(OG Motorsport) engagée comme team permanent en Coupe du Monde Superstock, la Yamaha N°21 EWC (Bim Trazer Fly), la Kawasaki Expérimentale N°56, la BMW N°74 SST engagée par Christophe Seigneur, les Yamaha EWC N°77 et SST N°777 du lointain Team Tchèque permanent, celui du Wojcik Racing.Et bien sûr nous avions tous en tête l’absence forcée de la Honda N°32 de l’ écurie permanente de l’Ecole de la Performance terriblement éprouvée par la chute fatale de Clément Stoll le 15 Mars dernier, lors d’essais privés effectués sur le circuit de Nogaro.Des milliers de personnes avaient assisté aux obsèques de Clément le lundi alors que les teams débarquaient au Mans pour ces tests et il n’est pas certain de revoir cette écurie si durement touchée pour les 24Heures.
EWC : YART YAMAHA N°7 (Bridgestone) : P1 (1’34.759)
Une nouvelle fois la Yamaha Autrichienne YZF – R1 N°7 du Yart qui représente directement l’usine, fut la plus rapide, ce qui nous rappelle le temps déjà réalisé l’an passé par le Tchèque Karel Hanika lors de sa session chronométrée (1’34.878). Avec un équipage inchangé (Niccolo Canepa, Marvin Fritz, Karel Hanika et Robin Mulhauser en 4e pilote ) le Yart averti la concurrence qu’il demeure le plus véloce sur ses pneus Japonais Bridgestone, en amenant la seule moto en dessous de 1’35.00.Cette N°7 traîne cependant la réputation de rater ses envols du départ et ses re-démarrages des stands, ce qui devient très préjudiciable… Depuis 2010 d’ailleurs, aucune moto ayant réalisé la pole n’a remporté la course… A réfléchir ou relire La Fontaine et cette fable du lièvre …!A l’analyse du cumul des deux journées sans pluie mais avec un Mardi très froid (entre 5 et 10°c) et venteux et un Mercredi plus doux approchant les 15°c, nous constatons que cinq constructeurs en Mondial EWC sur dix-huit machines engagées (Plaques noires / phares blancs) se tiennent en moins d’une seconde !C’est extrêmement prometteur d’un excellent spectacle et d’une grande rivalité .EWC : BMW MOTTORAD N°37 (Dunlop) : P2 (1’35.192)
L’écurie BMW Mottorad N°37 avec sa 1000RR a démontré un très fort potentie . Comme le Yart, BMW affiche le même équipage : Markus Reiterberger, illya Mykhalchyk, Jérémy Guarnoni.Steven Casaer (Directeur Technique BMW Mottorad) indique :” Nous avons fait beaucoup d’essais surtout en aérodynamique, moteur forcément, pneus (Dunlop). Nous faisons tout pour gagner même si nous n’avons pas une très grande expérience. Les pneus seront le gros challenge surtout ici au Mans. Celui qui gagne est celui qui fait le moins d’erreurs. Il faut voir car là on ne voit que les chronos sans savoir si c’est fait avec des pneus neufs ou pas, avec beaucoup ou peu d’essence! Nous savons ce que nous faisons et ça nous met en confiance. On peux voir la longueur des runs des autres mais sans savoir si leurs pneus sont usés ou pas. “
Rappelons l’abandon l’an passé prématuré de cette BMW N°37 très tôt à 19h50 (surchauffe moteur après un radiateur percé par un caillou) alors qu’elle occupait la 4éme place après 4 heures de course aux basques de la Suzuki Yoshimura Sert, victorieuse.EWC : DUCATI ERC ENDURANCE N°6 (Pirelli) : P3 (1’35.350)
Avec un chrono de 1’35.350, la Ducati Panigale V4R qui reste l’héroïne du Bol d’or pour avoir lutté longtemps en tête, n’avait pas donné de ses nouvelles quant à la suite d’un programme pour 2023. Finalement inscrite voici peu, elle attire toujours autant la curiosité avec un fort potentiel et une belle agilité aux mains de Chaz Davies, David Checa et Philipp Öttl qui remplace cette année Xavi Forés, parti disputer le Championnat Superbike MotoAmerica. Öttl, ce jeune Allemand tout sourire, que nous avions vu débuter l’an dernier au Mans en endurance, a depuis su apprendre en écoutant le Gallois de 36 ans Chaz Davies et David Checa pas avares de bons conseils.A la manière de son compatriote Alonso, les années ne semblent pas avoir d’emprise sur Checa (43 ans le 20 Avril) toujours aussi rapide et enjoué. Philipp Öttl dispute, à bientôt 27 ans le 3 Mai, le Championnat du monde de Superbike sur une Ducati du team Go Eleven. La Ducati est équipée comme pour le Bol par Pirelli et ça fonctionne entre Italiens ! 
