
Ce 20 mai, les votants de la FFSA ne choisiront pas simplement le verrouillage de la FFSA.
Ils prendront une responsabilité historique, ils signeront ou pas leur appartenance à un système dévoyé.
Quand une fédération se retrouve citée dans une enquête judiciaire, quand un ministère saisit le procureur sur le fondement de l’article 40, quand l’ombre d’un retrait d’agrément apparaît noir sur blanc, il ne s’agit plus d’une querelle d’anciens ou d’une simple bataille de clans. Il s’agit de l’avenir même du sport automobile français.
Les licenciés, les bénévoles, les commissaires, les ASA, les jeunes pilotes et leurs familles n’ont pas à payer les conséquences d’un système qui semble avoir oublié qu’une fédération appartient d’abord à sa base, pas à quelques réseaux installés depuis des décennies.
Le vote du 20 mai sera observé bien au-delà des paddocks.
Par le ministère.
Par les partenaires publics.
Par la justice.
Et chacun devra assumer ce signal envoyé.
Conforter des pratiques ou des influences que l’enquête judiciaire décrit aujourd’hui avec une telle gravité reviendrait à prendre le risque d’accélérer une mise sous tutelle, voire pire, un retrait d’agrément dont les premières victimes seraient les licenciés eux-mêmes.
Dans le doute, dit-on, on s’abstient.
Mais aujourd’hui, le doute n’existe plus vraiment.
Il y a désormais des faits dénoncés, des investigations ouvertes, des rapports attendus et une crédibilité fédérale profondément fragilisée.
Ce 20 mai, il ne faudra pas voter par fidélité, habitude ou peur.
Il faudra voter pour sauver la confiance, protéger les générations qui arrivent et redonner au sport automobile français une gouvernance digne de ce nom
Dan TREMA











