Une partie du hall 2 de Rétromobile, est consacré à la moto, avec en particulier l’expo exceptionnelle des préférées d’Éric de Seynes dans sa collection personnelle que Gilles Gaignault (voir lien) est allé découvrir pour vous en Normandie il y a quelques semaines.On en reverra quelques-unes. Et puis partout des coups de cœur qui rappellent d’immenses souvenirs vécus ou rêvés…
De Seynes héritage
Si tout le monde dans la moto connaît Éric de Seynes, président du conseil de surveillance de Yamaha et aussi de la société de luxe Hermès (on verra qu’il a magnifiquement lié les deux univers) très peu de gens connaissaient l’histoire de son ancêtre qui a construit des autos jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.Il n’existe plus que deux exemplaires de ces autos au monde et Éric a voulu en restaurer une, qui s’appelle effectivement Cognet-De Seynes et était fabriquée à Lyon. Belle surprise !Ensuite bien sûr, l’expo suit les envies d’Éric au fil de sa vie, depuis sa jeunesse, son père possédait une Laverda et une BMW sur lesquelles il a chopé ce virus incurable qu’est la moto.Il présente aussi son univers compétition avec une Kawasaki de Christian Ravel, une Yamaha sur laquelle le ‘Roi Giacomo Agostini a décroché son dernier titre 500 en 1975 et a offert et décroché le premier titre d’une usine Japonaise dans cette cylindrée-reine à l’époque et devenue depuis celle du MotoGP.Dans ce lot de trois motos … ‘historiques, se trouve aussi la moto de Jarno Saarinen, immense Champion Finlandais, hélas disparu trop jeune en course lors du GP d’Italie en 1973 à Monza….
Enfin, en tête de plateau, se trouvent les Yamaha Championnes du monde sous l’égide de Yamaha France, les motos du Dakar (Stéphane Peterhansel !) les motos de Christian Sarron, la moto de cross de Romain Febvre qui offert à la France son premier et seul titre 500/MXGP.Puis on termine en beauté avec la moto qui est titrée en Mondial Superbike du WSBK, avec Razgatlioglu, mettant fin à l’ère Rea/Kawasaki. 
Avant de quitter le stand, coup d’œil de l’autre côté, sur les motos habillées de cuir par Hermès. On connaît la marque pour la qualité mondiale de ses cuirs, la Virago et la Vmax sont deux très belles préparations, Éric me dit que le cuir est un buffle skipper de la vallée de l’Indus qui passe sa vie dans l’eau et son cuir ne risque rien sous la pluie.Très élégant, très smart, évidemment les motos les plus chics du salon… Autres coups de cœur
Sur le stand du préparateur Godet, une moto incroyable, une Vincent entièrement neuve, et fabriquée à la main, qui coûte la bagatelle de …104.000€ !C’étaient à leur époque, les motos de série les plus rapides au monde, Godet a refait une Café Racer de 1130 cc totalement fidèle aux plans d’époque.Une vraie œuvre d’art en fait mais neuve ! Belle initiative de ce préparateur de Rouen.
Sur le stand Goldwing Honda, on fête le cinquantième anniversaire de cette moto devenue culte, où est exposé le premier modèle, datant de 1976, avec ses quatre cylindres à plat, sa cylindrée de 999 cc, elle est rouge vif et elle a été une vraie découverte de ma génération.Après la Quat’pattes, ou encore la CB 750 Four, toujours de Honda, qui a relancé la joie de vivre motarde à la fin des seventies, début des eighties.Je n’ai jamais retrouvé les sensations que l’on avait à l’époque sur cette moto. Un de mes amis mélomanes disait qu’en musique, il y a Mozart et puis plus rien (ce qui est heureusement faux mais ça sonnait bien !) cette moto est sûrement Mozart mais elle a été suivie de centaines de modèles plus excitants les uns que les autres…
Merci aux Japonais qui ont conçu cette autre œuvre d’art. On la voit restaurée sur le stand Charlot, la jaune, la vraie couleur qui nous mettait en extase, est vendue 20500€. Au stand Triumph, un petit coup d’œil sur la plus élégante de la série Bonneville, la T 100 de 1964, son nom dû au fait que la moto passait les 100 m/ph et donc un peu plus de 160 km/h.Mais surtout elle est intimement élégante, attirante comme un aimant à rêves.
Pour finir, allez sur le stand Indian, une marque à fantasmes, j’ai monté au troisième étage d’un HLM à Stockholm, avec mon pote qui l’avait achetée, une Road Master !Il l’a restaurée dans son deux-pièces pendant un an. Or un exemplaire de cette Road Master est sur le stand, mentionnant que c’est le dernier modèle fabriqué par la marque qui a fait faillite en 1953 et ne sera reprise qu’en 1999.Et mon cœur a encore fait boum boum… Éric ALESUNDPhotos : Jean-Claude JACQ – Patrick MARTINOLI – Jean Jacques BOYER 