EWC : FFC TSR Honda France N°1 ( Bridgestone ) :P4 (1’35.542)
On ne change pas une équipe qui gagne …à quelques détails près… Un de taille, le N°1 des champions du Monde qui remplace l’habituel N°5 de la Honda CBR 1000 RR-R, couvée par l’ingénierie usine avec notamment un nouveau bras arrière oscillant resté lors des 8heures de Suzuka!Gino Rea très gravement accidenté aux essais de ces 8heures de Suzuka se porte de mieux en mieux. Alan Techer épaule donc depuis le Bol d’or Josh Hook et Mike Di Meglio.Masakazu Fujii , team manager et propriétaire de cete équipe FCC est confiant :” La stratégie pour 2023 ne doit pas changer . Et en l’état, la structure reste celle du Bol d’or 2022 .Les essais avec cette machine 2023 ont été effectués et elle a surpassé le modèle 2022 tant en termes de réponses que de données . Notre objectif est de remporter des championnats consécutifs . Comme l’an dernier nous nous concentrerons sur les 3 courses de 24 heures : Le Mans , Spa et le Bol d’or , afin de pouvoir à nouveau faire connaître au public la nouvelle de notre couronnement.”EWC : YOSHIMURA SERT N°12 (Bridgestone) : P5 (1’35.672)
Nous avons tous encore l’image de ce moteur gisant au centre du box du Bol d’or 2022, sans qu’aucune solution de sauvetage, ne puisse redonner un espoir de pouvoir continuer le combat et ce après une heure de course seulement !Adieu le titre tant espéré … Ce fut le second électrochoc subi car l’usine avait annoncé en Juillet… son retrait de l’endurance également !!! D’où le choc émotionnel !!!!Depuis, une synergie autour de Yoshimura, du Sarthe Endurance et de Suzuki France a permis de continuer la lutte avec cette GSXR qui voudrait bien rafler définitivement le Trophée des 24 Heures du Mans, acquis à l’équipe capable de remporter la victoire 3 épreuves de suite. Un beau pied de nez que Yohei Kato et Damien Saulnier, le binôme directeur, voudrait bien voir se réaliser. Watanabé, le pilote maison Yoshimura avait vu avant Noël que l’herbe était plus verte du côté de la Kawasaki Trickstar N°11. Yohei Kato sollicita le retour d’Etienne Masson sur cette Suzuki, désormais N°12. Il nous livre souriant et heureux ses dernières impressions sur cette Yoshimura :Etienne Masson pilote Yoshimura Sert Motul N°12 :” Beaucoup de choses ont changé depuis que j’étais parti en 2019. D’abord il y a beaucoup plus d’implication de Yoshimura avec une nouvelle méthode de travail des Japonais à adopter. Ensuite la moto, en elle-même a beaucoup évolué. Plus aboutie, plus performante aussi mais le plus gros changement vient des pneus Bridgestone qui sont quand-même un peu la référence en ce moment en endurance moto. J’ai dû reprendre à zéro mon pilotage en oubliant tous mes anciens repères mais ça s’est plutôt pas trop mal passé.”Et de nous préciser:“L’avant, l’arrière on gagne en performance. Nous sentons que la moto a été développée avec ces pneus là et que le mariage est réussi. La moto est très performante longtemps au fur et à mesure des tours effectués. Nous avons fait de longs runs à Jerez et ici nous essayons des choses au niveau de l’assiette de la moto. Les temps avec la concurrence sont très serrés, plus que d’habitude, car ça roule très vite. C’est de bonne augure .”
