
07 Juin 2023 24 Heures du Mans, AUTOMOBILE, ENDURANCE, Personnalités, Sport

Le pilote tricolore qui n’a jamais caché son envie de revenir dans la Sarthe ces dernières années, est le troisième homme de l’équipage de l’Oreca 07 LMP2 n°47 de COOL Racing, aux cotés des jeunes pilotes, Reshad de Gerus et Vladislav Lomko.
Absent pour la Journée Test ce dimanche 4 juin compte tenu de la course d’IndyCar qui se tenait ce meme jour à Detroit, aux Etats-Unis, Simon Pagenaud en compagnie du Néo-zélandais Scott Dixon, a sauté dans le premier vol pour Paris, puis débarquant a Roissy CDG,
Puis Simon a ensuite apres un transfert a moto taxi, a grimpé dans un TGV pour finalement arriver au Mans sur le coup de 15 heures
Le natif de Montmorillon dans la Vienne mais dorénavant installé aux Etats-Unis, où il a poursuivi avec succès sa carrière et en monoplace, remportant la plus célèbre compétition US, l’Indy 500 en mai 2019 – plus connu en France sous l’appellation 500 miles d’Indianapolis et ce apres avoir deja été sacré Champion Indycar en 2016.
S’imposant aussi en endurance, décrochant de nombreuses victoires dont encore les 24 Heures de Daytona en janvier dernier, avec l’Acura Honda du Team Meyer-Shank en compagnie de ses co-équipiers, le Brésilien Helio Castroneves- son partenaire en Indy – et des Britanniques, Tom Blomqvist et Oliver Jarvis, gagnant donc la mythique course des 24Heures de Daytona…Première victoire du Français dans l’épreuve Floridienne !
Mais revenons en Sarthe où Simon nous confiait :
Son arrivée chez COOL Racing, l’écurie de Nicolas Lapierre, n’est clairement pas un concours de circonstance:« C’est rigolo parce qu’en fait, Nico et moi, on se connaît depuis qu’on a débuté en course auto. Je me rappelle, il étaiten Formule Renault et au Grand Prix Racing. Moi je suis arrivé au Grand Prix Racing juste après. Et puis, il a fait la Formule 3 avec Philippe Sinault et Signature. Donc, on s’est toujours un peu suivis et puis on s’est toujours vu sur les circuits depuis le plus jeune âge. Et j’ai énormément de respect pour Nico parce que c’est quelqu’un de très calme, quelqu’un de très posé, quelqu’un qui ne fait pas de bruit, mais qui travaille dur dans les coulisses. Quand j’ai appris qu’il montait son écurie, c’est vrai que c’était quelque chose qui m’a beaucoup intéressé. Et puis, j’ai été voir Nico, j’ai dit « Écoute Nico, j’essaye de revenir au Mans, si jamais tu as une place, je suis là. » On en a parlé le lendemain et les choses étaient faites. » 

Pour un compétiteur dans l’âme, le plaisir de revenir au Mans s’accompagne évidemment de l’envie de gagner, même si le niveau de compétition sera plus relevé que jamais en LMP2.« Bien sûr. L’année dernière c’était la deuxième voiture la plus rapide. Maintenant, ce n’est pas pour autant la voiture la plus rapide qui a gagné. Ça veut dire qu’évidemment, les 24 Heures du Mans, c’est une course d’endurance. Il faut avoir tous les petits détails mis les uns avec les autres et c’est ce qu’il va falloir faire. Il y a beaucoup de travail. Il y a la vitesse, c’est déjà ça, mais il va falloir travailler tout le reste. Dieu sait qu’il y a beaucoup de travail à faire et beaucoup de choses qui doivent rentrer en ligne de compte pour nous. » 
Même si son retour au Mans se fait au volant d’une LMP2, ne vous y trompez pas, l’ambition de Simon Pagenaud est bel et bien d’être en lice dans la catégorie reine, en 2024.
Impossible de conclure cette interview sans évoquer les 500 Miles d’Indianapolis dont il a été le lauréat en 2019 et qu’il a disputé une fois de plus il y a deux semaines.« Ce que je retiens, c’est que cette année, c’est une grosse année pour moi puisque j’ai eu la chance de faire les 24 Heures de Daytona, qu’on a remporté. Aux 500 Miles d’Indianapolis, on était dans le top 10 jusqu’au dernier tour et malheureusement, on s’est fait percuter sous drapeau jaune. C’est comme ça. Ça aurait été chouette de finir dans le top 10, puis aller à Détroit le week-end dernier et puis enfin Le Mans. Mais pour moi, ce qui est extraordinaire, c’est de faire ces trois grandes courses du sport automobile dans la même saison.Je vais essayer de le refaire le plus souvent possible, puisque le principal dans la vie, c’est être heureux et ça me rend heureux d’être ici. C’est un marathon, quelque chose auquel il a fallu travailler en préparation physique, au niveau du sommeil, de l’hydratation, etc. C’est quelque chose auquel j’ai porté beaucoup d’attention. J’ai perdu un peu de poids pour la course ici, puisque le poids des pilotes compte. Voilà, c’est une préparation qui a commencé depuis le mois de janvier. »Pour vous offrir la meilleure expérience possible, nous utilisons des technologies comme les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations de votre appareil. En acceptant ces technologies, vous nous autorisez à traiter des données telles que votre comportement de navigation ou vos identifiants uniques sur ce site. Le refus ou le retrait de votre consentement peut affecter certaines fonctionnalités.
