Alors, est-ce la Fin de l’aventure en mondial d’endurance WEC ?


…Va savoir Charles, car en sport en général et en compétition automobile en particulier, tout… oui TOUT, peut toujours survenir et arriver !
Donc dans le dossier de la poursuite des activités de l’écurie Alpine en mondial d’endurance WEC (World Endurance Championship) et dont la logistique est brillamment assurée depuis la saison 2012 et le retour de la firme Dieppoise, si la suite semble à ce jour bien compromise, il n’est pas interdit de la voir qui sait, poursuivre l’aventure entamée justement en 2012 par un titre de Champion d’Europe de l’ELMS (European Le Mans Series)
Et ce même si à la suite de l’arrêt du programme à partir de 2027 par les hauts dirigeants du groupe Renault – propriétaire de la marque Alpine et aussi de l’équipe éponyme après le rachat à Signatech l’entreprise e son fondateur Philippe Sinault – la suite et la reprise donc du programme Hypercar d’Alpine par la marque Chinoise Geely, un moment envisagé, n’aboutira pas.

Jusqu’alors fort discret et on le comprend, Philippe Sinault, le patron de Signatech, l’a enfin confirmé en cette fin de semaine dans le paddock du circuit de Catalunya où se déroule ce week-end l’avant-dernière manche du Mondial d’endurance WEC, les Six Heures de Barcelone, épreuve qui remplace la course du Qatar, annulée pour cause de conflit au Moyen Orient entamé au printemps dernier et qui s’éternise :
« Cela ne se fera pas ».
Pour Signatech, la décision finale est tombée quelques jours avant de rejoindre la Catalogne, mais le dossier traînait, traînait … depuis un bon moment !
La marque Geely faisait partie de plusieurs firmes Chinoises qui avaient manifestées un réel intérêt pour racher le programme Hypercar Alpine.
A tel point que de des responsables s’étaient spécialement déplacée pour visiter les installations de Signatech situées dans le Cher à Bourges et également en région Parisienne dans l’Essonne à l’usine ‘Historique des moteurs de course Renault, le centre névralgique de Viry-Châtillon, pour découvrir l’outil industriel d’Alpine.
Mais au fil des semaines et des mois, l’affaire à visiblement traîner, laissant supposer un échec des négociations…

Et comme hélas on l’imaginer ces derniers temps, c’est sans aucune surprise, aucune que l’on a appris de Philippe Sinault lui-même, la fin des pourparlers.
Le ‘Boss de Signatech, le révélant malheureusement à Catalunya auprès du reporter du grand quotidien sportif, L’Équipe :
« C’était du sérieux, on a discuté très longtemps, il y avait un réel intérêt de leur part. Mais ça ne se fera pas, et ce n’est pas une bonne nouvelle. Ils ont leurs raisons, je ne les commenterai pas. »
Et il poursuit, précisant :
« C’était notre corde principale, et ça rend la situation plus compliquée, parce que le temps passe »
Il est vrai que d’une part, les engagements des équipes auprès de la FIA pour la saison 2027 se clôturent à la fin du mois de novembre.
Et que d’autre part, il faut penser à la suite et offrir une perspective et aux pilotes et aussi aux différents employés de la structure Berrichonne (Ingénieurs et mécaniciens, entre autres):
Philippe Sinault, ajoutant :
« Je me dois d’être optimiste. Et je suis impressionné par l’engagement de tous les membres de l’équipe, je les trouve remarquables. Ils auraient pu lâcher, ça aurait été humain, on l’a tous imaginé, moi le premier, mais ce n’est pas le cas. Et c’est grâce à eux que je vais plutôt bien. Sur chaque course, on y va avec la volonté de montrer des choses et de se bagarrer. »
Avant de lâcher et de conclure :
« Je pense avoir une des meilleures équipes du paddock sur le plan opérationnel, et ce serait un énorme gâchis si on ne trouve pas quelque chose, prévient-il. L’avenir me préoccupe à 110% et ce n’est surtout pas le moment de lâcher. Je crois que dans le paddock on n’est pas programmé pour lâcher de toute façon. Et je ne lâcherai pas. »


Qu’ajouter ?
Que Philippe Sinault doit absolument dénicher un partenaire constructeur automobile, car pour poursuivre, courir et rouler dans la catégorie reine du Championnat du monde d’endurance WEC de la FIA, le règlement impose à un Team d’être impérativement associé à une marque automobile !
Alors, pas si simple…
Mais pas impossible, non plus, quand on découvre l’invasion des firmes Chinoises au Mondial de l’auto de Paris (vingt marques) dont la moitié, nous était comme à l’ensemble de nos confrères, totalement inconnues…
Ces entreprises venues de Beijing, Shanghai, Canton et qui rêvent toutes de conquérir le monde, l’Europe et la France, aussi naturellement !
Alors pourquoi pas en intéresser l’une d’entre elles, qui recherchent toutes à se faire connaitre à se faire un nom et s’offrir une belle image.
Quoi de mieux que la course automobile et le monde de l’endurance, avec son épreuve mythique et magique qye sont les très prestigieuses 24 Heures du Mans !
Gilles GAIGNAULT
Photos : Thierry COULIBALY – Michel PICARD – RACINGSHOOTS









