
HYPERPOLE HYPERCAR : PEUGEOT EN POLE MAIS CADILLAC ET ALPINE EN EMBUSCADE !!!!

Dès la première partie de la séance de l’Hyperpole, celle qui après la session des qualifications, ne sélectionne que dix voitures, une ‘bombe française tomba sur le circuit de Spa naguère si brutalisé par les forces, dont on fête d’ailleurs en ce vendredi 8 mai, la défaite nécessaire à la juste marche du monde…
Ce furent en effet les deux marques françaises qui dominèrent avec un ‘Milesi de Gala, accompagné des pilotes Peugeot.


Les quatre voitures ornées du drapeau tricolore se qualifiaient pour la finale de cette Hyperpole, faisant à la grande surprise… trembler même Ferrari qui ne qualifiait qu’une de ses trois 499P, tout comme BMW pourtant très en forme lors des essais libres et bien évidement Toyota, récemment victorieuse de la manche d’ouverture du calendrier 2026 du mondial WRC !
Les deux Cadillac elles aussi étaient de la fête tout comme les deux Aston Martin…
On ne sait pas ce qui a changé du côté de la BOP – c’est secret dorénavant – mais nul doute que Ferrari et Toyota ont été particulièrement … soignés après Imola.
Dans la finale, les mêmes pilotes reprenaient le manche pour les dix premières places sur la grille de la course.
On sentait bien que tout avait été bouleversé depuis Imola et on ne fut pas déçu !

Dès le début de cette micro-séance de l’Hyperpole, c’est encore une fois le jeune pilote tricolore Charles Milesi qui imposait son rythme et juste derrière son compère Jules Gounon n’était pas en reste, au volant des deux Alpine ‘Bleues de France.
On attendait alors la réaction des toujours très performants Fucco, Aitken ou Vanthoor…

Mais finalement ce fut le jeune pilote Danois de Peugeot, Malthe Jakobsen qui surgit avec un impressionnant chrono de 2’00’’583 !!!
Jamais depuis l’ouverture de la piste de Spa pour ce WEC 2026 une Hypercar n’était allée aussi vite.
Et c’était une Peugeot !
Le Lion rugit à nouveau ! Peugeot a signé sa première pole position depuis son retour dans la catégorie reine de l’Endurance, en 2022.

L’inattendu poleman qui déclarait :
« Je n’ai pas connu un départ idéal dans ces qualifications (tête-à-queue dans son tour de sortie, en pneus froids). Vous essayez toujours de maintenir un certain écart avec la voiture qui vous précède, et je savais que les Genesis étaient particulièrement prudentes sur le tour de chauffe. J’ai donc ralenti dans la descente du Raidillon puis j’ai accéléré dans la montée et je suis parti en tête-à-queue au sommet. Heureusement je n’ai rien touché mais j’ai rapidement senti des vibrations et j’ai dû rentrer immédiatement pour changer de pneus. Et j’ai dû repartir à l’assaut du chrono. J’ai pu faire deux bons tours dans les qualifications, cela m’a permis de reprendre confiance. J’ai pris une grande respiration après mon erreur, je me suis reconcentré. Il faut savoir oublier ce mauvais moment. C’est un bon résultat pour toute l’équipe, je suis heureux pour eux, pour les ingénieurs, les mécanos. Après le résultat décevant à Imola, c’est un gros boost de motivation avant Le Mans (13-14 juin). Cela montre que tout est possible, qu’il ne faut jamais abandonner. Je suis vraiment heureux, c’est un sentiment génial de pouvoir rouler à fond ici, avec des pneus neufs et très peu d’essence. »

Et deuxième énorme surprise, même si les Alpine n’ont démérité (3ème et 4ème) c’est la Cadillac du Britannique Will Stevens qui partira en première au côté de la Lionne.
Chez Alpine, Charles Milesi confiait, lui :
« On savait déjà après la simulation qualifications en EL2 que nous avions un bon potentiel, même si nous avons eu un petit doute ce matin en EL3. Avec le trafic, il est toujours compliqué de savoir exactement où l’on se situe, mais on peut clairement être satisfaits. C’est très serré et avoir les deux voitures P3 et P4 sur la deuxième ligne est forcément positif, surtout que nous n’avions encore jamais été aussi haut sur la grille. Pour la course, il faudra surtout éviter les pénalités et les contacts, avec une stratégie solide. On sait aussi que Ferrari et Toyota vont remonter, car elles sont très fortes sur le rythme de course. De notre côté, nous avions également l’air plutôt compétitifs sur les relais, donc c’est encourageant pour demain (samedi).

Les deux Aston Martin Walkyrie montent également dans la hiérarchie en occupant les 6éme et 7ème positions d’une grille décidément bien inhabituelle
Suivent dans l’ordre, la 1ère Ferrari celle de Fuoco, puis la seconde 9X8 et la plus rapide des BMW du WRT qui complétent le Top 10
Ensuite, on pointe l’autre BMW M Hybrid V8, la première Toyota, la seconde 499P, et l’une des deux débutantes Genesis GMR-001, celle de l’équipage avec les deux tricolores Mathieu Jaminet et Paul Loup Chatin qu’épaule l’Espagnol Juncadella.

