L’emblématique Autódromo Hermanos Rodriguez sera la couverture du nouveau chapitre de la Formule E. Pour la première fois dans la série des monoplaces 100 % électriques, ce sera au circuit de Mexico d’ouvrir le rideau d’un nouveau saison. Mais ce que nous allons vivre sera un tout nouveau championnat, avec les Gen3 qui seront les protagonistes absolus des pages blanches à écrire. De nombreuses innovations seront introduites cette année en Formule E afin d’éliminer presque complètement les hiérarchies observées au cours des saisons passées.
De nouvelles règles pour les nouvelles monoplaces
Les monoplaces Gen3, en plus d’être plus compactes et plus légères, seront plus rapides et plus performantes. Nous l’avons déjà vu en partie lors des tests de pré-saison sur la piste de Valence, mais le développement conduira à une nouvelle augmentation des performances au cours de la saison. C’est justement sur la Ricardo Tormo que les voitures ont montré quelques problèmes lors de la phase de freinage. En effet, les nouveaux Gen3 disposent de freins traditionnels uniquement sur le train avant, alors qu’à l’arrière c’est au moteur-générateur de décélérer la monoplace. Mais certaines pannes de groupe motopropulseur nous ont fait craindre le pire, les pilotes devenant passagers des voitures. La FIA semble avoir accéléré le processus de mise en place d’un freinage d’urgence, basé sur l’activation d’un solénoïde, qui pourrait arriver dès le Diriyah E-Prix.
Le format des qualifications, dérivé du football, a été confirmé, tandis que la distance des courses sera à nouveau divisée en tours au lieu de minutes. Les monoplaces en course pourront développer un maximum de 300 kW, tandis qu’en qualifications et en Attack Mode elles atteindront jusqu’à 350 kW. À partir de l’E-Prix de Mexico, le FanBoost sera également supprimé, tandis que tout au long de la saison, il y aura l’introduction de l’Attack Charge, une sorte d’arrêt au stand dans lequel les monoplaces recevront 4 kWh d’énergie supplémentaires.Des soldes sur la piste tous à réécrire
La grille de départ a également été chamboulé, avec une seule équipe confirmant la même composition que la saison dernière, à savoir Jaguar avec Mitch Evans et Sam Bird. Laissée orpheline de Mercedes, l’équipe qui a dominé les deux derniers championnats, la Formule E a accueilli de nouveaux constructeurs comme Maserati et Cupra, ainsi que McLaren qui a repris la structure Star.La monoplace Maserati, née des cendres de l’équipe Venturi, s’est révélée la plus rapide à Valence grâce à Maximilian Günther. L’Allemand était constamment en tête des séances espagnoles afin d’éclipser même son coéquipier plus expérimenté Edoardo Mortara. La Tipo Folgore marque le retour de Maserati aux monoplaces après plus de soixante ans d’absence. Les cousines de la DS sont également en pleine forme, partageant le même groupe motopropulseur avec la monoplace Trident. Les Français soutenus par l’équipe Penske, qui a succédé à Techeetah, auront à leur disposition le nouveau champion du monde Stoffel Vandoorne ainsi que le double champion de Formule E, le Français Jean-Eric Vergne. La recrue McLaren a impressionné lors des essais de Valence avec Jake Hughes, vainqueur de la simulation E-Prix. Propulsée par le groupe motopropulseur Nissan, la monoplace anglaise a fait mieux que l’équipe officielle japonaise grâce également au soutien de l’expert René Rast. Engagé de première main en Formule E, Nissan s’appuiera sur son sui de pilotes Français Norman Nato et Sacha Fenestraz pour reprendre le dessus après une année 2022 décidément en deçà des attentes.
L’an dernier, Porsche a marqué un doublé péremptoire au Mexique grâce à Pascal Wehrlein, qui a également décroché la pole position. Le constructeur allemand espère donc pouvoir se répéter avec les nouvelles monoplaces, en pouvant compter sur la nouvelle recrue Antonio Felix da Costa, ex pilote DS! Le Portugais, champion de la sixième saison de Formule E, avec l’équipe Française a pris le volant d’André Lotterer qui a rejoint l’équipe Avalanche Andretti. Laissée orpheline du groupe motopropulseur BMW, l’équipe américaine est devenue cliente de Porsche. Curieusement, Lotterer et le confirmé Jake Dennis, malgré leur long militantisme dans le championnat, n’ont pas encore remporté d’E-Prix.Après s’être rapprochée, l’équipe Jaguar aura pour objectif de remporter son premier championnat en Formule E. La force de l’écurie britannique sera la stabilité, à commencer par les pilotes. Pourtant, si Evans a remporté la saison dernière 4 victoires en se battant jusqu’au bout contre le champion Vandoorne, Bird est apparu incroyablement comme l’ombre de lui-même…L’Anglais manquait sur la plus haute marche du podium depuis 18 mois, heureusement les essais de Valence ont donné des signes encourageants de reprise. L’inconvénient est représenté par l’équipe cliente d’Envision Racing, avec Nicky Cassidy qui a été contraint de manquer les dernières séances par manque de pièces de rechange. Les choses ne se sont pas améliorées pour Sébastien Buemi, le protagoniste, malgré lui, du terrifiant accident de Valence dans lequel il s’est retrouvé sans freins.L’équipe de Mahindra est sans aucun doute celle qui a subi le plus de chocs dans son organigramme. Après le départ de Dilbagh Gill, l’équipe indienne a embauché Josef Holden, ancien responsable du département High Performance Powertrain chez Mercedes. Des nouvelles également concernant la formation des pilotes avec le champion Lucas di Grassi qui épaulera le confirmé Oliver Rowland. La saison 9 marque également le retour après une année sabbatique du Team ABT qui, bien que disposant d’un groupe motopropulseur Mahindra, portera les couleurs de Cupra. L’équipe allemande s’appuiera sur deux vieilles connaissances, telles que le Néerlandais Robin Frijns et le Suisse Nico Müller. Enfin, l’équipe NIO 333 Racing s’appuiera sur le couple le plus jeune du championnat, composé de Dan Ticktum et de Sergio Sette Camara.Premiers tours de roues et ouverture du Championnat ce week-end end au Mexique 🇲🇽 John ROWBERGPhotos : FORMULA E – TEAMS ]]>










