Intouchable au volant de sa Norma Honda turbo, le Grenoblois caracolait en tête de sa course à domicile lorsqu’une avarie de suspension, l’a fait sortir de la piste à la deuxième montée, le privant d’une victoire décisive dans une course au titre que l’Alsacien Billy Ritchen, devrait conclure à Turckheim sans adversaire.
Comptant six victoires cette saison dont quatre consécutives depuis début juillet, Damien Chambérod a d’emblée marqué son territoire sur les 4800 mètres de montée vers Roche Béranger, qu’il fut le seul à rallier en moins de 2 minutes, distançant largement ses concurrents directs.
Avec une première montée de course proche du record détenu par Geoffrey Schatz et 6 secondes d’avance sur Kevin Petit et Billy Ritchen, en duel serré pour la P2, la victoire et le titre l’attendaient à l’arrivée de la seconde ascension.Hélas la rupture d’une pièce de suspension, peu après le départ, lui fit perdre le contrôle de sa voiture qui finit sa course dans le bois et commença à brûler.
Il en sortit avec le secours de deux bénévoles avant d’être héliporté vers l’hôpital de Grenoble, où les examens ne révélèrent heureusement pas de blessures graves.Cet accident ayant creusé le retard déjà accumulé sur l’horaire suite à divers incidents précédents, la direction de course décida alors d’annuler la troisième montée prévue au programme, sans toutefois déroger au mode de classement sur deux montées additionnées.Une décision ayant pour effet de rejeter hors course ou dans les profondeurs du classement tous les concurrents ayant rencontré un problème sur l’une des deux montées disputées.
Outre Damien Chambérod, de loin le plus rapide de tous, qui y laissait la victoire et le titre, Kevin Petit chutait de la 2ème place … à la 43ème, après une seconde montée au ralenti , suite à un problème mineur sur sa Norma BMW 4 Litres.
Vainqueur de la seconde montée sur sa Nova NP01 V8 pour 2’’184 devant Sébastien Petit, Billy Ritchen recueillit ainsi sa 5ème victoire de la saison, confortant son leadership sur le Championnat, deux semaines avant Turckheim, où l’Alsace devrait lui réserver un accueil triomphal.
Fabien Bourgeon ayant été lâché par sa Revolt 3 PO après deux montées dans le top 3 aux essais, c’est son équipière Cindy Gudet qui, à l’exemple d’Anne Baverey en F2 dans les années 80, se hissait à la droite du vainqueur avec sa Revolt à moteur 1100 turbo. 
Une seconde place que la Championne de France décrocha de haute lutte, devant les fortes cylindrées de Max Cotleur (photo), Sébastien Petit et Cédric Lansard toujours seul adepte – et bien sûr vainqueur – des moteurs turbo classe 3 bridés.
RONALD GARCES PLUS RÉSISTANT EN PRODUCTION
Leader du Championnat, Yannick Poinsignon n’était plus qu’à une place d’honneur de son premier titre avec sa BMW M3 E92. C’est partie remise jusqu’à Turckheim car le Vosgien ne figure pas au classement de Chamrousse, un tête-à-queue ayant ruiné sa seconde montée.Pas classé non plus, David Meillon, en tête de deux montées d’essais avec sa Lamborghini Huracan devant celle de Garcès, dut renoncer à la course sur casse d’un moyeu arrière.
Dernier survivant du trio de prétendants, le tenant du titre avait la voie libre et en profita non sans brio avec une dernière montée 5 secondes plus rapide que ses poursuivants Pierre Beal au volant de sa Volvo silhouette et Anthony Dubois.
A nouveau vainqueur en GT sur Alpine A110 GT4, sans préjudice de son déclassement du Mont-Dore, et second au cumul des chronos, ce dernier précédait le coupé CG turbo de Christophe Poinsignon, vainqueur en groupe FC et postulant au podium final du Championnat de France.C’est en tourisme que se livra la bataille la plus acharnée, entre les Leon Supercopa Mk 3 du favori, l’Occitan Nicolas Granier et de son challenger Rémi Bernard.
Ayant repris récemment le volant laissé par sa femme Sarah en attente d’une naissance, ce dernier s’approchait aux essais à 15 millièmes de son adversaire avant de le battre en course de 525 millièmes, Stéphane Garcia intercalant son Audi RS3 LMS pour….2 millièmes
Belle empoignade aussi en tourisme de série avec un quintette de BMW M3 E36, où le favori Sébastien Lemaire, quatrième aux essais, dominés par Jeremy Avellaneda, eut le dernier mot en course devant Tom Pereira et Morane Cat-Mackowiak (photo), la digne fille de Pascal Cat, première dame en production, qui s’offrit crânement le meilleur chrono du groupe à la dernière montée.CHAMROUSSE
11ème manche du Championnat de France de la Montagne 2022, les 19, 20 et 21 août, à 30 km de Grenoble (Isère)46ème édition, 25ème édition VHC, organisée par l’ACRVM – ASA DauphinoiseLongueur : 4.800 mètres – Dénivellation : 336 mètres – Pente moyenne : 7%
LE CLASSEMENT CATÉGORIE SPORT
- Billy Ritchen (Nova Proto NP-01) 4’06’’719 – 2. Cindy Gudet (Revolt 2P0) à 3’’795 – 3. Maxime Cotleur (Norma M20 FC) à 3’’903 – 4. Sébastien Petit (Nova-Proto NP-01) à 4’’192 (1 er proto CN+) – 5. Cédric Lansard (Norma M20 FC) à 5’’096 – 6. Etienne Pernot (Norma M20 FC) à 15’’097 (1 er proto CN2) – 7. Didier Brun (Dallara F302) à 20’’067 (1 er monoplace) – 8. A.Petit (Nova-Proto NP-03) à 20’’211 (1er junior) – 9. T. Clausi (Dallara F305) à 21’’442 – 10. N. Dumond (Osella PA21) à 23’’440.
LE CLASSEMENT CATÉGORIE PRODUCTON
- Ronald Garcès (Lamborghini Huracan ST) 4’48’’748 – 2. Anthony Dubois (Alpine A110 GT4) à 9’’997 (1 er GT2) – 3. Christophe Poinsignon (Simca CG Turbo) à 10’’242 (1 er groupe FC) – 4. Pierre Beal (Volvo TC10 S60) à 11’’852 – 5. PhilippeNSchmitter (Renault R.S. 01) à 13’’302 – 6. Rémi Bernard (Léon Supercopa MK3) à 15’’449 (1 er tourisme) – 7. Stéphane Garcia (Audi RS3 LMS TCR) à 15’’972 – 8. Nicolas Granier (Léon Supercopa MK3) à 15’’974 – 9. Mahieu Nouet (Simca Rallye 3) à 16’’413 – 10. Francis Dosières (Alpine A110 GT4) à 17’’277.
PROCHAINE ÉPREUVE
12éme manche – TURCKHEIM – 3 ÉPIS
12ème manche du Championnat de France 2022, les 2, 3, et 4 septembre, à 7 km de Colmar (Haut-Rhin)66ème édition, 43ème édition VHC, organisée par l’ASA AlsaceLongueur : 5.950 mètres – Dénivellation : 370 mètres – Pente moyenne : 6,22 % Jean-Paul CALMUSPhotos : Nicolas MILLET – DR ]]>