LEXUS LEADER DE L’HYPERPOLE LMGT3

On savait bien que les vénérables Lexus marchaient du feu de dieu, mais à Spa sur le toboggan Ardennais de Francorchamps, les voitures Japonaises de l’écurie que dirige l’ancien brillant pilote Jérôme Policand, basée à Rabastens dans le Tarn, ont réussi une belle prestation lors de la séance d’Hyperpole des LMGT3 sur le tracé de la manche Belge du Mondial WEC.

Un an après la pole position de Finn Gehrsitz déjà à Spa-Francorchamps, la Lexus RC F Akkodis ASP N°78 a remis le couvert ce vendredi ! Le Français Hadrien David a signé la marque de référence dans la catégorie LMGT3, s’adjugeant du même coup sa première pole position en FIA WEC, dès sa deuxième course.
Et encore l’addition aurait pu être encore plus lourde pour la concurrence puisque le jeune poleman français Hadrien David, commit une petite faute dans son dernier tour chrono.


Auparavant, le natif de Royan, il avait impressionné et dominé la concurrence avec un fort honorable chrono de 2’16’’612 mais derrière lui, l’Aston du Team Heart of Racing rodait à un petit dixième.
C’est peu certes mais c’était suffisant.
Derriére, on trouve la 1ère des Ford Mustang. Top 5 pour les seconde Lexus RC F et Ford Mustang.
Jean Michel LE ROY
Photos : RACINGSHOOTS – Willy CHANTELOUP

LA GRILLE DE DÉPART DE SPA

1 – Duval-Jakobsen-Pourchaire (Peugeot 9X8) Peugeot – 2’00″653
2 – Stevens-Nato-Delétraz (Cadillac V-Series.R) Jota – 2’00″696
3 – Felix Da Costa-Milesi-Habsburg (Alpine A424) Alpine – 2’00″731
4 – Makowiecki-Gounon-Martins (Alpine A424) Alpine – 2’00″838
5 – Bamber-Bourdais-Aitken (Cadillac V-Series.R) Jota – 2’00″940
6 – Riberas-Sorensen (Aston Martin Valkyrie) Thor – 2’01″013
7 – Tincknell-Gamble (Aston Martin Valkyrie) Thor – 2’01″052
8 – Fuoco-Molina-Nielsen (Ferrari 499P) Ferrari AF – 2’01″117
9 – Di Resta-Vandoorne-Cassidy (Peugeot 9X8) Peugeot – 2’01″198
10 – Magnussen-Marciello-Vanthoor (BMW M Hybrid V8) WRT – 2’01″317
11 – Frijns-Rast-Van Der Linde (BMW M Hybrid V8) WRT – 2’01″573
12 – Conway-Kobayashi-De Vries (Toyota TR010 Hybrid) Toyota – 2’01″592
13 – Ye-Kubica-Hanson (Ferrari 499P) AF Corse – 2’01″777
14 – Jaminet-Chatin-Juncadella (Genesis GMR-001) Genesis – 2’01″824
15 – Pier Guidi-Calado-Giovinazzi (Ferrari 499P) Ferrari AF – 2’01″848
16 – Buemi-Hartley-Hirakawa (Toyota TR010 Hybrid) Toyota – 2’02″164
17 – Lotterer-Derani-Jaubert (Genesis GMR-001) Genesis – 2’03″305
18 – Van Rompuy-David-Masson (Lexus RC F LMGT3) Akkodis ASP – 2’16″612 (1er LMP3)
19 – James-Robichon-Drudi (Aston Martin Vantage LMGT3) HoR – 2’16″806
20 – Powell-Tuck-Priaulx (Ford Mustang LMGT3) Proton – 2’16″824
21 – Umbrarescu-Schmid-Lopez (Lexus RC F LMGT3) Akkodis ASP – 2’16″968
22 – Gattuso-Levorato-Sargeant (Ford Mustang LMGT3) Proton – 2’17″037
23 – Heriau-Mann-Rovera (Ferrari 296 LMGT3) AF Corse – 2’17″263
24 – Leung-Gelael-Farfus (BMW M4 LMGT3) WRT – 2’17″356
25 – Berry-Andrade-Martin (Mercedes-AMG LMGT3) Iron Lynx – 2’17″532
26 – Cottingham-Boguslavskiy-Guven (Porsche 911 GT3 LMGT3) Manthey – 2’18″066
27 – Dempsey-Yoluc-Eastwood (Corvette Z06 LMGT3) TF Sport – 2’18″333
28 – West-Gehrsitz-Goethe (McLaren 720S LMGT3) Garage 59 – 2’18″910
29 – Shahin-Pera-Lietz (Porsche 911 GT3 LMGT3) Manthey – 2’18″986
30 – Newell-Barrichello-Adam (Aston Martin Vantage LMGT3) HoR – 2’19″102
31 – McDonald-Edgar-Catsburg (Corvette Z06 LMGT3) TF Sport – 2’19″170
32 – Au-Fleming-Kirchhofer (McLaren 720S LMGT3) Garage 59 – 2’19″193
33 – Zelger-Cressoni-Hodenius (Mercedes-AMG LMGT3) Iron Lynx – 2’19″690
34 – McIntosh-Thompson-Harper (BMW M4) LMGT3) WRT – 2’19″747
35 – Flohr-Castellacci-Rigon (Ferrari 296 LMGT3) AF Corse – 2’19″781












