


GP de Bahreïn… en Malaisie: Russell veut récidiver !
Le Grand Prix de Bahreïn de Formule 1, qui n’a pas pu avoir lieu au printemps, à cause de la guerre au Moyen-Orient, aura lieu ce dimanche… en Malaisie, sur le circuit de Sepang. Un circuit où la F1 n’est plus jamais allée depuis 2017. C’est la 16e manche du Championnat du monde, tout près de Kuala Lumpur, et nous sommes aux deux tiers de la saison, donc l’enjeu est important.
La dernière fois que le grand cirque de la F1 a fait étape en Malaisie, c’était en 2017, pour la 2e victoire du très jeune Max Verstappen, alors âgé de 20 ans. Cela fait presque dix ans, et beaucoup de choses ont changé depuis, notamment l’identité des pilotes qui mènent le bal. Les leaders cette année sont les pilotes Mercedes, Kimi Antonelli et George Russell, séparés par 66 points au classement du Championnat du monde. Un Russell revenu au meilleur niveau, celui qu’il avait quand il battait régulièrement Lewis Hamilton chez Mercedes, à armes égales. Et il est possible que le duel entre l’Italien et le Britannique devienne difficile à gérer pour Toto Wolff, surtout si Russell continue sur sa lancée et tente de récidiver, avec un peu de réussite

Sur les 22 pilotes du plateau 2026, la moitié étaient déjà là en 2017, dont les trois champions du monde : Verstappen donc, dans une Red Bull, mais aussi Lewis Hamilton, dans une Mercedes, et Fernando Alonso, dans une McLaren. Les deux premiers ont une petite chance de gagner, dimanche à Sepang, mais sûrement pas le troisième, car son Aston Martin, ratée et propulsée par un moteur Honda désolant, fait peine à voir cette année.
Pour battre les Mercedes et les McLaren, il faudra tout de suite trouver les bons réglages, et donc dès vendredi lors des essais libres, a affirmé Hamilton jeudi, après avoir pris la défense de son Team Principal, Frédéric Vasseur. Un Vasseur que certaines voient déjà remplacé en 2027, par Christian Horner ou un autre, mais rien n’est moins sûr. Car chez Ferrari, la politique n’est jamais loin du sport, et des rebondissements sont toujours possibles. La Scuderia est un théâtre permanent, avec des vedettes mais aussi beaucoup de seconds rôles, de taupes et de traîtres. Pas évident à gérer pour Vasseur
Si l’on revient à Sepang, c’est un très beau circuit où les pilotes et les ingénieurs n’ont plus de véritables repères, car les F1 ont beaucoup changé en dix ans : leur poids, leurs dimensions, leurs pneus, et surtout l’utilisation de l’énergie électrique, rendue beaucoup plus compliquée par la nouvelle règlementation technique. On a pu s’en rendre compte toute l’année, et il y a eu des surprises, parfois.

Alors il est permis de se poser la question : Mercedes sera-t-elle aussi dominatrice que depuis le début de la saison, après 11 victoires en 15 courses, contre 2 pour les pilotes Ferrari et 2 pour Lando Norris, le champion du monde en titre. C’est une possibilité, mais ce n’est pas la seule. Car Red Bull va beaucoup mieux et a mis ses deux pilotes sur le podium à Bakou, samedi dernier, avec Russell. Et parce que la météo peut jouer un rôle crucial, au début de l’automne en Asie
Daniel ORTELLI
Photos : F1 – TEAMS









