ÉNORME SUCCÈS POPULAIRE AVEC LE RETOUR DU PUBLIC
VICTORIEUSE, LA SUZUKI YOSHIMURA-SERT … INDÉTRÔNABLE EN SARTHE !
L’équipe Suzuki, anciennement SERT et devenue depuis fin 2020, Yoshimura SERT, reste … imbattable et indétrônable en Sarthe !Et sa nouvelle victoire ce dimanche 17 avril 2022, célèbre en outre … un bel anniversaire pour Suzuki… 40 ans après ses premiers succès!Comme en 2021, l’équipage sacré double Champion du monde en 2020 et 2021, formé du Français Sylvain Guintoli, du Belge Xavier Simon et du franco-britannique Gregg Black – il est né à Derby en Angleterre mais depuis l’âge de 4 ans, il vit en Charentes du coté de Confolens – triomphe et signe une nouvelle victoire ce dimanche 17 avril 2022, en remportant à nouveau les 24 Heures du Mans Motos ! [caption id="attachment_390236" align="aligncenter" width="800"]
LA SUZUKI YOSHIMURA SERT FILE VERS UNE NOUVELLE VICTOIRE – Photo / Thierry COULIBALY[/caption] En ce Dimanche de Pâques, la grand-messe des 24 heures du Mans motos et après la toujours redoutée et redoutable longue nuit mancelle, semblait pourtant déjà dite dès 10 heures du matin !La chasse, non pas aux œufs de Pâques, mais pour décrocher le cocotier, ce célèbre Trophée crée il y a 45 ans par l’ACO, a été cependant d’une intensité folle et beaucoup y laissèrent des plumes !!!Le Yoshimura SERT a seulement tremblé un instant, hier samedi en début de soirée, lorsqu’à 18h12, Sylvain Guintoli ramena …à la poussette, la GSXRR N°1, soudainement à court de carburant … [caption id="attachment_390151" align="aligncenter" width="699"]
LA SUZUKI YOSHIMURA SERT… EN PANNE D’ESSENCE ! Photo : Thierry COULIBALY[/caption] L’épreuve se trouvait alors sous le régime des Safety Cars et la Suzuki repoussait son ravitaillement prévu au-delà de son habituelle prudente réserve ! [caption id="attachment_390259" align="aligncenter" width="696"]
RETOUR EN PISTE POUR LA SUZUKI YOSHIMURA SERT – Photo : Michel PICARD[/caption] Fort heureusement, la perte de temps – voiture de sécurité oblige – fut incroyablement minime. Le plein bien assuré, Gregg Black relayait l’infortuné Guintoli et repartait le couteau entre les dents mais perdait encore de précieuses secondes… à attendre le passage de la seconde voiture de sécurité, qui déclenchait le passage du feu rouge … au vert au bout de la ligne droite des stands ! [caption id="attachment_390185" align="aligncenter" width="800"]
RAVITAILLEMENT POUR LA YAMAHA DU YART – Photo : Thierry COULIBALY[/caption] La Yamaha Autrichienne du Yart, la N°7 se montrant ensuite la plus valeureuse machine a contesté cette seconde victoire consécutive du Yoshimura SERT, avec son équipage ultra rapide, détenteur de la pole position et composé du trio Hanika, Canepa, Fritz.Car tout au long de ces 24 Heures, toutes les autres équipes connurent trop d’incidents mécaniques et de chutes pour vaincre et espérer l’emporter! [caption id="attachment_390168" align="aligncenter" width="800"]
RAVITAILLEMENT POUR LA HONDA – Photo : Michel PICARD[/caption] Qu’on en juge :– La Honda FCC N°5 qui avait pris la tête, après la poussette de Guintoli, fut d’abord retardée par un changement de sélecteur, puis ensuite par un pot d’échappement et enfin par deux chutes !A 6h 25, la casse de l’Aprilia N°15, envoyait d’abord la Honda tâter du bitume, puis ensuite Gino Rea partait à la faute à 8h30 au raccordement. Une douzaine de minutes précieuses étaient du coup, de nouveau perdues au stand. Avec elles, envolées l’espoir et le rêve de victoire!Cette Honda malgré cette cascade d’événements inattendus termine néanmoins sur la troisième marche du podium, avec son trio formé des véloces et très expérimentés, Hook, Di Miglio et Rea [caption id="attachment_390139" align="aligncenter" width="800"]
DÉCEPTION POUR LA BMW – Photo : Thierry COULIBALY[/caption] – La BMW N°37, ne put, elle, prouver son fort potentiel avec une casse moteur qui intervenait beaucoup trop vite, trop tôt, après seulement quatre heures trente de lutte seulement, sur les deux tours d’horloge !!!Nous nous attendions à beaucoup mieux… de cette équipe BMW… [caption id="attachment_390247" align="aligncenter" width="718"]
