
Antonelli intouchable et encore plus près du titre…



Andrea Kimi Antonelli a encore gagné, ce dimanche 25 octobre 2026 en s’imposant à l’arrivée des 56 tours du Grand Prix du Texas à Austin, triomphant devant Charles Leclerc et Max Verstappen, pour se rapprocher encore plus de son Graal : ce titre de Champion du monde qui ne fait plus aucun doute depuis déjà quelques semaines.

Vu la supériorité globale de son écurie Mercedes, cette saison, et le sang-froid de son poulain italien, repéré dès le karting et couvé pendant plusieurs années par le Français Gwen Lagrue et toute la « dream team » de la marque à l’étoile managée par l’Autrichien Toto Wolff.
Commençons par les statistiques : Andrea Kimi Antonelli n’a besoin que d’une victoire au prochain Grand Prix du Mexique pour s’assurer le titre, à quatre courses de la fin, et devenir champion du monde pour la première fois de sa carrière.


Le premier pilote transalpin sacré depuis les couronnes mondiales décrochées autrefois c’était en … 1950 avec Giuseppe Farina, pilote d’Alfa Roméo, puis 1952 et 1953 pour Alberto Ascari, pilote lui de la Scuderia Ferrari !
Antonelli compte 123 points d’avance sur George Russell et 124 sur Lewis Hamilton. Une neuvième place lors du prochain GP lui suffirait donc pour décrocher le titre dans une semaine à Mexico. En réalité, l’Italien pourrait même ne marquer aucun point si Russell et Hamilton terminent troisièmes ou plus bas.

Kimi qui confiait aprés sa superbe victoire en solitaire :
« C’était le résultat dont nous avions besoin, toute l’équipe le mérite vraiment, avec tout ce temps passé à travailler d’arrache-pied pour mettre au point ce nouveau package d’évolutions et on voit les résultats… La stratégie a été parfaitement exécutée pour que l’arrêt unique fonctionne. Nous sommes très proches du titre, mais nous allons essayer de terminer en beauté pour le décrocher très rapidement. »

Cela dit, Antonelli a réalisé une nouvelle course magique, remarquable et très médiatisée. Il a dominé la course avec une maîtrise qui a été, pour le moins, embarrassante pour ses adversaires et surtout pour son coéquipier le Britannique George Russell, qui s’est littéralement effondré psychologiquement . Se retrouvant huitième après une pénalité de 5 secondes pour avoir dépassé les limites de la piste dès le premier tour,

Au départ, le jeune Italien a pris un envol parfait, en pneus medium, suivi de près par la Red Bull de Max Verstappen, les deux Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton, et l’autre Red Bull de son jeune partenaire, l’espoir tricolore Isack Hadjar, tous en pneus tendres.
George Russell aussi est parti en pneus medium, comme les deux pilotes McLaren, Oscar Piastri devant Lando Norris.
Les quatre top teams constituaient fort logiquement le Top 8 au cours de ces premiers tours, brièvement interrompus par un ‘Virtual Safety Car, sans conséquence sur le classement général très provisoire.
La bagarre des premiers tours a été intense entre Verstappen et Leclerc, qui se sont croisés et décroisés plusieurs fois, sous le regard intéressé de Lewis Hamilton, mais sans faire la moindre erreur!

Lando Norris a ensuite dépassé son équipier Oscar Piastri pour tenter de se rapprocher pour aller chercher la Mercedes de George Russell, alors qu’on apprenait que ce dernier se voyait pénalisé de cinq secondes pour avoir dépassé les limites de la piste.
S’en est suivi le bal des arrêts aux stands et c’est le Néerlandais de Red Bull Verstappen qui a été le premier à s’arrêter, rejoignant son stand au 14ème des 56 tours, et il en est reparti avec un autre train de pneus tendres, pointant alors à la huitième place, imité un tour plus tard par la Ferrari de Lewis Hamilton qui lui est ressorti en pneus medium, comme les Mercedes et les McLaren au départ, mais il a rejoint la piste, lui à la neuvième place.

Idem pour l’autre pilote de Maranello, Charles Leclerc qui a lui aussi troqué ses tendres contre des medium, mais au 16ème tour, en même temps que l’Australien de McLaren, Oscar Piastri qui a raté son tour de sortie des stands et perdu des places, dégringolant du coup au classement.

