Il y a deux courses qui plus que toutes les autres semblent retenir l’attention des spécialistes de la discipline motocycliste, lors de ces week-end de l’Ultimate Moto.
La manche du championnat de France d’Endurance, laquelle aprés une course de quatre heures, a recueilli un beau succès et des beaux vainqueurs en la personne de Mathieu Gines et Gautier Gurdebecke, la paire titrée samedi soir ‘champions hexagonaux de la spécialité.

Totalement intégré dans le palmarès de la FFM, visiblement la collaboration entre la structure fédérale et le staff d’Ultimate, a vraiment bien fonctionné cette année.
Avec une finale au Castellet qui comptait trente-et-un équipages au départ, cela augure bien de ce que sera la formule choisie en 2027 avec sans doute l’arrivée d’un beau contingent de Production, aux exigences moindres en terme de budget.
Une autre série connait elle aussi un beau succès : l’Ultimate 700 Cup avec un choix technique unique : Des Yamaha YZF R7, une machine qui fait le bonheur des concessionnaires du constructeur japonais. Mais aussi des aspirants champions qui, avec deux séries qui lui sont totalement dédiées et qui délivrent toutes deux un titre en fin d’année.
Celle de la FFM tout d’abord qui est intégrée au sein du championnat de France Superbike. Même si la formule est intéressante, elle a du mal à faire le plein de concurrents au sein de ce championnat il est vrai que les Superbikes, les Productions et les Supersports 600, remplissent les plateaux et celui de la Yamaha 700 manque un peu de protagonistes.
En témoignent les dix-sept concurrents seulement présents lors de la finale du championnat à Magny-Cours.
L’autre organisation, celle intégrée à la série Ultimate Cup connait en revanche une belle vitalité.
Ils étaient trente-six engagés ce dernier dimanche au Castellet. C’est dire si la formule a séduit son public.
Ils sont nombreux donc les jeunes pilotes à opter pour cette proposition de la marque au diapason.
Pour courir, au prix d’achat du modèle de série, faut débourser 10 499€, il suffit d’acquérir le premier kit à 4000 €, soit une machine prête à courir pour moins de 1000 €. C’est certes une somme mais le tout est fiable et bien pensé.
Dans ce kit, il y a largement de quoi se sentir au guidon d’une moto ultra sportive. Si le moteur ne change pas interdiction absolue de préparer et de modifier des pièces moteurs, interdiction d’entrer dans le système électronique ECU.
Il est interdit de modifier la batterie mais le choix des rapports de transmission est libre. Le kit comprend quelques belles trouvailles comme le système d’échappement Akrapovic, une référence en compétition, un ‘’quickshift’’, des amortisseurs et des cartouches Ohlins, un kit Durit Aviation du plus bel effet, des protections moteurs etc …
Bref de quoi faire de cette moto une véritable bête de course en paquet. Certaines options facultatives sont aussi autorisées comme un système de changement de roues rapide, des tubes de demi-guidon, des platines de rechange etc…
Bref rendre plus désirable encore ce diamant bleu.
En course, c’est un outil remarquable de fiabilité et aussi des plus fun à emmener comme en témoignaient les fantastiques appels contre appels au freinage de la fin de la ligne droite des stands du double vainqueur du dernier week end, Thomas Eisen.
Par deux fois, le Belfortain a livré deux copies impeccables lors des deux courses du dimanche avec à chaque fois une construction très méthodique de ses courses.
« En fait par deux fois je pars super bien et ensuite tout se déroule comme je le veux. Sans doute parce que d’habitude, on est cinq Eisen dans la course et que là mon père et mon frère ne sont pas là, alors, j’y ai trouvé une motivation supplémentaire.’ »
Effectivement, la tribu Eisen est un pilier de l’épreuve mais jusque là, ils avaient un peu tardé à dominer de la sorte. Deuxième satisfaction de ce dimanche, la belle sortie du franco-anglais Kyle Payne qui fait deux dans la première course et troisième dans la seconde.
« C’était une course folle, deux podiums en deux courses. J’aurai pu faire deux dans la seconde mais il était stupiude d’aller à la faute. »
Moins de bonheur pour Noa Barrati, lui aussi très en vue dans cette finale mais victime d’une chute à la moitié de la première course
« Je m’en suis voulu. Cette chute est stupide. Alors pour la deuxième course, j’ai assuré. Il me fallait absolument jouer la sécurité »
Pour Enzo Dupuy, la journée avait été belle, dès la première course en 700, il s’était adjugé le titre. Et puis comme c’était pour lui un week end de rêve, on l’avait vu très à son aise la veille dans la finale du championnat de France d’Endurance.
Il avait même obligé Mathieu Genes à sortir le grand jeu, c’est dire si Enzo a tout du jeune pilote prometteur.
Jean-Michel LE ROY
Photos : Armand RAMPNOUX









