
Le Grand Prix d’Azerbaïdjan va faire exception à la règle de la Formule 1, cette année, car il va se disputer samedi à 13h00, au lieu de dimanche pour les autres Grands Prix… sauf Las Vegas (Voir lien).
Mais cela ne change rien aux enjeux de cette quinzième manche du Championnat du monde f1 millésime 2026.
Bakou, c’est le début de la dernière ligne droite de la saison, qui devrait être encore composée de huit Grands Prix avec Imola en clôture, début décembre…
Sur ces huit Grands Prix, deux auront lieu le samedi. Celui de Las Vegas, fin novembre, pour faire plaisir aux VIPs de la capitale des jeux.

Et celui d’Azerbaïdjan donc ce samedi 26 septembre à 13h00, c’est nouveau, car le 27 septembre, depuis 2020, est une journée de deuil national pour le peuple Azeri, pour honorer les nombreuses victimes de la guerre du Haut-Karabakh.
Et cette année le 27 septembre tombe un dimanche, donc la FIA a accepté d’avancer ce Grand Prix de 24 heures, dans un souci diplomatique parfaitement compréhensible.
Les essais libres commencent donc ce jeudi matin, dans le dédale des rues de Bakou, mais pas de quoi perturber les pilotes de F1.
Et encore moins Isack Hadjar qui piaffe d’impatience de repiloter sa monoplace de GP, le jeune Français va en effet effectuer son retour chez Red Bull car son poignet est enfin guéri.
Il l’avait abîmé cet été, en tapant dans un sac de sable, comme un boxeur, cette discipline exigeante restant sa passion. Mais dorénavant sûr qu’il va mettre ses entrainements au sac en veilleuse…
Il a donc raté trois Grands Prix, ceux de Zandvoort, de Monza et du MadRing en Espagne.
L’enjeu principal de cette manche de Bakou, c’est de savoir si Andrea Kimi Antonelli peut faire la passe de trois, après avoir gagné en Italie et en Espagne.
Et continuer à creuser son écart actuel de 81 points sur son dauphin, George Russell, son propre coéquipier chez Mercedes.

Ou si Red Bull peut enfin ouvrir son palmarès 2026, grâce aux talents conjugués de Max Verstappen et d’Isack Hadjar.
Avec en prime les faire-valoir habituels, Ferrari et McLaren, les deux seules équipes qui ont déjà réussi à battre Mercedes cette année.
Si l’on regarde le palmarès de ce Grand Prix pas comme les autres, disputé depuis 2017 dans les rues de Bakou, Max la Menace mène au score avec deux victoires, devant Lewis Hamilton et Oscar Piastri, une seule chacun. Et Red Bull a gagné cinq fois sur huit en Azerbaïdjan, contre Mercedes deux fois et McLaren une fois.
Cela donne une petite idée de ce qui pourrait se passer samedi à partir de 13h00 en France, un horaire vraiment inhabituel pour la Formule 1 moderne.
Les parieurs audacieux vont donc miser sur Red Bull, en progrès constants, avec en prime le retour du jeune Français Isack Hadjar aux côtés de Max Verstappen.
Deux vrais spécialistes de la bagarre de rue. Hadjar a d’ailleurs terminé trois en juin dernier du redoutable et toujours redouté GP de Monaco.

Il ne faut pas écarter non plus Ferrari des pronostics, car les qualités du châssis italien seront les bienvenues, et le manque de puissance de leur moteur sera d’autre part moins pénalisant et un handicap… qu’ailleurs !
Donc tout est vraiment possible sur ce type de tracé, sur le papier, comme souvent en F1.
Réponse samedi, à l’heure de la sieste.
Daniel ORTELLI
Photos : F1 – TEAMS