Devant, Antonelli a continué sa ‘promenade de santé, suivi à distance (11 secondes) par le jeune Hadjar, Russell et Norris, aucun des quatre ne s’étant arrêté au stand.
« Tu as un bon rythme, on va continuer comme ça le plus longtemps possible », a dit « Bono », son ingénieur, à Antonelli.
Puis Norris a perdu un peu de temps dans son stand, au 17ème tour, et est reparti en pneus durs, et Isack Hadjar a conservé sa seconde place provisoire, en attendant de changer à son tour ses pneus.
« Mes pneus (tendres) vont bien, je vais rester encore un peu en piste », a lâché à la radio, le jeune Français à son ingénieur, nous en étions alors au 18ème tour.
Mais Hadjar, il n’a ensuite pas pu empêcher son leader, Max Verstappen, de le dépasser, en pneus plus frais, pour tenter d’aller chercher Antonelli, bien décidé à utiliser une stratégie à un seul arrêt.
Devant, le jeune Italien s’est donc enfin arrêté à la fin du 24ème des 56 tours, presque à la mi-course donc, et a regagné la piste en pneus durs, devant Hamilton et son stop a permis à Max Verstappen de passer en tête, devant Hadjar et Leclerc.
Hadjar est également enfin rentré au tour suivant, pour valider une stratégie à un seul arrêt, comme Antonelli, et s’est retrouvé sous la menace de Piastri, en pneus durs comme lui.
A la fin du GP le jeune Parisien se montrait contrarié :
« Déjà, le départ était mauvais. J’ai tout fait de mon côté, la procédure a été bonne, puis j’ai un problème d’embrayage, ça n’a pas raté… Il faut vraiment qu’on redesigne les pièces. Et ensuite, après mon arrêt, on est restés bloqués sur une map de pédale mauvaise. C’était soit 100 % d’accélération à un certain point, soit 0 même si j’appuyais à la moitié de la course de la pédale. C’est juste inconduisible et même comme ça, on n’était pas trop mal. C’est dommage de mettre le podium à la poubelle comme ça. C’est dommage qu’on n’ait pas vu avant le dimanche que c’était une course à un seul arrêt, on a sauvé pas mal de pneus pour rien mais ce n’était pas le plus agaçant dans la voiture. »
Au 32ème tour, Max est repassé au stand Red Bull pour aller chercher des pneus medium, permettant à Antonelli, qui a aussitôt passé Leclerc, de récupérer la tête de cette course, sans aucun souci pour lui.

« Ma voiture est inconduisible », avait indiqué peu auparavant le Néerlandais à son nouvel ingénieur, Tom Hart, avant d’effectuer son deuxième arrêt. Puis il a signé le meilleur tour en course, avec ses nouveaux pneus…
Et satisfait de sa troisième place, Max confiait:
« Notre rythme global n’était pas assez bon, et les pneus dont nous disposions n’étaient pas les bons. Sur les dernières courses ç’a mieux fonctionné donc il faut qu’on comprenne pourquoi ce n’était pas le cas aujourd’hui. Nous avons tout de même réussi à monter sur le podium, peut-être grâce à la voiture de sécurité virtuelle à la fin et un peu de chance. »
Les ‘grands stratèges de la Scuderia… sont alors entrés en action, obligeant Lewis Hamilton à rentrer au stand alors qu’il était bien installé à la 3ème place, stop qui lui a fait perdre trois places!
Pour faire bonne mesure, ils ont ensuite appelé Charles Leclerc, permettant à Lando Norris de s’emparer de la 2ème place, mais… à 14 secondes d’Antonelli.
Les deux pilotes Ferrari sont repartis en pneus durs, en ayant donc utilisé les trois types de gomme Pirelli fournis pour cette 18ème des 24 manches de cette campagne F1 2026. Il restait alors une quinzaine de tours à couvrir.
A dix tours de la fin, Leclerc a rejoint Norris et Verstappen, ce qui a permis au pilote Red Bull, très malin, de d’abord passer celui de McLaren, en pneus très usés, puis à Leclerc de l’imiter pour se retrouver derrière lui et tenter d’aller chercher cette seconde place récupérée par le Néerlandais, soit celle qu’il occupait sur la grille de départ, à côté d’Antonelli.
A sept tours de la présentation du drapeau à damier, Charles Leclerc s’est offert cette deuxième place, en la subtilisant à à Max, et ce dès sa première tentative, mais le monégasque ne semblait pas pour autant en mesure et capable d’aller chercher l’Italien, qui menait ce GP du Texas ...16 secondes devant lui.
A sa descente de sa ‘Rosso, Charles déclarait :
« C’était une très bonne course, mais malheureusement, nous avons manqué de peu la victoire. Cela reste toutefois positif : nous avions un bon rythme et c’était une course avec de beaux duels. Le premier relais était un peu plus difficile. Kimi est parti sur une stratégie à un seul arrêt, ce n’était pas ce qu’on avait anticipé. J’ai pris du plaisir aub départ, mais je me suis retrouvé à court de batterie et je n’ai pas pu me défendre face à Max. Mais je savais que je pourrais revenir plus tard. »
Et de son côté Lando Norris a choisi de rester en piste, pour préserver les gros points d’une quatrième place éventuelle, très convoitée par Lewis Hamilton.
Au début du 51ème tour, Hamilton a réussi à doubler Norris, facilement, et a forcément envisagé de rattraper Verstappen, mais cinq secondes de retard et cinq tours à couvrir, ça semblait déjà difficile.
Jusqu’à ce qu’un VSC ne calme tout le monde, la Cadillac de Valtteri Bottas étant immobilisée dans un endroit relativement dangereux, moteur en vrac, selon son équipe américaine.
C’était le dernier incident d’une course sans grand intérêt, sinon pour les stratégistes des onze équipes de la F1 actuelle.

