


Spa-Francorchamps qui accueille le Grand Prix de Belgique de F1 ce week-end, est généralement et à juste titre considéré comme l’un des plus attrayants sites de la saison, même si la météo n’y est pas toujours au rendez-vous !
Avec ses paysages pittoresques à couper le souffle, le tracé Ardennais Spadois de Francorchamps est inscrit au calendrier de la F1 depuis le début du Championnat du Monde, initié en 1950, au même titre que les circuits de Silverstone, de Monaco et de Monza.

Et concernant justement le prochain GP de Belgique, aux exceptions près de Nivelles en 1972 et 1974, ainsi que Zolder en 1973 et de 1975 à 1982, qui ont pris le relai, suite à l’époque aux travaux de rénovations intervenus à Spa-Francorchamps, le circuit Ardennais a chaque fois été le théâtre de son GP national, dont ce sera la 69ème édition ce prochain week-end.

Grâce à son site bucolique et véritable amphithéâtre du sport automobile, le tracé Spadois est non sans rappeler quelques noms de virages ou lieux célèbres et évocateurs, dont certains existent depuis la nuit des temps et aux origines parfois insoupçonnées dont voici la liste :


LA SOURCE : Premier virage et le plus lent après la ligne de départ qui doit son origine aux nombreuses sources aquifères qui pullulent au niveau du site.

EAU ROUGE : Il s’agit de la cuvette au pied du Raidillon et qui doit son origine au ruisseau du même nom qui coule juste en dessous de la piste et dont l’eau est fortement ferrugineuse donnant un aspect de couleur rouille au cours d’eau.

RAIDILLON : Comme son nom l’indique, il s’agit d’une véritable petite rampe au dénivelé de 40 mètres et peu visible sur les images TV ,qui demande beaucoup de maîtrise aux pilotes pour garder et conserver la bonne trajectoire et dont le sommet est garni de conifères.


KEMMEL : Longue ligne droite entrecoupée d’une légère courbe à droite permettant d’atteindre les vitesses les plus élevées et frolant les 350-360 Km/h pour les monoplaces de F1, au freinage de la chicane des Combes. L’origine du nom reste cependant un mystère et n’a rien à voir avec le mont Kemmel en Flandre occidentale et bien connu au niveau des classiques cyclistes internationales, telles le Tour des Flandres ou Gand-Wevelgem.
Certains y trouveraient même une origine au niveau de la plante aromatique appelée cumin ou encore d’un lieu-dit très ancien.

LES COMBES : Chicane située au bout de la ligne droite de Kemmel et avec quelques 450 mètres en altitude, le point le plus élevé du circuit, nom existant depuis l’origine du circuit pour faire référence à une petite vallée encaissée succédant au sommet de la ligne droite évoquée.

MALMEDY : Courbe à droite en sortie de chicane des Combes qui fait référence à la petite ville riveraine de Malmedy et ses 12.500 habitants située à 4 km du circuit.

RIVAGE : Courbe droite à 180° en descente et encastrée en référence au petit hameau tout proche appelée aussi à ses débuts virage de BRUXELLES, précédent une autre descente avec un virage à gauche serré mais sans nom, si ce n’est SPEAKER CORNER et aussi VIRAGE SCHUMACHER, depuis que le célèbre septuple Champion du Monde y a connu deux sorties de route spectaculaires à l’époque.

POUHON : Ou aussi appelé DOUBLE GAUCHE, avec un très long rayon et qui se négocie à fond et avec une immense zone de dégagement. Le terme POUHON trouve son origine au niveau d’une source minérale ferrugineuse et l’endroit où l’on peut puiser l’eau.

FAGNES : Enchainement droite-gauche très rapide ressemblant à une chicane et aussi appelé PIF-PAF.

CAMPUS : Courbe droite rapide en légère descente jouxtant le Campus Automobile, un centre de compétence spécialisé dans les formations technologiques et métiers de l’industrie automobile et dont le virage N° 15 fait référence.

COURBE PAUL FRÈRE : Virage N°16 situé à la jonction ancien circuit-nouvelle portion, très rapide et qui est actuellement le seul virage du circuit Ardennais à porter le nom d’un pilote, en l’occurrence l’illustre pilote-journaliste Belge, Paul FRÈRE décédé en 2008 et qui sur l’ancien tracé avait terminé 2ème du Grand Prix de Belgique 1956 sur une FERRARI qu’Enzo Ferrari lui avait mis à disposition.
Egalement victorieux des prestigieuses 24 Heures du MANS le dimanche 26 juin 1960, associé au volant de l’une des Ferrari 250 ‘officielle, à son compatriote, autre pilote Belge de renommée mondiale, Olivier Gendebien.
Malheureusement à Spa-Francorchamps jusqu’à présent on n’est pas encore parvenu à donner le même privilège à d’autres pilotes tels que Jacky ICKX, Thierry BOUTSEN ou le régional Marc DUEZ pour les récompenser pour l’ensemble de leur œuvre et particulièrement sur ce circuit !

BLANCHIMONT : Autre haut lieu du tracé Ardennais et qui fait référence au petit hameau tout proche et que tous les pilotes craignent parce que cette courbe à gauche se négocie en F1 et en sports-protos … à 300 Km/h !

LA CHICANE : Depuis l’instauration du grand tracé du circuit de Spa-Francorchamps, raccourci de moitié, cette vraie chicane précédemment aussi appelée BUS STOP parce que avant que le nouveau tracé ne devienne permanent, le trafic routier s’écoulait aussi sur des parties du tracé et entre autre à cet endroit où se situait un arrêt de bus !
Et après cette chicane il ne reste plus qu’à franchir la ligne d’arrivée et repartir pour un autre tour !
Pour rappel le détenteur du tour le plus rapide sur le circuit actuel de Spa-Francorchamps est depuis 2020, Lewis HAMILTON, qui au volant de sa Mercedes; avait bouclé un tour en 1’41’’ et 252 millièmes à la moyenne de 245,610 km/h.

Quant à l’ancien tracé de 14,100 Km, c’est le Français Henri PESCAROLO qui le détient depuis les 1000 Km de Spa 1973, où derriére le volant d’une MATRA 670B, le futur qurduple lauréat des 24 Heures du MANS (1972-1973-1974-1984) a couvert un tour en 3’31’’ et 4 millièmes à la vitesse moyenne de… 262,461 Km/h !
A noter que durant les essais chronométrés de cette même épreuve, le local Jacky ICKX avait tourné au volant d’une FERRARI 312 PB en 3’12’’ et 7 millièmes à la vitesse moyenne de 263,415 Km/h, un record toutefois non homologué vu qu’il n’avait pas été réalisé en course et comme l’exigeait le règlement à l’époque !
Manfred GIET
Photos : Publiracing Agency

…











