemps a le droit de se faire appeler ‘SIR après avoir été élevé au rang de Baronnet, titre de noblesse britannique qui y donne droit mais qui dans son cas ne fait guère honneur à la noblesse même si son patronyme s’y prête, loin de là !Si au cours de sa carrière en sport automobile, il ne se retrouva jamais en pole par contre son statut ‘’d’homme d’affaires’’ par la suite le plaça souvent en première ligne dans la mire de la Justice après avoir été impliqué dans une multitude d’histoires opaques que ce soit en Afrique du Sud, Guinée Équatorienne, USA, Oman ou Arabie Saoudite et ce alors que plus récemment, en 2016 lors de la publication des fameuses listes dénommées PANAMA PAPERS reprenant les noms de sociétés écran pratiquant l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent, son nom y apparaissait également.Devenu ‘’pigeon voyageur’’ après sa carrière sportive son instabilité lui a fait prendre pied aux USA, en Afrique du Sud, Suisse, Monaco, Gibaltar, Proche-Orient, Espagne, Guernesey et même à la Barbade, non sans avoir été refoulé de certains endroits à cause de son pédigré avec un tableau de chasse qui dépassait de loin celui de sa carrière de pilote !Pour ce septuagénaire toujours vaillant, l’argent n’a en effet jamais eu d’odeur, raison pour laquelle, sans doute suite à son passé douteux, il a délaissé le climat océanique humide de sa perfide Albion pour se partager ensuite entre Marbella et Gibraltar dans le sud de l’Europe… à l’image des oiseaux migrateurs ! Manfred GIETPhotos : Publiracing Agency ]]>










