
Cette série Ultimate Cup existe depuis pas mal d’années maintenant (2019), elle tarde pourtant à trouver une plus grande audience.
Ce week end à Magny Cours, un haut lieu des sports mécaniques en général et en sport automobile en particulier, pourtant peu de spectateurs ont fait le déplacement mais il faut être fan sous le cagnard (32°) il est vrai !
Évidemment, les mal intentionnés ont beau jeu de dire qu’il en va ainsi du sport automobile hexagonal.
Hormis le Championnat de France des rallyes, où c’est gratuit et le Championnat de France de Rallycross dans ses épreuves de l’Ouest de la France qui remplit les circuits, pour le reste, seuls les 24 Heures du Mans et le GP de Monaco (si si, on peut dire que c’est en France) attirent les foules.
Pour les tous autres Championnats, c’est quand même la crise. Le GT ne fait guère recette. Il n’y a plus de Championnat de France de F3, et toutes les séries se déroulant sur les circuits français souffrent d’un réel manque d’enthousiasme des afficionados…
Pourtant des épreuves comme celles de ce Championnat Ultimate Cup Series attirent d’excellents pilotes de notoriété et de grandes équipes de renom !

On aurait pu croire que la FFSA se préoccupe de ce marasme mais à vrai dire, il semblerait bien que les luttes intestines dissuadent ces braves gens de considérer ce problème pourtant essentiel pour la survie du sport automobile dans notre pays !
Ce qui semble un peu freiner l’essor médiatique de la série Ultimate Cup, c’est une difficulté à mettre en place une véritable politique de communication en direction des médias institutionnels.
Pourtant, ces gens-là savent ce que c’est d’organiser et de fidéliser, en témoignent les magnifiques prestations structurelles et organisationnelles.
Leur reste à le faire savoir !
Par exemple, quelques communiqués de presse aux médias concernés (presse écrite, parlée, télévisé) pourraient inciter un responsable de la rédaction sportive à envoyer journaliste et photographe sur les circuits.
Ce week end, à Magny Cours, le palmarès de quelques pilotes ou de quelques structures de quoi mettre l’eau à la bouche aux amateurs de belles conduites automobiles.

Comme la venue, très discrète il est vrai de Neel Jani qui possède sans doute un des plus beaux palmarès en endurance. Pensez donc, le Suisse de Rorschach n’est rien d’autre que le Champion du monde d’endurance 2016, vainqueur des 24 Heures du Mans en 2016, auteur d’un magnifique 3’16’’887 sur le circuit Sarthois.
Également recordman au volant d’une Porsche 959 type Le Mans sur le redoutable et redouté tracé de l‘enfer vert, celui de la terrible Nordschleife du Nürburgring !!!
Le lundi 9 avril 2018. Neel Jani a tourné en 1’41.770, soit 0.73seconde plus vite que le chrono établi par Lewis Hamilton qui était de 1’42.553 au volant de la Mercedes F1 W07 Hybrid. !

Jani fut un des hommes de bases de l’offensive Porsche en endurance mondiale, c’est dire le talent du pilote des bords du lac de Constance.
Mais Neel n’est pas le seul personnage de l’endurance mondiale à rouler désormais en Ultimate Cup.
En témoigne la venue d’un autre Helvète, Mathias Beche qui passé lui aussi par l’écurie Rebellion, présente un alléchant palmarès en endurance.

Le Genévois qui fut vice-champion de formule Renault en Asie en 2008, s’adjugea le titre de Champion en European Le Series et fut vainqueur du Trophée Pilotes privés LMP1 en 2014.
Côté Français, il y a aussi quelques belles pointures. Comme le Manceau Vincent Capillaire qui ne compte pas moins de cinq participations aux 24 Heures du Mans.
Comme Jean-René de Fournoux, sept participations à la grande épreuve mancelle, comme Arnold Robin, manceau, lui aussi et de nombreuses fois au départ des deux tours d’horloge.

Nicolas Prost lui aussi se fait énormément plaisir au volant d’une Norma de la structure Cogemo Racing que dirige l’ancien manager d’un certain Jacques Lafitte, Goerges Kazka, toujours actif..
Impossible également de passer sous silence la qualité des teams engagés. On retrouve également des noms qui pèse dans le paysage du sport auto nationale.

Comme le Graff de Pascal Rauturier, le M Racing d’Yvan Muller pas loin de sa base situé … à Magny-Cours, comme le Zosh, le team Sarthois très engagé dans l’endurance, comme Cogemo Racing Team de Sebastien Moralmès qui engage pas moins de quatre voitures dans cet Ultimate Cup series.
Sas oublier les structures telles DB Racing de Daniel Bassora, CD de Claude Degremont, Chazel…

Et que dire des magnifiques petits protos LMP4 Nova, dignes héritières des Norma du sorcier pyrénéen Norbert Santos.
Désormais reprise par l’ingénieur Guillem Roux et Camille Gautré-Santos, la propre fille de Norbert, ces voitures sont d’extraordinaires outils à plaisir… et en grand nombre en Ultimate, 35 présentes à Magny Cours !
Mais aussi une première marche idéale pour entrer dans le somptueux monde de l’Endurance automobile.

L’Ultimate Cup Serie est donc une belle façon de pratiquer du sport automobile. C’est aussi une belle façon de passer un week end au bord d’un circuit, histoire de profiter du talent de ces jeunes (et moins) jeunes gens toujours aussi décidés à ne pas s’en laisser compter !
Une série donc très professionnelle qui mélange, jeunes espoirs talentueux, pilotes d’expérience et gentlemen passionnés…
Jean-Michel LEROY
Photos : Davy DELIEN











