Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, la FIA (Fédération Internationale Automobile) a mis fin à l’obligation de neutralité imposée depuis 2022 aux pilotes, équipes et officiels russes et biélorusses, qui retrouvent le droit de courir sous leurs propres couleurs.
Les compétitions internationales restant, elles, toutefois interdites sur le sol des deux pays !
Dans une circulaire publiée ce jeudi 13 août 2026, la Fédération Internationale de l’Automobile a revu les mesures d’urgence adoptées en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Un conflit qui malheureusement bat toujours son plein plus de quatre ans après son déclenchement.
Le Conseil Mondial du Sport Automobile, qui a validé cette décision le 3 août, met cependant fin à l’essentiel des restrictions imposées aux pilotes, équipes et officiels russes et biélorusses.
CE QUI CHANGE
Depuis mars 2022, la FIA n’avait jamais prononcé d’interdiction pure et simple des concurrents russes et biélorusses car ceux-ci pouvaient continuer à courir, mais uniquement sous « bannière FIA » neutre, après avoir signé un engagement de neutralité, excluant tout symbole national.
Comme c’était le cas ces derniers jours lors de Championnats d’Europe de natation organisés en France !
Les pilotes possédant une double nationalité pouvaient par ailleurs choisir de concourir sous leur autre nationalité.
Ce dispositif révisé en février 2023 disparaît désormais.
Les pilotes, équipes nationales, concurrents individuels et officiels russes et biélorusses peuvent désormais participer sans restriction aux compétitions internationales et de zone.
L’engagement de neutralité n’est plus exigé. Le port des couleurs, symboles et drapeaux nationaux (sur les tenues, équipements et voitures) ainsi que la diffusion des hymnes redeviennent autorisés lors de ces épreuves.
CE QUI RESTE EN PLACE
La FIA maintient cependant l’interdiction d’organiser des compétitions internationales ou de zone sur le territoire russe ou biélorusse, « jusqu’à nouvel ordre ».
La Fédération Internationale précise également que la participation des concurrents russes et biélorusses dans un pays donné, reste soumise au droit local et aux régimes de sanctions applicables.
La décision du Conseil Mondial du Sport Automobile, ne prévaut donc pas sur d’éventuelles restrictions nationales.
L’instance fédérale indique enfin « continuer de suivre l’évolution de la situation en Ukraine et se réserve le droit d’adopter de nouvelles mesures si nécessaire ».
Florian DEFET
Photo : SRO
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