
Antonelli, le bel hommage à Zanardi !

Andrea Kimi Antonelli, 19 ans, a bouclé en beauté son hommage à son illustre compatriote, Alessandro Zanardi, l’ex-pilote de F1 et d’Indycar décédé ce samedi 2 mai 2026 à 59 ans, en remportant au bout d’une course très animée le Grand Prix de Miami pour lequel il était parti en pole position dans sa Mercedes.
« Cette victoire est pour Alex, je voulais vraiment gagner pour lui », a dit Antonelli après cette troisième victoire consécutive en 2026, qui lui permet de creuser l’écart en tête du classement provisoire Championnat du monde, où il totalise 100 points contre 80 seulement à son plus proche rival, lequel n’est autre que son propre partenaire le Britannique George Russell.

Andrea qui déclarait ensuite :
« Au départ, je ne m’attendais pas à ce que ça freine aussi tôt. J’ai bloqué mes roues et j’ai été un peu chanceux au virage 2. J’ai fait une petite erreur avec la gestion d’énergie en essayant de dépasser. Mais notre arrêt au stand était rapide et j’ai pu bénéficier d’une bonne stratégie. On a réussi notre undercut mais ce n’était pas une course facile. Ce n’est que le début. La route est encore longue, mais l’équipe fait un travail incroyable. Sans eux, je ne serai pas là. Je vais savourer cette victoire. »
Mais rien n’a été facile pour le jeune Italien et on ne peut pas s’empêcher de penser que le formidable Alex a joué un rôle de là-haut, histoire de superviser une course bien mal engagée…
Comme chaque fois cette saison, les Mercedes ont encore loupé et raté leur départ, et en plus de Charles Leclerc, dont la Ferrari est toujours là pour bondir en tête dès le premier virage, il y avait aussi deux McLaren, 24 heures après le doublé Norris-Piastri samedi dans la Course ‘Sprint.
Verstappen, le revenant !

La suite de la course a été très animée, pour deux raisons principales :
D’abord, le revenant, Max Verstappen, ancien quadruple Champion du monde, a profité au maximum des nouvelles qualités de sa Red Bull complètement repensée pendant les vacances de Pâques, moteur compris !
Mais tout aurait pu s’arrêter très vite, quand il a réussi un superbe 360° dans le peloton, dès le premier tour…
Ensuite, les Mercedes n’étaient pas au mieux, globalement, et les McLaren étaient, elles, au contraire beaucoup mieux qu’en début de saison.
Du coup, George Russell a souffert, dans le groupe de chasse, et n’a jamais pu se mêler à la lutte pour le podium.
Comme si cela ne suffisait pas pour sauver l’intérêt d’une course avancée de trois heures (de 16h à 13h locales), pour cause de prévisions météo alarmistes, il y a eu la « remontada » de Verstappen, rentré le premier aux stands pour passer des pneus durs et les emmener jusqu’à l’arrivée, et surtout le ‘foirage total de Charles Leclerc dans le dernier tour, alors qu’un nouveau podium lui était promis et qu’il avait bien résisté, pendant plus de cinquante tours, d’abord à la Mercedes de Russell, puis à la McLaren de Piastri.
Leclerc et Hadjar se ratent…

« C’est de ma faute, j’ai été trop optimiste sur ma pédale d’accélérateur », a admis le Monégasque, parti en tête-à-queue sous la pression de Piastri, qui a finalement complété le podium derrière Antonelli et Norris.
Un autre pilote s’est raté, Isack Hadjar, en début de course, quand il a planté sa Red Bull en étant « trop à la limite, comme pendant tout le week-end », dans une portion très rapide du circuit de Miami.
« Ce n’était pas intelligent de ma part, et surtout j’ai fait du mal à ma voiture », a admis le jeune Français, toujours aussi cash et honnête dans ses explications, sans chercher à se justifier ou à se trouver des excuses.

A retenir encore le tonneau de l’Alpine de Pierre Gasly, à cause d’une obstruction caractérisée de Liam Lawson, dans sa Racing Bull.
Au final, derrière le jeune prodige italien, les deux pilotes McLaren (Norris et Piastri) qui l‘accompagnent sur le podium.

