
LA SIMA (Société d’Importation de Motos et d’Accessoires) appartenait à l’origine à l’inoubliable et regretté Marcel SEURAT, solide importateur des marques de motos, DUCATI, CAGIVA, BENELLI mais également HUSQVARNA.
Et auparavant co-créateur de la marque de Motos Françaises BPS (Boudet-Portal-Seurat) à VILLEFRANCHE de ROUERGUE dans l’Aveyron, au début de l’année 1975.
Machines utilisées à l’époque de la création du Championnat de France d’Enduro en 1975 donc, par l’écurie Casques BAYARD-MARLBORO, que lançait Gilles GAIGNAULT et qui débutèrent en compétition, à l’occasion du tout 1er Enduro des Sables de Thierry SABINE – futur créateur lui du célèbre PARIS-DAKAR, devenu le DAKAR – plus connu de nos jours, sous l’appellations d’Enduro du TOUQUET !
SEURAT qui avait aussi le don autrefois de découvrir les talents de bien des futurs brillants pilotes, comme les frères CHAMBON, ou PIDOUX, et décédé en Avril 2004.
Frédéric FOURGEAUD, qui s’illustra en vitesse et en endurance, avant de tenir un magasin de Motos à AMIENS, reprit alors la SIMA en 2005 et fut ensuite, lui, le créateur de la marque MASH, avec des 125cc à la mode ‘néo-rétro
Marque qui est un hommage à tous les grands créateurs de la fin des années 1960 et le début des années 70.
Aujourd’hui, à 30 ans, Jules FOURGEAUD poursuit l’œuvre de son regretté père, décédé tragiquement lors du gonflage d’un pneu, en mars 2023. (Voir lien)
FOURGEAUD DE PÈRE EN FILS

Jules FOURGEAUD nous raconte :
« Nous avons eu la chance d’avoir des marques qui nous ont porté comme ROYAL ENFIELD ou QJ MOTOR. Nous avons trouvé pour notre marque Française MASH un nouveau fournisseur de talent (JEDI Motor) avec lequel nous avons développé une gamme 750cc, un Roadster, une GT et une sportive à des prix défiant toute concurrence et avec un niveau de qualité de plus en plus exigeant. »
Et de préciser :
« Les 750 viennent d’arriver en concession voici une semaine.»

Avant de poursuivre :
« Le néo rétro est toujours notre cœur de métier avec des 125 ‘Seventy Five, qui ont fait l’immense succès de la marque. Et nous venons d’ailleurs de commercialiser trois nouvelles couleurs depuis quinze jours. L’histoire continue en se renouvelant tous les ans avec toujours le même succès, sans compter celui des 50cc, avec un nouveau scooter, le Schifter, qui est déjà en rupture de stock alors qu’il est sorti il n’y a que quelques mois. »
Et il indique encore :
« Ajoutons également la gamme 50, à boîte X-Ride, Fifty et Scrambler qui fonctionne bien et la gamme 650 X-Ride en 17 et 21 pouces et les petites 250. »
Et de se souvenir :
« Nous avons très bien marché après le COVID, puis nous avons connu une vague un peu difficile car nous étions un peu sur-stockés, surtout en vélo avec plus de 700 unités. Il nous en reste un peu plus de 400 mais la machine s’équilibre à nouveau et nous sommes repartis pour cette saison. »
Ajoutons qu’actuellement, la gamme MASH Motorcycles, jolie marque Française, compte une bonne petite quinzaine de modèles, fabriqués en CHINE évidemment bien sûr, mais selon le propre cahier des charges établi par la SIMA.
L’esprit MASH est décliné dans un univers de vêtements, casques et accessoires à l’esprit néo-rétro sur des espaces dédiés à la marque.
MASH réalise 50% de ses ventes à l’export, l’Italie, l’Espagne, la Suisse et l’Angleterre. MASH qu’on se le dise, c’est aussi un réseau de 600 revendeurs dans le monde.
En France, la SIMA distribue ses motos depuis sa création à l’aide de ses 250 revendeurs et de toute une équipe commerciale et technique très compétentes qui entoure Jules FOURGEAUD.

Jules FOURGEAUD enchaine ensuite sur la compétition et sa présence personnelle dans les courses annexes du Bol d’Or:
« L’ADN SIMA, a toujours été la compétition dans un premier temps et nous voulons garder cet ADN. Ensuite QJ MOTOR, avec qui nous travaillons, s’investissent beaucoup en compétition et ça paye. Nous voulons répercuter cela sur le territoire Français. »
Et de revenir sur son passé, sa propre histoire :
« J’ai commencé à 3 ans sur un Piwi 50, puis le cross à 5 ans et la vitesse à 10 ans, en étant plusieurs fois vice- champion de France, en pré-GP et en Cup et aussi en Championnat de France d’enduro. Courir est à la fois un divertissement et un travail car nous voulons mettre nos marques en avant sans tomber, ni casser mais en voulant montrer que nous sommes là, que ça fonctionne bien et pour quand même performer. »
Jules lâche alors :
« Nous avons de grandes ambitions, avec QJ MOTOR, comme eux, ont de grandes ambitions. Rappelons qu’il s’agit de l’entité moto de l’important et puissant Groupe GEELY, propriétaire entre autres désormais de VOLVO, qui a énormément de moyens et qui ne s’en prive pas. Nous voulons être à la hauteur et suivre. »

Puis, Jules nous répond sur la manière de travailler avec un grand groupe Chinois:
« Ce fut certes difficile au début car les échanges sont parfois compliqués avec la barrière de la langue. Nous avons embauché une personne qui travaille avec nous depuis quelques années au sein de notre nouvelle structure qui est basée en Bourgogne à BEAUNE en bordure de l’autoroute A31. Cela se passe super bien car elle au centre des échanges et sait retranscrire notre parole auprès des Chinois. Nous les avons vu au Superbike à Magny-Cours il y a une semaine, avec DE ROSA et TUULI qui performent en catégorie Supersport 600. La nouvelle moto QJ MOTOR va arriver prochainement et ils pourront améliorer leurs résultats. »

Jules revients au Bol d’Argent :
« C’est une course d’endurance de 3 heures – créée en 1980 et remportée par la paire que formait André ARIMONDO et Charles-Bernard ADREANI (journaliste au quotidien LA PROVENCE et actuellement collaborateur à AutoNewsInfo – où j’ai fait équipe avec Tom BERCOT, qui est un pilote professionnel. Nous terminons 54èmes (N°21) sur un nouveau roadster SRK 800 avec des petits soucis avec la mise à l’air du réservoir d’essence.

Pour la course X-TRAILS en lever de rideau du Bol d’Or, avec Hugo CASADESUS qui vient du Supersport (N°20) et moi même (N°21) nous avons préparé des QJ MOTOR SRT 900SX qui sont des bicylindre de 904 cm3. Hugo a clôturé cette semaine par une belle 6ème place et moi la 12ème. »



Terminons en saluant cette belle entreprise Française qui marche et qui n’hésite pas à s’investir, sans peur de l’avenir, en collaborant en bonne intelligence avec – c’est devenu incontournable dans le sens de l’histoire – la CHINE, aujourd’hui déterminée à prendre une place plus importante sur le marché de la moto.
La CHINE s’affiche même aujourd’hui dans la compétition, dans la catégorie Moto2 en Mondial du MotoGP, en partenariat avec la SIMA, dont c’est depuis toujours son ADN.
Texte et Photos / Michel PICARD