EWC : Team Moto-AIN N°96 (Pirelli): P6 (1’35.729)
Pierre Chapuis, le manager de son Team Moto-Ain, a pris cet hiver un virage déterminant en décidant de céder sa concession Yamaha de Bourg En Bresse après 26 ans de passion et de se consacrer uniquement à la compétition, en ouvrant son nouveau centre, unique en France GYTR (Genuine Yamaha Technology Racing ) PRO SHOP lancé par Yamaha Motor Europe, sous l’impulsion de son Président, Eric De Seyne. Ce dernier était à la recherche d’experts racing capables de répondre à tous les besoins amateurs de compétitions moto et de commercialiser toute la gamme GYTR.Après deux titres mondiaux en Coupe du Monde d’endurance Superstock en 2019 et 2020, obtenus bien sûr toujours sur des Yamaha R1, Moto Ain est passé avec succès en Mondial EWC (Second du Bol d’or 2021 ) .En 2023, après un renforcement avec Yamaha Motor France, Moto-Ain aligne cette YZF R1 N°96 en EWC avec Corentin Perolari, Roberto Tembourini et Claudio Corti, tous issus des Championnats du monde de vitesse.La vitesse est bien là, déjà prouvée avec ce sixième chrono, juste derrière les teams pros les plus rapides de ces deux journées tests d’avant 24 Heures du Mans.EWC : Honda Viltaïs Racing N°333 (Pirelli) :P7 (1’35.908)
Avec Yannick Lucot, nous avons un manager qui a également tout bouleversé cet hiver, alors qu’il venait avec son écurie de connaître la consécration en remportant le dernier Bol d’or. Viltaïs est passé de Yamaha… à Honda et de Dunlop… à Pirelli et en remplaçant Erwan Nigon parti en retraite (de pilote) par l’Argentin Léandro Mercado, venu du mondial Superbike et ce afin d’apporter ses connaissances sur cette Honda 1000 BBR qu’il connaît depuis deux ans .Yannick Lucot manager Honda Viltaïs :” La Honda est une moto qui s’est révélée tout de suite très efficace. Il y a de la puissance et un châssis sain. Les pilotes ont également apprécié son confort. Nous sommes aussi très satisfaits de nos pneus Pirelli qui offrent à la fois de la constance et de la performance. Les tests privés effectués cet hiver nous avaient donné confiance quant à nos choix. Ces essais ici au Mans face à la concurrence sont venus confirmer notre potentiel .”EWC : Yamaha KM99 N°99 (Dunlop) : P8 (1’36.170) :
Une nouvelle écurie permanente en EWC venue de Belgique avec beaucoup d’ambition qui se confirme par cette belle performance . Cette écurie a débauché cet hiver Florian Marino de chez Kawasaki qui est associé au Belge ( logique ) Bastien Mackels et à Lucas Mahias champion du monde d’endurance en 2016 et en Superbike en 2017 .Avec ses associés Gaëtan Schyns et Christian Jupsin , Mario Kupper que nous avions déjà rencontré au sein du Team Viltaïs nous parle de ces essais prometteurs .Photo 12Mario Kupper Team Manager KM99 :” L’idéal serait d’être dans le Top 5 à l’arrivée . Nous avons mis les moyens pour le faire. Nous avons effectué de bons chronos réguliers . J’ai commencé l’endurance en 94 et j’en suis à mes 24 ou 25èmes 24 heures . J’ai fait six années chez Viltaïs ingénieur d’exploitation jusqu’en 2021 . Et l’an passé nous avons monté ce projet avec deux amis en nous donnant du temps pour bien le réaliser.”EWC : Tati Team Beringer Racing Kawasaki N°4 (Pirelli) : P9 (1’36.626)
Après une seconde place obtenue l’an passé lors des 24 Heures de Spa, le Tati Team aimerait renoué avec le podium. Avec Grégory Leblanc qui possède 4 victoires consécutives au Bol (de 2012 à 2015) et 3 victoires aux 24 Heures du Mans (2010, 2011 et 2016) la Kawasaki N°4 est assurément entre des mains expertes. Il sera épaulé par Hugo Clère et Baptiste Guittet, qui ne sont rien d’autres que les vainqueurs de la Coupe du Monde Superstock 2022. Patrick Anjolras a su mettre tous les atouts dans son jeu cette année pour aller vite et loin.SUPERSTOCK : Tecmas MRP BMW Racing Team N°9 ( Dunlop ) : P10 (1’36.831)