Le Champion du monde en titre Lando Norris second, déclarait :
« Les sentiments sont mitigés. On aurait dû s’arrêter en premier. Mais Kimi a fait du super boulot. C’est facile de faire des erreurs, ici, sur les zones de freinage et il n’en a pas fait beaucoup. Je devrais être heureux et l’équipe aussi, mais je suis déçu de rater la victoire. On aurait pu gagner, mais je n’avais pas le rythme pour le dépasser la fin. Certaines choses s’améliorent, d’autres non, mais aujourd’hui, c’était surtout une question de faire moins d’erreurs et d’attaquer aux bons endroits. C’était difficile, il faut être tactique dans l’utilisation de la batterie. Au-delà de ça, on a fait un bon travail, on peut être fiers. »
Quant à Oscar Piastri, lui il confiait :
« Cela n’a pas été le week-end le plus fluide. La qualification était un peu ratée pour nos deux voitures mais le rythme de course était encourageant. J’ai pu faire quelques dépassements et une belle remontée en fin de course. On s’est rapprochés en termes de performance, et c’est agréable de voir ça. On a montré qu’avec une bonne position en piste, on pouvait espérer de bonnes choses. On a fait un pas en avant et on devrait en faire un autre au Canada, donc je suis confiant pour le futur. »

Ensuite, les places d’honneur sont revenues à George Russell (4), Max Verstappen (5) et Lewis Hamilton (6), qui n’a jamais pu défendre ses chances car sa Ferrari avait été abîmée dans la mêlée du départ par un accrochage avec Franco Colapinto, l’Argentin de chez Alpine.
Mais quelques heures après l’arrivée, Charles Leclerc a écopé d’une pénalité de 20 secondes qui l’a fait reculer de la sixième à la huitième place.
En effet, suite à son tête-à-queue au dernier tour, qui lui avait fait perdre sa belle troisième place, les commissaires ont jugé qu’il avait “gagné un avantage en sortant des limites de la piste”.
Vous avez dit bizarre ?
Ce qui a permis à Colapinto de récupérer cette septième place, devant Leclerc et les deux pilotes Williams, Carlos Sainz Jr (9) devant Alex Albon (10).
Rendez-vous à Montréal !
Le prochain Grand Prix aura lieu au Canada, dans trois semaines, et le suivant à Monaco, début juin.
D’ici là, toutes les écuries pourront continuer à travailler sur ce nouveau règlement 2026, modifié pendant la trêve de Pâques, qui a permis d’avoir à Miami, ce dimanche, une course très animée.
Affaire à suivre…
Daniel ORTELLI
Photos : F1 – TEAMS

LE RÉSULTAT DU GRAND PRIX DE MIAMI
1 – Andrea Kimi Antonelli (Mercedes) – 57 tours
2 – Lando Norris (McLaren-Mercedes) à 3″264
3 – Oscar Piastri (McLaren-Mercedes) à 27″092
4 – George Russell (Mercedes) à 43″051
5 – Max Verstappen (Red Bull-Ford) à 48″949 *
6 – Lewis Hamilton (Ferrari) à 53″753
7 – Franco Colapinto (Alpine-Mercedes) à 1’01″781
8 – Charles Leclerc (Ferrari) à 1’04″245**
9 – Carlos Sainz (Williams-Mercedes) à 1’22″072
10 – Alexander Albon (Williams-Mercedes) à 1’30″972
11 – Olivier Bearman (Haas-Ferrari) à 1 tour
12 – Gabriel Bortoleto (Audi) à 1 tour
13 – Esteban Ocon (Haas-Ferrari) à 1 tour
14 – Arvid Lindblad (Racing Bulls-Ford) à 1 tour
15 – Fernando Alonso (Aston Martin-Honda) à 1 tour
16 – Sergio Perez (Cadillac-Ferrari) à 1 tour
17 – Lance Stroll (Aston Martin-Honda) à 1 tour
18 – Valtteri Bottas (Cadillac-Ferrari) à 1 tour
* Pénalité de 5 secondes
** Pénalité de 20 secondes
ABANDONS / Nico Hülkenberg – Liam Lawson – Pierre Gasly – Isack Hadjar

LE CLASSEMENT PROVISOIRE DES PILOTES
1. Antonelli : 100 points – 2. Russell : 80 – 3. Leclerc : 59 – 4. Norris et Hamilton : 51 – 6. Piastri : 43 – 7. Verstappen : 26 ;-8. Bearman : 17 – 9. Gasly : 16 – 10. Lawson : 10 – 11. Colapinto : 7 – 12. Lindblad, Hadjar et Sainz Jr : 4 – 15. Bortoleto : 2 – 15. Ocon et Albon 1.

LE CLASSEMENT PROVISOIRE DES CONSTRUCTEURS
: 1. Mercedes : 180 points – 2. Ferrari : 110 – 3. McLaren-Mercedes : 94 – 4. Red Bull-Ford : 30 – 5. Alpine-Mercedes : 23 – 6. Haas-Ferrari : 18 – 7. Racing Bulls-Ford : 14 – 8. Williams-Mercedes : 5 – 9.Audi : 2.

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