Un final fou pour une victoire des leaders du Championna


Pas moins de trente-cinq protos Nova au départ de la course du dimanche matin sur le Mugello toujours aussi ensoleillé, voilà de quoi prévoir une magnifique manche italienne pour cette course de 4 Heures.
Parti un peu plus tôt le matin, tout le monde profite d’une toute petite fraîcheur vraiment bienvenue.
Le plus prompt à s’élancer fut Romano Ricci qui un instant emmena la meute pas décidée à vrai dire à le laisser s’échapper…

Dès le quatrième tour, le pilote allemand Marc Basseng prenait la tête.
Grégory Servais suivait dans le sillage de la voiture du M Racing marqué de très près par Amaury Bonduel, vite remonté en tête de peloton.
Anthony Tribaudini, lui aussi, semblait en verve et chipait même la troisième place au pilote BDR Competition.
Les leaders après quarante-cinq minutes de course, se retrouvaient déjà dans le trafic des retardataires.
Servais revenait dans l’aileron de la belle jaune mais ne pouvait se hisser en tête, l’Allemand semblait un peu plus audacieux dans la circulation en ces heures de pointe !
Pourtant, il choisit de rentrer un peu avant l’heure de course pour laisser les manettes à son équipier suisse Peder Decurtins.
Servais lui opta pour un relais plus long et accentua son avance. Puisque c’est avec plus de dix secondes de pécule qu’il atteignit la première heure de course face à un Jamie Winslow très en verve depuis le départ.
L’Australien allait même un peu plus loin dans son relais et s’emparait ainsi, un instant la tête de la course.
Les stratégies de course jouaient alors à plein avec de belles surprises comme cette belle deuxième place d’Éric Trouillet, le pilote du Graff, puis poussant encore plus loin son audacieuse option, il récupérait à son tour la tête un instant avant de céder le volant à Sébastien Page une heure et quart après avoir pris le départ.

Il y a beaucoup de diversité dans cette gestion des refueling. Quatre arrêts sont obligatoires, mais plusieurs options sont possibles.
Alors ça panache, ça joue des tours aux petits copains, ça ruse comme des sioux…
Pas très aisé de bien comprendre une course qui de toute façon tarde très souvent à se jouer définitivement avant la toute fin de course…
Après le premier des quatre ravitaillements effectués, une nouvelle hiérarchie nous donnait alors en tête, la voiture du Team Zosch Knauf, de Gregory Servais pilotée alors par Thierry Petit.

Suivait une voiture de l’équipe Cogemo, managée par l’ami Georges Kazcka, celle d’Erwin Creed très en verve à cinq petites secondes, tandis qu’Harry Hannam poursuivait le beau travail débuté par Jamie Winslow.
Débuta alors la longue valse des deuxièmes ravitaillements !
C’était Erwin Creed qui déclenchait le bal des arréts.Mais seulement pour la pompe, la manœuvre était plus compliquée puisqu’il fallait passer par une zone spécifique derrière les stands.
Le pilote français restait au volant sans changement de pneumatiques pour sans doute optimiser la durée des manipulations et rester dans le paquet de tête en compagnie de William Vermont, Grégory Servais et Pacôme Wiesenburger.
Hélas, Sébastien Page lui connaissait malheureusement des soucis mécaniques et sa voiture était rentrée dans le box.
Un ‘full course Yellow, est alors mis en place pour un accrochage entre la voiture de CD Sport emmenée par Philippe Cimadomo et celle du Sybelcom Racing Team d’Enzo Chadams.
La première étant restée bloquée dans les dans les graviers de la chicane.
Le malheur des uns…
Survient alors la troisième vague de ravitaillement l’avant dernière pour presque tout le plateau, le classement était donc bien chamboulé avec cet incident.
On sait aussi qu’il est interdit de passer par les stands dans le dernier quart d’heure de course alors au moment du restart, c’est moins de trois quart d’heure qu’il reste à certains pour effectuer un arrêt, d’autres même devront passer deux fois par les ‘puits , l’expression chère à Jacques Villeneuve.
C’est encore un FCY qui déterminera l’issue de la course.
Avec un aspect plus stressant puisque c’était une sortie de route impressionnante de Gregoire Croulet qui crachait sa Nova à l’entrée du virage de Scaperia.
Il s’en sortait indemne mais quelle émotion !
Quinze minutes avant le baisser du drapeau à damiers, on autorisa les ravitaillements pendant très peu de temps et ce fut alors un peu panique à bord…
Une quasi-loterie en quelque sorte !
On guetta qui pointerait en tête à la sortie de tous ces arrêts.

Ce fut le Mexicain Aguilera qui profita donc de cette dernière bourrasque. Avec ses amis Adrien Chila et Pâcome Weisenburger, ils rééditent avec leur Nova du ANS Motorsport l’écurie de l’ancien multiple Champion de France de la montagne, Nicolas Schatz, leur performance du Castellet et ainsi accroissent leur avance au classement provisoire du Championnat.

Derrière, Nicolas Prost au volant de sa Nova de la structure Cogemo, s’accrochait à une très belle deuxième place.
Mais derrière, grosse pression d’Augustin Bernier du Team 23 Events Racing qui a fait le job pour s’extraire devant William Vermon de l’équipe SKF Performance by Graff, finalement classé quatrième, avec Vincent Capillaire et Rupp.

Mais soudainement Nico Prost dans le dernier tour semblait en proie à quelques soucis …
« En fait je n’avais plus de carburant, j’ai dû gérer complètement la fin de course. »
Sur le fil, Nicolas qui partageait sa Nova Cogemo avec Creed et Tribaudini, ne réussissait pourtant pas à conserver sa seconde place, que décrochait donc sur le fil, la Nova du 23 Events du trio Bernier, Heriau et Boulain.

Suivaient ensuite dans l’ordre, la Nova du DB Autosport de Daniel Bassora avec l’équipage formé de Couasnon- Trojani et Meguetounif, lesquels précédaient la Nova de l’écurie Périgourdine CD Sport que pilotaient Clavaud-Melin et le Danois Jensen
Même s’il ne fait pas bon être spectateur pour comprendre les subtilités de ces courses au règlement si spécifique, cela donne des fins d’épreuve pour le moins spectaculaire.
Même si elles ne sont pas vraiment faciles à expliquer.
Jean-Michel LE ROY
Photos : Davy DELIEN – TEAMS











