
Même sous la canicule, la Toscane est belle. Au milieu de ses collines encore verdoyantes, le beau circuit du Mugello accueille ce week-end la troisième manche de l’Ultimate Cup Series.
C’est un très bel endroit pour pratiquer les sports mécaniques. Un circuit plein de relief, avec pas moins de quinze courbes sur ses 5,254 kilomètres de piste, Mugello accueille depuis 1976 le gratin mondial de la moto et quelquefois de l’auto même si c’est un peu moins souvent.
Le «Hall of Fame» du couloir des loges des hospitalités affiche les portraits des nombreux motards qui s’y sont distingués avec évidemment une part belle aux Italiens.
Giacomo Agostini, Valentino Rossi, Luigi Capiraossi, mais aussi les Casey Stoner, Kevin Schwantz, Randy Mamola et tout ce que le sport motocycliste comporte d’immenses champions.
C’est toute la période moderne de ce sport qui semble planer au-dessus de la piste utilisée cette fois par les protagonistes des différentes séries de l’Ultimate européenne.
Ce circuit n’est pas a proprement dit un circuit moderne. En témoigne la poésie qui règne encore sur les virages, San Denato, Casanova, Arrabiata (8), Scaperia, etc…
Que l’Italie est belle au détour de ce tracé ! Le tout entourés de collines et de cyprès, on a vu pire, plus tard.
Alors forcément, il est sélectif et les hommes habiles le démontrent rapidement.
Lors des essais libres du jeudi et vendredi, on a vu apparaître lors des premières listes de classement des noms connus des spécialistes, comme le Suédois Souslov en Hoosier, le trio Browson-Ramo-Hörd en Endurance Prototype Cup, un autre trio Perrin-Lajoux-Rivas en GT Sprint, eux.
En Clio Cup, les deux cadors de la Coupe n’étaient pas en reste puisque déjà l’Italien Torelli devançait son rival français Gaël Castelli.
Tout promettait de belles empoignades tout au long de ce Week end si particulier en cet été européen pas très confortable néanmoins lorsque l’on pratique un sport avec des moteurs thermiques.
Et puis, ce qui fait aussi la spécificité de la série, c’est la belle façon de recevoir des concurrents.
Un immense catering climatisé proposé à chaque course, permet de venir à la fois respirer un peu mieux mais aussi se restaurer avec de belles propositions gastronomiques.
Convivialité, empathie, respect des concurrents, voilà du sport auto comme on aime.
Même sous la canicule toscane.
Jean-Michel LE ROY
Photos : Davy DELIEN
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