


Au petit matin au lever du jour, la grosse bagarre se poursuivait au commandement de ces 24 Heures du Mans 2026. Avec en tête, trois voitures, une Cadillac la N°12, une Toyota la N°8 et la BMW N°20.
Hélas la Cadillac de Sébastien Bourdais longtemps à la bagarre au cœur de la nuit, n’est plus dans le ‘Match ! Victime d’une panne de direction assistée alors qu’il se battait pour la victoire, Sébastien Bourdais a perdu tout espoir de remporter les 24 Heures du Mans!
A ce moment, il nous revenait en mémoire ces belles paroles avant le départ samedi peu avant 16 heures, aprés trois deuxièmes places obtenues en Sarthe sur son circuit l le manceau, respectivement en 2007, en 2009 et en 2011 :
« On va attaquer et espérer que c’est année, c’est notre année ! »
Quand le soleil monte peu à peu et chasse les derniers démons de la nuit mancelle, le paysage a quelque peu changé en ce qui concerne les principaux protagonistes de la course. L’information principale de la nuit, c’est bien évidemment la sortie du chat noir de Bourdais au Mans.
Le vieil animal ne s’était pas manifesté en début de course et on avait vu le Sarthois enfin en tête en son pays. Il était quatre heures passées.

Sébastien venait juste de prendre le volant sur la Cadillac numéro 38 qui marchait bien avec Earl Bamber et Jack Aïtken. Pourtant exactement onze minutes après sa prise de relais, le pilote désormais basé en Floride rentrait dans son stand. La direction assistée avait lâché. Impossible de continuer. Vingt minutes plus tard ça repartait mais les espoirs les plus fous étaient partis avec les pièce endommagées de la direction de la belle Caddy dorée. La voiture repartie il y eut de nouveau une grosse alerte à Mulsanne tous freins bloqués et on préféra chez Jota baisser le rideau du stand, symbole d’abandon un peu avant huit Derrière, heures du matin.
Fort heureusement pour David Clark et ses hommes il leur restait une carte dans la bataille contre BMW et Toyota. Sur l’autre voiture dorée, le Français Norman Nato tentait de desserrer l’étreinte imposée par la BMW. Et le Niçois réussit son coup !
A six heures du matin, il accéléra la cadence et battit même le record du tour en course en 3’26’’
La BMW rescapée semblait incapable de suivre. Peu à peu l’écart se fit puisque deux heures plus tard, son équipier Will Stevens avait cinquante secondes d’avance non pas sur la BMW mais sur l’une des deux Toyota, celle de Brendon Hartley.
Peu à peu la voiture de l’écurie WRT semblait baisser de rythme et réapparut le danger japonais puisque la deuxième voiture de l’équipe Nipponne, la N°7 était revenu à portée de tir du podium.

