
Les 24 Heures du Mans depuis bien longtemps servent comme un véritable laboratoire technologique pour le monde automobile à travers la compétition.
Et cette année à l’occasion de l’édition 2026, l’hydrogène sera de nouveau à l’honneur.
Le circuit de la Sarthe accueillera en effet les grands débuts officiels du prototype de course conçu par Toyota, le TR LH2, un prototype à hydrogène liquide qui représente l’un des projets les plus avancés développés par le constructeur Japonais.
Et c’est le jeudi 11 juin à 12 h 50 très précisément que cette Toyota effectuera ses premiers tours de piste en public.

Pour la toute première fois effectivement, un prototype de course à hydrogène liquide sera présenté en action et ce dans le cadre des 24 Heures du Mans.
A son volant le pilote Nippon Kazuki Nakajima, ancien triple vainqueur de la classique française et actuel vice-président de Toyota Racing, qui pilotera une voiture qui pourrait dans un futur proche marquer une étape fondamentale dans l’évolution des courses d’endurance.
Présentée officiellement l’an dernier et déjà au Mans sous l’appellation de GR LH2 Racing Concept, la voiture a depuis été développée pour devenir le prototype Toyota TR LH2 Racing.
Ce projet s’appuie sur l’expérience acquise par la firme Japonaise dans le développement de moteurs à combustion fonctionnant à l’hydrogène, une technologie que Toyota teste depuis 2021 dans le Championnat Japonais Super Taikyu avec plusieurs voitures de laboratoire, dont la GR Corolla H2.

Les débuts de cette Toyota TR LH2 s’inscrivent dans le cadre des initiatives promues par l’ ACO (Automobile Club de l’Ouest) et MissionH24, le programme lancé en 2018 visant à accélérer le développement de l’hydrogène en sport automobile.
Ces dernières années, Le Mans a déjà accueilli de nombreuses démonstrations de cette technologie, de la pionnière LMPH2G à la H24, qui a même participé à l’épreuve de ‘Road to Le Mans, en passant par les prototypes plus récents Alpine Alpenglow et Ligier Bosch JS2 RH2.
Deux démonstrations dédiées à l’hydrogène sont également prévues pour 2026. La première, qui se tiendra comme annoncé le jeudi 11 juin 2026, mettra en scène le prototype de course Toyota TR LH2 et l’Alpine Alpenglow.
Ces deux voitures permettront de comparer deux approches technologiques différentes :
L’utilisation d’hydrogène liquide par Toyota et celle d’hydrogène gazeux par Alpine.
Toutes deux sont équipées de moteurs à combustion interne fonctionnant à l’hydrogène et offriront aux spectateurs l’opportunité d’entendre une sonorité très différente de celle des véhicules électriques à pile à combustible traditionnels.
La seconde démonstration aura lieu le samedi 13 juin 2026. Quelques heures avant le départ des 24 Heures du Mans, Toyota et Alpine seront rejoints par la Ligier Bosch JS2 RH2, offrant ainsi un panorama encore plus complet des différentes pistes explorées par l’industrie automobile et le sport automobile pour rendre la course de demain durable.
Lorsqu’il ne sera pas en piste, le prototype de course Toyota TR LH2 sera exposé au Village de l’Hydrogène , un espace dédié aux technologies de l’hydrogène aménagé dans le paddock.
Une station de ravitaillement de 700 bars, entièrement opérationnelle et construite par TotalEnergies, y sera également présente, permettant au public d’observer de près les procédures de ravitaillement des prototypes.
Bien que l’objectif affiché de l’ACO reste d’introduire des voitures à hydrogène en endurance et au Mans d’ici la fin de la décennie, la date d’une première participation à grande échelle est encore à l’étude.
L’horizon 2028 demeure la référence officielle, mais les dirigeants ont admis et reconnus que cela pourrait prendre plus de temps…
François LEROUX
Photos : TOYOTA
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