Avec pour finir la neuvième victoire d’Antonelli cette saison, en dix-huit manches et sans compter les Courses Sprint! Un ratio de 50% de victoires, digne d’un futur Champion du monde historique, à 20 ans seulement.
Il lui faudra donc encore attendre et patienter une petite semaine car désormais il ne lui manque plus qu’une poignée de points à prendre et pourquoi pas dès dimanche prochain au Mexique, sur le tracé du circuit des fréres Rodriguez à Mexico-City.
Chapeau Kimi !
Daniel ORTELLI
Photos : F1 – TEAMS

LE CLASSEMENT DU GRAND PRIX DU TEXAS A AUSTIN
1 – Andrea Kimi Antonelli (Mercedes) – 56 tours
2 – Charles Leclerc (Ferrari) à 13’078
3 – Max Verstappen (Red Bull-Ford) à 17’485
4 – Lewis Hamilton (Ferrari) à 18’515
5 – Lando Norris (McLaren-Mercedes) à 30’521
6 – Isack Hadjar (Red Bull-Ford) à 34’373
7 – Oscar Piastri (McLaren-Mercedes) à 52’674
8 – George Russell (Mercedes) à 54’303
9 – Liam Lawson (Racing Bulls-Ford) à 1’19’183
10 – Pierre Gasly (Alpine-Mercedes) à 1’27’516
11 – Nico Hülkenberg (Audi) à 1’34″945
12 – Arvid Lindblad (Racing Bulls-Ford) à 1 tour
13 – Gabriel Bortoleto (Audi) à 1 tour
14 – Esteban Ocon (Haas-Ferrari) à 1 tour
15 – Lance Stroll (Aston Martin-Honda) à 1 tour
16 – Fernando Alonso (Aston Martin-Honda) à 1 tour
17 – Alexander Albon (Williams-Mercedes) à 1 tour
18 – Carlos Sainz (Williams-Mercedes) à 1 tour
19 – Sergio Perez (Cadillac-Ferrari) à 1 tour
ABANDONS : Valtteri Bottas – Franco Colapinto – Oliver Bearman

LE CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE DES PILOTES
1.Antonelli / 365 points – 2.Russell : 242 – 3.Hamilton : 241 – 4. Verstappen : 236 – 5.Leclerc : 233 – 6.Norris : 211 – 7. Piastri : 144 – 8.Hadjar : 105 – 9. Lawson : 77 – 10.Gasly : 42 – 11. Lindblad : 38 – 12. Colapinto : 27 – 13.Bearman : 23 – 14.Hülkenberg : 13 – 15.Bortoleto : 10 – 16. Ocon, Alonso et Sainz Jr : 7 – 19.Albon : 5 – 20.Tsunoda : 1.


LE CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE DES ÉQUIPES
1.Mercedes / 607 points – 2. Ferrari : 474 – 3.McLaren-Mercedes et Red Bull-Ford : 355 – 5.Racing Bulls-Ford : 102 – 6.Alpine-Mercedes : 69 – 7.Haas-Ferrari : 30 – 8. Audi : 23 – 9. Williams-Mercedes : 12 – 10, Aston Martin-Honda : 7.