LE STAND KAWASAKI N’A PAS MANQUÉ DE BOULOT… Photo : Michel PICARD[/caption] – La Kawasaki SRC N°11, pouvait elle aussi à son tour, briguer un podium mais un très long arrêt de plus d’une heure, 72 minutes pour être précis, furent nécessaires à la dépose du moteur et au déculassage, lui faisant naturellement toucher le fond du classement.Gilles Stafler renvoyait Randy De Puniet en piste au cœur de la nuit – à 1h20 – à la pêche aux précieux points au Championnat du monde mais la dernière-née des verts, revenait rapidement au box… 25 minutes plus tard !Le manager des verts avouait : « Randy s’est arrêté à cause d’un bug au tableau de bord, lui indiquant qu’il était en réserve ».Ah ces réserves maudites!La Kawasaki SRC N°11, ancienne Championne du monde, préparée par l’équipe de Gilles Stafler termine finalement loin à une bien modeste pour elle, 18ème place du classement général et la 8ème de la catégorie EWC. [caption id="attachment_390158" align="aligncenter" width="800"]
LA KAWASAKI DU TATI TEAM – Photo : Thierry COULIBALY[/caption] – La Kawasaki N°4 du Tati Team a connu une réelle panne d’essence qui allait la priver d’un possible podium également pour au final ne prendre que la onzième place au général et la cinquième en EWC. [caption id="attachment_390245" align="aligncenter" width="800"]
LA METISS – Photo :Michel PICARD[/caption] – La Metiss qui remontait régulièrement devait carrément observer le changement du réservoir coque avec une soudure qui avait souffert dans la chute de cette machine expérimentale. Cet incident ne rebutait nullement cette sympathique équipe Sarthoise qui repartait avec l’objectif de terminer dans le Top 20.Hélas lors de son dernier relai, un mécanicien repérait et constatait une fissure sur le bras arrière et décidait de ne renvoyer la moto Sarthoise que pour le dernier tour, avant le drapeau à damier. Décision sage pour cette équipe de bénévoles qui devait se satisfaire de la 28ème place sur les 38 motos ayant franchies le drapeau à damier ce dimanche à 15 Heures. [caption id="attachment_390142" align="aligncenter" width="800"]
LA DUCATI – Photo : Thierry COULIBALY[/caption] – La Ducati Panigale N°6, jusqu’alors valeureuse perdait toute chance de bien figurer lorsque Forés envoyait au tapis la belle italienne dans les graviers de la courbe Dunlop. Une mécanique dense, peu accessible et dévoreuse en temps de réparation, puis une pénalité l’éloignait de toutes chances de podium également. Ducati termine donc seulement quinzième, bien loin des espoirs entrevus aux essais. [caption id="attachment_390154" align="aligncenter" width="800"]
LA YAMAHA 333 VILTAÏS – Photo : Thierry COULIBALY[/caption] – La Yamaha Viltaïs N°333 était en passe de récupérer ce podium tant désiré mais en tout début de matinée ce dimanche à 9H10, la YZF R1 rentrait directement dans le stand. Un changement d’embrayage n’y allait rien changé car le mal semblait plus profond au grand désespoir d’Yves Lucot car sa stratégie prudente marchait parfaitement jusqu’alors … [caption id="attachment_390250" align="aligncenter" width="800"]
LA SUZUKI YOSHIMURA SERT – Photo : Thierry COULIBALY[/caption][caption id="attachment_390239" align="aligncenter" width="800"]
LA YAMAHA DU YART – Photo : Michel PICARD[/caption] Pendant tout ce temps, au commandement de ces 24 Heures, la bagarre faisait toujours rage entre la Suzuki du Yoshimura SERT et la Yamaha du Yart, qui n’avait pas démontré depuis longtemps cette fiabilité, qui lui faisait tant défaut… jusqu’à aujourd’hui !D’ailleurs, Gregg Black au guidon de la Suzuki N°1, s’octroyait le record du tour en course avec un chrono de 1’36.195, ne jouant nullement la tactique des “épiciers” car seule la victoire est belle! [caption id="attachment_390258" align="aligncenter" width="800"]
DERNIER RELAI POUR LA SUZUKI YOSHIMURA SERT – Photo : Michel PICARD[/caption] A l’arrière du poste de commandement de cette équipe Yoshimura SERT, nous apercevions Dominique Méliand, longtemps le ‘Chef’ directeur du SERT jusqu’à l’été 2019, en grande discussion avec ” Petit Polo ” brassard vert de mécanicien autour du bras. Peut-être revivaient-ils la première victoire de Suzuki … en 1982 ici même au Mans ?Vas savoir Charles… [caption id="attachment_390446" align="aligncenter" width="800"]
DOMINIQUE MELIÀND ET JEAN PAUL VOISIN – Photo : Michel PICARD[/caption][caption id="attachment_390443" align="aligncenter" width="800"]
