(Monte Carlo-Mexique) le Français Sébastien Ogier – octuple Champion du monde de la discipline – avait royalement entamé son Rallye de Croatie, avant qu’une crevaison survenue ensuite dès la deuxième spéciale lui fasse perdre beaucoup de temps et le relégue à près d’1’30 du nouveau leader le pilote Belge de l’équipe Coréenne Hyundai, Thierry Neuville, lequel devance désormais la Toyota du Gallois Elfynn Evans et la Ford Puma M Sport de l’Estonien Ott Tänak. 
Sébastien Ogier lors de la deuxième spéciale a hélas été victime d’une crevaison survenue peu après le départ, incident qui l’a naturellement contraint de s’arrêter pour changer la roue. L’intervention a été effectué en un temps record (1’07), mais avec l’arrét Ogier a concédé prés d’une minute et demie, pointant malheureusement à la septième place à 1’27” du nouveau leader, Thierry Neuville
Malgré des routes plus propres, le leader du Championnat 2023 devait répétons-le, s’arrêter quelques kilomètres seulement après le début du deuxième secteur chronométré, Stojdraga-Hartje, pour changer une roue après avoir roulé sur un nid-de-poule. Son équipier chez Toyota, le tenant du tire, le jeune Finlandais Kalle Rovanperä, lui-même ancien vainqueur en Croatie, rencontrait le même souci et incroyablement exactement… au même endroit!Thierry Neuville en profitait pour s’emparer des commandes et, bien qu’il ait estimé que les réglages de sa voiture le ralentissaient, le Belge devançait son plus proche rival Elfyn Evans avec une autre Toyota GR Yaris Rally1, sur tous les secteurs à l’exception d’un.« C’est difficile », confiait Thierry Neuville. Et il indiquait : « Nous essayons constamment différents réglages, mais je n’arrive pas à trouver la bonne solution. C’est similaire au Rallye Monte-Carlo, où le châssis bougeait beaucoup, et cela rend l’auto très nerveuse. Quand c’est un peu plus rapide, j’ai du mal à contrôler la voiture. »Thierry Neuville avait également la chance de s’en sortir avec un minimum de dégâts en touchant dans une chicane en botte de foin dans cette ES2 qui a causé bien des dégâts, tandis qu’Elfyn Evans pouvait aussi compter sur sa bonne étoile en étant victime, lui, d’une crevaison lente dans le dernier virage de la spéciale suivante!« C’est arrivé juste vers la fin, donc je ne pense pas que cela nous ait coûté trop cher. Il semble que nous ayons été très chanceux sur ce coup. »
Ott Tänak le Champion 2019 qui roule chez M-Sport avec la Ford Puma Rally1, complétait le podium provisoire, 6”1 plus loin malgré un problème de direction s’étant déclaré dès la première liaison du jour. Un petit calage dans le début de la première spéciale coûtait également quelques secondes de plus à l’Estonien.En parallèle, Esapekka Lappi avec la seconde Hyundai i20 N Rally1, haussait le rythme au fil de la matinée et de son acclimatation aux conditions polluées. Le Finlandais comptait 12”7 de retard sur Ott Tänak et 15”3 d’avance sur Takamoto Katsuta ,le Japonais qui pilote la 4éme Toyota GR Yaris Rally1 au moment de retrouver le parc d’assistance.
Auteur d’une matinée propre, le jeune Français Pierre-Louis Loubet le second pilote officiel de M-Sport au volant de la Ford Puma Rally1, s’installait au sixième rang devant Sébastien Ogier, lancé en pleine remontée et à 1’27”1 du leader malgré trois scratches en quatre spéciales!
En tête du WRC2, le Français Yohan Rossel qui pilote la Citroën C3 Rally2 était huitième avec un bel avantage de 29”7 sur Nikolay Gryazin et la 1ére des Skoda Fabia RS Rally2.
Son compatriote Nicolas Ciamin avec sa Volkswagen Polo GTI R5, suivait complétant le Top dix au scratch et le podium provisoire de la catégorie. Claude JULIANPhotos : WRC -TEAMS 











