

Ils avaient été les ‘HEROS … les ‘DIEUX de l’édition 2025 du Grand Prix de France dans la catégorie Reine celle du Moto GP
Soutenus par une foule immense de fans rassemblés tout autour du circuit Sarthois du Bugatti au Mans, très exactement 311.797 spectateurs, ils ne les avaient pas déçus, bien au contraire …
Car le samedi 10 mai, le pilote Yamaha Fabio Quartararo décrochait tout simplement la pole position et le lendemain, c’était au tour de Johann Zarco de briller et de signer la victoire…

Un succès HISTORIQUE car si plusieurs pilotes Français ont remportés ce Grand Prix de France dans de nombreuses catégories aujourd’hui disparues (125cc-250cc-350cc-750cc et side car) JAMAIS depuis … 71 ans et Pierre Monneret, victorieux le 30 mai 1954 sur le circuit Champenois de Gueux aux portes de Reims, JAMAIS donc aucun motard tricolore n’était parvenu à triompher au GP de France dans cette catégorie reine, dénommée à l’époque 500CC et devenue MotoGP
Ce week-end donc en Sarthe, et Fabio et Johann, ont retrouvés leurs ‘aficionados et depuis leurs arrivées en milieu de semaine dans le paddock du circuit Bugatti, ils sont en permanence suivis et ovationnés comme des ‘Rocks stars !!!

Ce samedi 9 mai 2026, se déroulait en matinée la session des chronos, déterminant la grille de départ et de la manche ‘Sprint de cet après-midi et du GP de ce dimanche
Fabio réalisait le sixième temps avec un départ en deuxième ligne et ce à moins de deux dixièmes (0.197) de la pole obtenue par l’ancien double Champion du monde – titré en 2022 et 2023 – l’Italien Fransesco ‘Pecco Bagnaia
Quant à son compatriote Johann Zarco, lui après avoir signé le temps de référence des essais libres vendredi, le pilote de la Honda LCR N°5, ne parvenait plus curieusement à retrouver le bon rythme et lui, ne décrochait que le onzième temps à 0.737

Et quelques heures plus tard, follement encouragés par toutes les tribunes, à nouveau archi pleines, et ce tout au long des treize tours, à l’arrivée de la course ‘Sprint, Fabio se classe cinquième et Johann lui au dixième rang
Questionné, le pilote Yamaha déclarait :
« C’est une journée très positive. On est passés d’un vendredi catastrophique à un très, très bon samedi. On a réussi à retrouver des bonnes sensations et je pense qu’aujourd’hui, on a fait une très bonne journée en qualifications et aussi lors de la course sprint. Vendredi, on était partis dans une direction de réglages qui n’était pas la bonne, des réglages que je n’aimais pas avec cette moto, même avec les motos des années précédentes. Donc on est revenus un peu à un standard que j’aime bien et on a vu dès les libres ce matin (meilleur temps) qu’on était performants. Je pense qu’on essaie de trouver de la performance où il n’y en a pas et je pense qu’il faut qu’on reste sur notre base. Et tant qu’on n’a pas vraiment de nouvelles pièces qui vont mieux, on va rester là-dessus. »

Il enchainait
« C’est la première fois que je m’amuse en course cette saison, où j’arrive un petit peu à, je ne vais pas dire me battre, mais au moins à rester avec les autres pilotes. On sait où on perd exactement, mais au moins j’arrive à pousser à 100 % et à me sentir à la limite. Après il faudra voir sur d’autres circuits, mais je pense que c’est bien qu’il n’y ait pas eu de chute devant. Il y en a eu derrière, mais il n’y en a pas eu devant. Donc, je pense que c’était positif et on a fait un bon résultat. »

Avant d’évoquer le public :
« Chaque année, ça m’impressionne de plus en plus. On voit vraiment beaucoup de gens dès le jeudi, puis le vendredi, le samedi… C’est intense. Ça fait vraiment plaisir à voir, toute cette énergie qu’ils ont, ça fait du bien au moral aussi alors qu’au vu de mes résultats, cela aurait été facile pour les fans de moins me soutenir. »

Quant à Johann Zarco, lui, il confiait :
« Je suis très déçu parce que la bonne journée du vendredi (meilleur temps des deux séances) m’avait laissé imaginer qu’il y avait des chances de première ligne ou de deuxième ligne. Malheureusement, j’ai été qualifié seulement onzième en roulant moins vite que la veille. Est-ce que la petite chute en FP2 m’a fait perdre un peu confiance ? Je ne sais pas, peut-être, mais c’est vraiment un équilibre très fin à avoir, cette confiance et l’engagement sur la moto. En course, il y a eu un petit problème de vibration qu’on n’avait eu ni depuis le début du week-end, ni à Jerez. Du coup, ça ne m’a pas permis de rester avec les mecs de devant, j’ai roulé vraiment beaucoup plus lentement. J’ai essayé de lutter, j’ai fait des erreurs, perdu des places et fini ma course. Il y a des vibrations sur la Honda de temps en temps qu’on arrive à gérer, mais là, celles-ci sont venues au moment de la course, donc en fait, il n’y a plus moyen de les gérer. »

Et concernant le soutien phénoménal du public, Johann lâchait :
« Le public ? Je les entendais crier « Fabio » « Zarco » avant le départ, c’est vraiment sympa. J’en profite, ce sont de bons moments. Maintenant, on va voir ce qui passe dimanche, je reste concentré pour faire ce que je dois faire le moment voulu. S’il pleut, c’est une chance d’avoir une occasion de podium. Parce que sur le sec, ces opportunités se sont complètement envolées avec cette mauvaise qualification. »

Ce dimanche pour la course principale, celle du Grand Prix de France, nos deux pilotes, ne manquent pas d’ambitions et visent tous deux la victoire.
Qui aurait imaginé il y a un an que Fabio obtiendrait la pole et Johann remporterait la victoire au passage sous le damier de l’arrivée du GP?
Alors croisons les doigts…
Gilles GAIGNAULT
Photos : Thierry COULIBALY
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