


On n’avait plus vu un pilote tricolore triompher à domicile en catégorie reine depuis la victoire au guidon d’une Gilera 500cc de Pierre Monneret, en 1954 lors du Grand Prix de France, disputé à l’époque le dimanche 30 mai !
Un autre pilote tricolore, Jacques Collot s’étant classé au troisième rang avec sa Norton, derrière une autre Gilera, pilotée elle par l’Italien Alfredo Milani

Ce dimanche 11 mai 2025 restera gravé dans la mémoire de Johann Zarco, le pilote Castrol Honda LCR et de tout le public tricolore regroupé pour cette arrivée HISTORIQUE dans des tribunes archi bondées, plus que pleines… 311.797 spectateurs ont assistés à ce GP de France au cours de ce qui restera pour eux un week-end INOUBLIABLE, avec d’abord la pole position de l’autre pilote Français, l’ancien Champion du monde du MotoGP, titré en 2021 !


Devant cette foule ivre de bonheur, le natif d’Avignon désormais installé à Cannes, a remporté une victoire magistrale au Grand Prix de France avec une avance impressionnante de 19.907 secondes sur le sextuple Champion du monde, le Catalan Marc Marquez, et actuellement solide leader du Championnat millésime 2025.
1ère VICTOIRE EN AUSTRALIE EN MOTO GP

Le pilote de la Honda N°5, écrit une nouvelle page de l’histoire en devenant le premier pilote Français à remporter son GP national dans l’élite depuis 1954 !
Il s’agit également de sa première victoire avec Honda en catégorie reine, et du premier succès du constructeur Japonais depuis le GP des Amériques à Austin au Texas en 2023.
Mais pour Johann de son deuxième succès, après celui déjà obtenu le dimanche 16 octobre au GP d’Australie, sur le circuit de Philip Island, à l’époque au guidon de la Ducati de l’équipe Italienne Pramac.

AU GP DE FRANCE…UNE VICTOIRE INOUBLIABLE !

Onzième sur la grille de départ et après un premier tour mouvementé, Johann Zarco s’est retrouvé hors des points et forcé de s’employer dans des conditions particulièrement piégeuses.
Équipé de pneus pluie, le Cannois s’est alors lancé dans une folle remontée et est vite entré dans le Top 10 à la fin du sixième des vingt-sept tours.
Deux boucles plus tard, lorsque la pluie s’est intensifiée, Johann Zarco a profité du changement de moto des pilotes placés devant lui pour s’emparer des commandes.

Dans le box du Français, l’émotion était palpable, notamment pour son manager Guillaume Valladeau, submergé par l’émotion à l’approche du drapeau à damier :
« Gagner ici, devant le public français, c’est un jour incroyable. Je suis si heureux pour Johann, pour l’équipe, pour tous ceux qui travaillent avec lui. C’est beaucoup d’efforts, d’investissement sur une saison très longue. J’ai cru que j’allais mourir. J’ai 48 ans, je voulais juste vivre ! Je ne pouvais plus respirer ni regarder la course… je comptais simplement les tours ».

Le représentant de l’équipe LCR restera dans l’histoire comme celui qui a mis fin à… 71 années d’attente pour la France en GP national !!!
Et ce depuis la victoire de Pierre Monneret en 1954, aucun pilote tricolore ne s’était imposé à domicile en catégorie reine… jusqu’à ce dimanche 11 mai 2025.
Au fil des tours, chaque passage de la Honda LCR N°5 devant les tribunes prêtes à éclater avec une telle pression, une ambiance de feu, la folie, était accompagné d’un tonnerre d’applaudissements de cette foule en délire.

À l’arrivée au terme des vingt-sept tours, Johann Zarco a immédiatement partagé son émotion avec son public, ivre de bonheur qui chantait, qui hurlait sa joie :
« C’est très spécial, c’est difficile à croire que ça puisse arriver. Je roule pour gagner, pour monter sur le podium, je me pousse toujours pour donner le meilleur et j’ai toujours cru qu’un jour je pourrais gagner. Quand c’est arrivé, c’était étrange parce que la manière dont cela s’est déroulé était particulière car j’ai dû beaucoup contrôler et attendre que la victoire vienne à moi. C’était très spécial ».
Il ajoutait lâchant :
« Je suis très fier car j’adore l’histoire de la moto. Je connais les grands noms, je regarde les anciennes courses, j’ai toujours été passionné. Écrire aujourd’hui cette ligne-là, gagner le GP de France en tant que pilote français, c’est magique. J’ai toujours essayé de me surpasser, de viser les podiums, de gagner. Aujourd’hui, j’ai pris le pari des pneus pluie ».
Avant de préciser encore:
« Quand Fabio est tombé, j’ai commencé à croire que je pouvais gagner la course. J’ai eu peur quand Marc est passé aux pneus pluie car au début il allait plus vite que moi. Cependant, je pense qu’il a atteint la limite des pneus pluie et qu’il ne pouvait pas attaquer davantage. Mon avance était suffisante pour gérer ».

Et il poursuivait, enchainant devant ses parents, dont Françoise sa maman, venue assister pour la toute première fois à un Grand Prix :
« Je suis tellement heureux parce que j’adore l’histoire de la moto, j’ai regardé toutes les courses et je connais beaucoup de grands noms du passé. Écrire cette ligne, devenir un vainqueur Français au GP de France… wow, c’est exceptionnel, et je suis très heureux. Je n’ai pas grand-chose à ajouter parce que la course était compliquée. On savait qu’il allait pleuvoir, j’ai donc opté pour les pneus pluie ».



Après ce week-end en ‘bleu-blanc-rouge, avec rappelons-le, la pole position la veille samedi, de l’autre pilote Français de Yamaha, Fabio Quartararo, riche en rebondissements et en records, les regards se tournent désormais vers Silverstone.
Car le Grand Prix de Grande-Bretagne approche, et la saison ne fait que commencer…
Il reste encore seize Grands Prix et bien des émotions à venir, avec nos deux pilotes !
Gilles GAIGNAULT
Photos : Thierry COULIBALY – Paulo GALEGO












