Troisième séance des essais libres ce jeudi après-midi 12 juin et ce avant la session de l’Hyperpole, laquelle déterminera en soirée plus tard, la pole et la grille de départ de chacune des trois catégories (Hypecar-LMP2-LMGT3)
Porsche à la relance mais toujours Cadillac

Après une journée du mercredi assez fourni avec pas moins de trois séances d’essais, deux libres et une qualificative pour l’Hyperpole, les concurrents ont remis ça ce jeudi en début d’après-midi pour tout d’abord, une séance d’essais libres de 14h 40 à 17 h45.Soit un peu plus de trois heures pour travailler à mettre les voitures dans les meilleures dispositions.Quinze hypercars, dix LMP2 et 10 GT, il y a un objectif bien particulier :Celui de mettre sur la piste à partir de 20 heures, le meilleur compromis possible pour établir la hiérarchie finale qui, elle, déterminera la grille de départ.Pour une d’entre elle et non des moindres, il faudra se résoudre à partir tout en fond de grille.En effet, on l’a appris tard dans la nuit de mercredi à jeudi, l’une des trois Porsche Penske ‘officielles, la N° 6 s’est fait prendre par la patrouille des commissaires techniques.Un poids insuffisant a été enregistré par les balances. La sanction est immédiatement tombée
Disqualification de la séance et mise en fond de grille.
Cela devient quand une fâcheuse habitude chez Penske. On se souvient que cette année, avant le départ des 500 Miles d’Indianapolis, deux des monoplaces du team US du pourtant ‘patriarche Roger Penske, celles de Joseph Neugarten et de Will Power, furent là-encore, déjà rétrogradées tout au fond de la grille de départ de la grande classique américaine, l’Indy 500.De plus, la saison précédente, on se souvient encore également de la drôle de bidouille des ingénieurs de cette écurie Penske qui avaient trouvé le moyen que les pilotes du team Yankee puissent utiliser comme ils le désiraient de leur ‘push to pass.On le voit, il existe une curieuse façon de lire les règlements techniques dans cette écurie pourtant mondialement reconnue.Et de les interpréter. Voir de les dépasser.Mais curieusement seule l’une des trois Hypercar de Stuttgart, est concernée !Ça aurait pu aussi mal se terminer pour l’une des deux Toyota, celle de Sébastien Buémi qui se frottait un peu avec une Ferrari GT3, dix minutes avant la fin de séance de nuit.Mais plus de peur que de mal pour la Japonaise, puisque jeudi après-midi, les deux GR010 sont de la partie. Du travail, beaucoup de travail
D’entrée de jeu, tout est parti sur des bases rapides certes mais trois secondes moins vite pour presque tout le monde. C’était en fait une grosse séance de travail.Mais qui en dit un peu plus long sur ce qui va être la réalité de la course dans les mêmes conditions.On devrait tourner pour une quinzaine de voiture en 3’25, 3’26’’, 3’27 selon les conditions de dépassement et de course.Avec quand même d’entrée des voitures à la peine. La Peugeot de Jean- Éric Vergne a vu son début de séance perturbé. Plus de trente minutes avant de pouvoir prendre la piste.Tout est rentré dans l’ordre mais c’est néanmoins encore un contre temps fâcheux pour l’écurie Française.
Quelques soucis quand même aussi pour François Perrodo et sa belle Oreca LMP2 qui après un dépassement d’une GT3 au virage du karting se voyait mis hors limite de piste, avec à la clef un petit crash sur l’avant de la belle dorée.En fait longtemps, une hiérarchie se dessina pendant la première partie de la séance : deux Ferrari, celle de Pier Guidi et celle de Kubica devant deux Porsche Penske, apparemment bien remise du déclassement de la 6 et puis tout le reste de la flotte qui croisait juste à quelques encablures.On se doutait bien qu’avant l’hyperpole, on assisterait à quelques escarmouches d’échauffement. Pas une pluie de chronos, non, mais quelques petits efforts pour hausser le ton avant les chronos plus tard en soirée.
… Le premier à sonner la charge fut l’un des pilotes Français de Porsche, Mathieu Jaminet qui passait sous la barre des 3’25…avec un beau chrono de 3’24 717.Ce n’était pas encore Gravelotte mais on sentait que tout semblait déjà s’animer…Les hommes de l’équipe Cadillac Jota, commençait eux aussi à s’échauffer et William Stevens s’offrait un honorable 3’25’’ 533.Honorable certes mais loin du potentiel de la voiture. Mais tout le monde resta très calme avec quatorze voitures sous les 3’28’’ une respectable allure de croisière certes mais pas vraiment un déluge de performances.On n’allait pas tarder à en savoir plus avec les quinze qualifiés pour l’Hyperpole, c e soir à la fraîche. Jean-Michel LE ROYPhotos : Thierry COULIBALY – Paulo GALEGO – Willy CHANTELOUP – Stéphane CAVOIT ]]>










