
Le tribunal de Paris, sollicitée par l’une des candidates à l’élection pour la Présidence de la FIA (Fédération Internationle Automobile), la Suissesse Laura Villars, a validé le processus de cette élection qui doit avoir lieu le 12 décembre à Tachkent en Ouzbékistan.
Vu la situation actuelle l’Émirati Mohammed Ben Sulayem, sera donc seul candidat en lice, et par conséquent, le voilà assuré d’être réélu…

RAPPEL DES FAITS ET DE LA SITUATION DÉLÉTÈRE
Les candidats potentiels au nombre de trois car outre la Suissesse, la Belge Virginie Philippot et l’Américain Tim Mayer s’étaient montrés intéressés – ils ont finalement été empêché de le faire – pour se présenter à l’élection à la Présidence de la FIA, Laura Villars, avait du coup intenté une procédure judiciaire devant le tribunal de Paris pour tenter de faire annuler l’élection.
Mais la juridiction a pourtant validé la tenue de l’élection le 12 décembre à Tachkent, offrant au Président sortant, Mohammed Ben Sulayem, finalement seul candidat à sa succession et donc assuré d’obtenir un second et nouveau mandat de 4 ans.

EXPLICATION …
Laura Villars, qui avait émis son intention de se présenter, sa candidature, a été invalidée car elle ne présentait pas une liste conforme au nouveau règlement instauré au printemps dernier…
Par conséquent, elle n’avait pu poursuivre sa campagne et avait dû se retirer, tout comme les deux autres candidats, la Belge Virginie Philippot et l’Américain Tim Mayer, et pour les mêmes raisons.
De ce fait la Suissesse avait décidé de lancer une procédure dans le but de contester la validité des règles du scrutin, curieusement soudainement modifié avant l’été !
Mais l’élection se jouera très probablement en trois actes, le 1er ce 12 décembre en Ouzbékistan à Tachkent, le second, le tribunal de Paris ayant autorisé la tenue de cette élection, a toutefois estimé parfaitement légitime la plainte de Laura Villars.
Raison pour laquelle le tribunal lui a accordé une nouvelle audience le 16 février prochain, afin d’examiner sur le fond, le processus – reconnaissons-le – bien peu démocratique de la FIA.

Et en cas de victoire, acte 3, l’élection du 12 décembre pourrait par conséquent être invalidée !
Dans cette histoire pitoyable, il faut bien admettre que l’attitude du Président sortant, qui – précisons-le – est détesté par la très, très grande majorité des pilotes de F1 et du rallye WRC, est pour le moins un peu minable et scandaleuse.
En attendant dans un communiqué suite à l’ordonnance du tribunal de Paris, Laura Villars assure agir “pour la crédibilité, l’équité et l’intégrité du sport automobile international”.
Elle ajoute et précise également qu’elle “poursuivra ce combat devant les juges du fond afin de garantir un processus électoral conforme aux standards de gouvernance attendus d’une organisation internationale”.
Mohammed Ben Sulayem va naturellement faute d’adversaire, mécaniquement être réélu pour un second mandat. Mais ensuite, le procès pourrait remettre en cause sa validité et même procéder à son annulation !
Ce qui serait franchement logique et plein de bon sens, au vu du règlement trafiqué qui ôte toute possibilité à d’autres candidats de se présenter!!!
Celui d’avoir modifié le règlement (voir en lien nos précédents articles qui expliquent la situation)
CQFD
Gilles GAIGNAULT
Photos : Bernard BAKALIAN – Olivier THIBAUD











