
L’équipage composé de Nicolas Prost-d’Alvarez et de Creed sort victorieux de la course en endurance proto, qui se déroulait ce dimanche 18 octobre, sur la piste du circuit espagnole de Navara et avant-dernière manche du calendrier 2026 de l’Ultimate Cup Series 2026.
L’ultime manche de cette saison 2026, étant elle, programmée pour le dernier week-end de novembre sur le tracé du circuit de Portimao, en Algarve au sud du Portugal
Trop fort donc le trio de cette équipe Cogemo !

Ce dimanche donc 18 octobre 2026, sur le très technique circuit de Navarra, c’était donc l’avant-dernière course de la saison 2026 pour les prototypes Nova, concoctés dans les ateliers de Norbert Santos, lesquels sont situés à St-Pé-de-Bigorre, entre Loudes et Tarbes dans les Pyrénées
C’est sans aucun doute la course la plus attendue des journées Ultimate.
Plus de trente voitures au départ, un niveau de pilotage qui ne cesse de s’élever, incontestablement cette formule monotype est le succès de l’année en circuit européen.
Les petits protos Pyrénéens sont de magnifiques engins d’endurance.
Au fil de la saison, on a vu rarement les concurrents rencontrer des problèmes techniques.
C’est beau, c’est efficace et c’est solide. Sans doute une des meilleures séries actuellement en Europe.

En arrivant en Espagne, on savait bien que le championnat allait se décanter. SI aucun équipage n’avait acquis jusque-là un avantage substantiel, celui qui allait arriver dernier vainqueur, à la dernière course à Portimao, allait avoir un moral d’acier et surtout la possibilité de contrôler au mieux les adversaires pour cet ultime meeting et rendez-vous de l’année 2026.
D’autant qu’en Algarve, on sera sur un format de six heures avec une augmentation de 50% des points en jeu.
Aux essais, la voiture du Manceau Louis Rossi – un ancien pilote moto victorieux d’un GP de France au Mans d’ailleurs – avait réalisé un petit exploit en dominant la concurrence.
Le Switch Racing, petit nouveau dans la discipline, tous ces braves gens possèdent une autre ‘’culture’’ automobile, le drift, qui ne fait pas toujours bon ménage avec les exigences de la performance sur un grand circuit.
Mais visiblement, la greffe a prise puisqu’après la victoire récente à Spa de Romano Ricci et ses amis, c’est encore une belle Norma aux couleurs du team de Jérémy Mérirès qui pointe en haut de la feuille des temps.
« Tout ça vient récompenser un gros travail de toute l’équipe, ça nous fait deux poles consécutives, une par voiture »

C’était évidemment une satisfaction mais une fois le drapeau baissé, ce fut un peu plus difficile. Louis Rossi convenait d’ailleurs « que comme pilote ‘licence bronze, il est difficile d’aller contrer les pilotes’ licence silver
Effectivement après trois tours en tête, l’ancien motard et nouveau consultant Canal + se faisait manger par l’Américain Rachid Shaun, parti à ses côtés et un autre Sarthois, l’efficace et très expérimenté Vincent Capillaire, qui démontrait ses ambitions.
Malheureusement Vincent se frottait à son autre voisin manceau, Jean-François Yvon et perdait quelques plumes dans l’affaire.

Mais dans les stands, un homme avisé des choses de l’automobile préparait une drôle de coup à tous ses concurrents.
Georges Kajka, le directeur de l’écurie Cogemo, affutait ses troupes et lors du premier ravitaillement, on retrouva trois de ses voitures en tête du classement général provisoire.
Le message était envoyé haut et clair : il faudrait compter sur les Charentais lors du décompte final.
On connaît désormais mieux le déroulement de ces courses. Compte tenu de l’obligation de réaliser quatre arrêts ravitaillements, on ne peut jamais, une heure avant le baisser du drapeau à damier, anticiper qui franchirait en tête la limite de la course.
Il y eut alors beaucoup de sanctions pour des histoires de track limit, peu s’en sortirent sans dommage.
Il y eut aussi trois ‘Full Course Yellow, histoire de sortir les malchanceux ou les maladroits des fâcheuses postures dans lesquelles ils s’étaient fourrés.
Bref, tout ce qui fait la saveur des courses d’endurance disputées.

C’est alors qu’un drôle de loustic sortit le grand jeu… Le Mexicain Sebastian Alvarez, un pur fruit de l’Escuderia Telmex, cher à Sergio Perez.
Il se pourrait bien que le Mexique ait trouvé un successeur aux frères Rodriguez, les ‘chouchous de l’endurance au Mans.
Sebastian s’était au gré des ravitaillement et des incidents retrouvé un peu lâché derrière quelques optimistes de la conso qui retardaient leurs relais obligatoires.
Alors, en 1’40’’ au tour, il mettait entre trois et cinq secondes à tout le monde. Et comme l’équipage avait fort bien géré ses arrêts ravito, Sebastian put laisser le volant à Nicolas Prost dans de très bonnes conditions.

Erwin Creed, le troisième larron se montrait confiant
« Dans peu de temps on est en tête. Je suis confiant Nicolas est dans la voiture. Il sait ce qu’il doit faire. Toute l’équipe a merveilleusement travaillé. Alors on donnera encore tout pour la dernière course au Portugal. »
Belle victoire donc pour un équipage qui flirtait jusque-là avec la gagne. En tout cas, cette première place leur permet un solide résultat au championnat.
Pourquoi pas au soir de Portimao, la plus haute marche du classement 2026 ?
Jean-Michel LE ROY
Photos : Davy DELIEN – Amandine DELOTTE – Jean Michel LE ROY