Il était trés exactement 4h18, sur le Circuit de la Sarthe, et Sébastien Bourdais venait d’avoir la confirmation que son rêve de remporter les 24 Heures du Mans dans sa ville natale ne se réaliserait pas une nouvelle fois cette année…
La cause ? Une panne de direction assistée, intervenue même pas dix minutes après qu’il a repris le volant pour son relais au cœur de la nuit mancelle…
Après avoir remplacé Jack Aitken et chaussé des gommes neuves, Seb était ressorti des stands avec un peu plus de cinq secondes de retard sur la voiture de tête, l’autre Cadillac, la N°12. Et puis, le chronomètre a affiché + 8”, +11”, +12”. La carte du circuit où suivre en direct les positions montrait aussi la N°38 en sérieuse difficulté pour dépasser une LMP2, avant d’arriver aux virages Porsche!
Derrière ce beau monde on n’avait pas chômé non plus mais à un rythme légèrement inférieur. Pour Alpine et Ferrari, ça rigolait beaucoup moins mais les deux blues et la rouge de Giovinazzi tentait de ne pas prendre un tour. L’homme de ce début de matinée était incontestablement Brenton Hartley qui revenait à moins de quarante secondes de la Cadillac de tête moins de huit heures de la fin de course. Ls deux
Toyota avaient traversé la nuit mancelle. Elles semblaient fort guillerettes au petit matin. Et si le soleil rouge japonais venait de nouveau illuminer la Sarthe ?
Auparavant après dix heures de course, Cadillac, Toyota et BMW en pleine explication
Peu à peu, on sentait que la hiérarchie se précisait même si pour l’instant, en début de nuit, personne n’avait réussi à desserrer complètement l’étreinte des rivaux comme cela se faisait dans le passé.
Dans des conditions de courses idéales, une petite fraîcheur bienvenue, pas un nuage, une nuit qui s’annonçait parmi les plus courtes de l’année, et puis chose assez étonnante aucune sortie importante après huit heures de course.
Il y eu besoin quelques anicroches comme ce contact entre la BMW de Dries Vanthoor – la N°15 – et la voiture LMP2 de l’équipe IDEC, la N°28.
Pas vraiment un gros choc mais du dommage quand même pour le Belge qui dut rentrer au ralenti et changer les deux parties du capot arrière. Deux tours perdus et le Mans surtout dans cette malheureuse manœuvre, rédhibitoire dans les courses actuelles du mondial WEC.
Peu de temps après, retour au stand pour une nouvelle intervention, sale temps pour BMW qui perdait la moitié de son effectif en Hypercar.
Fort heureusement pour Vincent Vosse et les siens, la dernière Bavaroise – la N°20 tenait la dragée haute à la concurrence. Rast s’offrait une belle partie de « à toi à moi » avec la Cadillac de Earl Bamber la N° 38 – et la Toyota de Sébastien Buemi – la N°8 – toujours aussi tenace et ces trois autos l,à prenaient un peu de champ, sans vraiment s’installer dans le confort.


Juste derrière, une autre escadrille croisait à environ deux minutes, même pas un tour. L’Alpine de Gounon, l’autre Cady Jota de Nato, mais aussi les trois Ferrari qui discrètement mais sûrement semblaient attendre leur heure, tapie dans le sillage des rivales !!!
C’est d’ailleurs d’une Ferrari, une LMGT3, celle pilotée par le trio formé de Flohr, Castellaci et Rigon, la N°54 alors deuxième en GT qui provoquait la sortie des safety car en partant à la faute aux ‘Esses de la Forêt et en projetant une belle couche de graviers sur la piste et en percutant la Ford Mustang 88.

Les choses allaient se resserrer, les refuelings et les changements pneumatiques rabattant les cartes, une nouvelle séquence commençait en entrant dans le plus profond de la nuit mancelle.
Au total une heure pleine de safety car mais une course totalement relancée…
Buemi certes menait toujours la danse mais derrière, la BMW rescapée, et… les trois Cadillac naviguaient à moins de vingt seconde de la Toyota de tête….
On avait certes un peu réduit l’étreinte de Ferrari, la N°50 était rentrée quelque temps dans son stand et avait perdu la bagatelle de … huit tours à cause d’un extincteur capricieux mais d’autres ambitieux étaient revenus en piste.
Les deux Alpine, les deux Genesis (eh oui !) et les cartes étaient rebattues presque complètement.
Seuls, les Aston et les Peugeot n’avaient pas profité de l’aubaine mais que voulez-vous, quand on a à la poisse, on a la poisse…
Devant, on pouvait commencer à faire les comptes. Trois Cadillac sur trois, deux Toyota sur deux, une BMW sur deux, deux Ferrari sur trois, deux Genesis sur deux, deux Alpine sur deux.
La bataille de la longue longue ‘ courte nuit, pouvait continuer, d’autres rendraient les armes.
Un seul demain à seize heures pourra pavoiser.
Jean Michel LE ROY
Photos : Thierry COULIBALY – Michel PICARD – Fabrice GUYON – Willy CHANTLOPUP (Racingshoots)
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