L’Académie Bellecour et notre confrère Serge Cordey, nous annoncent une bien triste nouvelle laquelle intéressera essentiellement les passionnés des ‘belles anciennes !
Né le 3 mai 1935, Maurice Sauzay est parti le 6 août 2026 dans sa 91ème année, comme il a vécu…avec discrétion et élégance.
Bienveillant, curieux, cultivé et amoureux des belles choses, Maurice Sauzay a traversé le XXe siècle en faisant partager sa passion de l’automobile au plus grand nombre.
Historien apprécié de l’automobile, écrivain et collectionneur, ce carrossier de profession a été l’un de ceux qui a sauvé du péril les voitures anciennes avant qu’elles ne deviennent de collection.
Sa plume aiguisée s’exprimait dans les colonnes du Journal des Amateurs d’automobiles anciennes (3A) bien avant la naissance de la presse dédiée à la voiture ancienne.
On l’a retrouvée ensuite quelques années plus tard dans le magazine Automobiles Classiques.
Maurice Sauzay était un amateur éclairé de Bugatti et de Ferrari, ses deux marques de prédilection.
Il a ainsi été membre du bureau du club réunissant ces deux labels sportifs et propriétaire de quelques-uns de leurs modèles emblématiques.
A leur volant, il n’hésitait pas à participer aux premières épreuves de voitures anciennes.
C’est d’ailleurs aux Coupes de l’Âge d’Or, à Montlhéry, qu’il s’est offert sa plus belle frayeur … effectuant un tonneau au volant de sa Bugatti 35.
Plus de peur que de mal, à l’époque il s’en est tiré avec un bras retourné…
Maurice Sauzay était l’auteur de nombreux ouvrages qui font autorité dans leur domaine :
Fantastiques Bugatti, le guide de toutes les Bugatti de 1910 à nos jours, Mercedes 300 SL, Citroën SM et Citroën XM.
Il était aussi, avec l’historien anglais Hugh Conway, le co-auteur de Bugatti Magnum, un ouvrage de référence sur la marque alsacienne dans un coffret en aluminium.
Sa passion de l’écriture et des livres l’avait amené à cofonder, en 1984, le prix littéraire de l’Académie Bellecour qui récompense le meilleur livre automobile de l’année.
Son œuvre perdure toujours et les membres de l’Académie se réunissent chaque année, à Lyon, au restaurant « La Mère Brazier » pour les délibérations.
Photo Serge CORDEY