DAMIEN SAULNIER AVEC YOHE KATO YOSHIMURA, LE PETIT FILS DE POP YOSHIURA – Photo : Michel PICARD[/caption] 40 ans sont passés et le Yoshimura SERT, désormais remarquablement managé par Damien Saulnier, le fils spirituel de l’ancien “Taulier” continue la belle histoire entamée en 1980 – comme nous le soufflait au tél, l’ami Gilles Gaignault – dans le petit atelier de Jouy en Josas près de Versailles, par l’homme à l’origine de la création du SERT, « Nono » alias Jean-Bernard Peyré qui allait malheureusement se tuer dans un accident de moto? a côté de ses ateliers le 25 août 1980.Sa famille laissant les commandes au père Meliand… avec toutes les victoires, titres et couronnes décrochées depuis ! [caption id="attachment_390257" align="aligncenter" width="689"]
STAND YOSHIMURA SERT – Photo : Michel PICARD[/caption] Le SERT qui continue d’innover comme cette “planche à roulettes” qui permet de charger, de pivoter et de rentrer la N°1 plus rapidement dans son box, lors des interventions techniques. Détail visible mais d’autres ‘plus cachés’ permettent, non pas de gagner, mais de garder cette marge face à la concurrence !La question se pose pourtant : Ses adversaires ne finiraient-ils pas par se lasser à ce qui ressemble à une réelle et parfois outrageante domination ?Vendredi lors de la rencontre avec ce public si heureux de retrouver cette ambiance inimitable du directeur, Damien Saulnier, nous confiait des paroles prémonitoires … pleines de sagesse !« L’idée de cette course du Mans est de garder la moto debout. Si nous partons devant, il s’agira de ne pas commettre de bêtises. »Et il précisait :« La concurrence du Yart ? il ne faut pas rêver, ils ne mettront pas une seconde au tour à nous tous. La stratégie du Yart a toujours été celle de l’attaque et nous verrons comment leur répondre … Quatre à cinq motos sont dans un mouchoir de poche donc celle des petits “copains” d’à côté qui travaillent aussi. Nous resterons vigilants. Surtout loin de nous de croire avant à la victoire … » [caption id="attachment_390242" align="aligncenter" width="800"]
LA YAMAHA DES SAPEURS POMPIERS – Photo Thierry COULIBALY[/caption] Pour terminer, n’oublions surtout pas la formidable bataille des motos Superstock, la catégorie la plus nombreuse avec 32 machines en piste contre 17 en EWC et toutes équipées par le manufacturier Dunlop .La Yamaha N°18 de l’équipe des Sapeurs-Pompiers, partait favorite après la pole position acquise en Superstock et caracolait en tête lorsqu’elle connue des petits soucis au niveau du filtre à huile qui a cassé. Baptiste Guittet, le ‘régional’ de l’étape, reconnaissait le plaisir d’avoir cravaché et de s’être donné cette nuit pour revenir en tête malgré qu’il n’avait plus piloté depuis deux ans ! [caption id="attachment_390248" align="aligncenter" width="708"]
LA SUZUKI NO LIMITS – Photo : Thierry COULIBALY[/caption][caption id="attachment_390237" align="aligncenter" width="800"]
LA NATIONAL MOTOS – Photo – Thierry COULIBALY[/caption] Avec ses coéquipiers, Hugo Cléré et Philip Steinmayrd, ils peuvent être fiers de cette victoire décrochée ce dimanche 17 avril en Coupe du monde d’endurance mais surtout ils prennent une très méritoire 4ème place au général et précède d’un tour la Suzuki italienne No Limit N°44 et de deux tours, la Honda National Motos N°55 de Stéphane Baldit, 6ème du général. [caption id="attachment_390249" align="aligncenter" width="710"]
LA METISS – Photo ! Thierry COULIBALY[/caption] Terminons par la seule moto expérimentale : la Metiss N°45 qui a eu la satisfaction de terminer la course à la 28ème place malgré une chute au virage du raccordement qui lui fit perdre 22 tours. Lors de son dernier ravitaillement le mécanicien préposé à la roue arrière s’aperçu que le bras arrière présentait une fissure.Il fut décidé, on l’a déjà signalé mais répétons-le, par sécurité, que la Metiss ne retournerait en piste que lors du dernier tour de l’épreuve. [caption id="attachment_390253" align="aligncenter" width="800"]
RETOUR DU PUBLIC EN GRAND NOMBRE – Photo : Thierry COULIBALY[/caption] Quelques 70.000 spectateurs suivirent cette épreuve extrêmement disputée sur deux tours d’horloge et par un chaud soleil. Elle représentait la mise en bouche de ce Championnat du monde EWC et de cette Coupe du monde Superstock 2022.Le prochain et second rendez-vous, aura lieu en Belgique, avec le retour de la moto sur le circuit Ardennais de Spa-Francorchamps, les 4 et 5 Juin prochains, une épreuve qui promet également beaucoup tant les 24 heures du Mans nous offrirent un superbe spectacle. Texte Michel PICARDPhotos : Thierry COULIBALY – Michel PICARD
LE PODIUM DES 24 HEURES 2022 – Photo : Thierry COULIBALY











